{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/6acc97fc0d72c4ebdab3f993?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Comment un bain de sang a-t-il donné naissance à la Croix-Rouge ?","description":"<p>Et si un simple voyage d’affaires avait donné naissance à l’une des plus grandes organisations humanitaires du monde ? C’est précisément ce qui s’est produit en 1859, lorsqu’un homme d’affaires suisse, Henry Dunant, s’est retrouvé face à l’horreur d’un champ de bataille italien.</p><p>Tout commence le 24 juin 1859, près du village de Solférino, dans le nord de l’Italie. Ce jour-là, les armées françaises de Napoléon III et leurs alliés sardes affrontent les troupes autrichiennes. La bataille est particulièrement meurtrière : en une seule journée, environ 40 000 soldats sont tués, blessés ou portés disparus.</p><p>Or, à cette époque, les services médicaux militaires sont totalement dépassés par l’ampleur des combats. Des milliers de blessés agonisent sur le terrain, sans eau, sans soins et parfois pendant plusieurs jours.</p><p>C’est dans ce contexte qu’arrive Henry Dunant. Cet homme d’affaires genevois, âgé de 31 ans, voyage en Italie dans l’espoir de rencontrer Napoléon III pour régler des difficultés liées à ses affaires en Algérie. Mais ce qu’il découvre bouleverse complètement ses projets.</p><p>Face aux souffrances des soldats, Dunant décide d’agir. Il mobilise les habitants des villages voisins, notamment les femmes de Castiglione, pour apporter de l’eau, nettoyer les blessures et secourir les mourants.</p><p>Surtout, il défend une idée révolutionnaire pour l’époque : soigner tous les blessés, quelle que soit leur nationalité. Français, Autrichiens ou Sardes doivent recevoir la même assistance. Une devise résume cet esprit : « Tutti fratelli », autrement dit, « Tous frères ».</p><p>Profondément marqué, Dunant publie en 1862 un livre intitulé Un souvenir de Solférino. Il y raconte les atrocités observées et formule deux propositions essentielles.</p><p>D&#39;abord, créer dans chaque pays des sociétés de secours composées de volontaires formés pour assister les blessés de guerre. Ensuite, établir des accords internationaux garantissant la protection de ces secouristes et des militaires blessés.</p><p>Ses idées rencontrent rapidement un écho favorable. Dès 1863, un comité de cinq hommes est constitué à Genève : il deviendra le Comité international de la Croix-Rouge.</p><p>Puis, en 1864, douze États signent la première Convention de Genève. Ce texte fondateur impose notamment de respecter et de soigner les militaires blessés, sans distinction de nationalité.</p><p>Quant à l&#39;emblème de la croix rouge sur fond blanc, il est adopté comme signe protecteur, en inversant les couleurs du drapeau suisse.</p><p>Ainsi, une tragédie militaire a donné naissance à une révolution humanitaire : l&#39;idée que, même pendant la guerre, certaines règles doivent protéger la vie humaine.</p><p>Et tout cela grâce à un homme qui, un jour de juin 1859, a refusé de détourner les yeux.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}