{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/6ac782981f18d1da8c1f7e5a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Qu'est-ce qu'un pseudocide ?","description":"<p>Disparaître du jour au lendemain, faire croire à sa propre mort et recommencer une nouvelle existence sous une autre identité : ce scénario digne d&#39;un film possède un nom bien précis. C&#39;est le pseudocide.</p><p>Le terme désigne le fait de simuler volontairement son décès pour convaincre son entourage, et parfois les autorités, que l&#39;on n&#39;est plus en vie.</p><p>Mais pourquoi certaines personnes vont-elles jusqu&#39;à organiser leur propre mort ?</p><p>Les motivations sont très diverses. Certains cherchent à échapper à la justice, à leurs créanciers ou à des problèmes financiers. D&#39;autres veulent fuir une situation familiale devenue insupportable. Il arrive également que le pseudocide soit organisé pour toucher frauduleusement une assurance-vie.</p><p>Contrairement à une simple disparition volontaire, le pseudocide suppose donc une véritable mise en scène destinée à faire croire à un décès.</p><p>L&#39;un des exemples les plus spectaculaires remonte à 1974.</p><p>Cette année-là, John Stonehouse, un député britannique, se rend à Miami, aux États-Unis. Le 20 novembre, il abandonne ses vêtements sur une plage, laissant penser qu&#39;il s&#39;est noyé dans l&#39;océan Atlantique.</p><p>La nouvelle de sa disparition fait grand bruit au Royaume-Uni. Certains journaux publient même sa nécrologie.</p><p>Mais Stonehouse est parfaitement vivant ! Il a quitté les États-Unis et gagné l&#39;Australie sous une fausse identité. Son objectif : échapper à ses difficultés financières et commencer une nouvelle vie.</p><p>Son stratagème ne dure pourtant qu&#39;un mois. Le 24 décembre 1974, il est arrêté à Melbourne. Fait extraordinaire, les policiers australiens l&#39;avaient initialement soupçonné d&#39;être un autre fugitif britannique, Lord Lucan !</p><p>Stonehouse sera finalement condamné à sept ans de prison pour plusieurs infractions, notamment des fraudes. </p><p><br></p><p>Mais le pseudocide est-il illégal en lui-même ?</p><p>Pas nécessairement. Dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, simuler sa mort ne constitue pas automatiquement une infraction spécifique. En revanche, falsifier des documents, usurper une identité ou escroquer une compagnie d&#39;assurances est évidemment punissable.</p><p>Quant à sa fréquence, il n&#39;existe pas de statistiques mondiales fiables. Les affaires découvertes ne représentent d&#39;ailleurs pas nécessairement l&#39;ensemble des cas.</p><p>Aujourd&#39;hui, les technologies rendent ces disparitions plus difficiles : caméras de surveillance, paiements électroniques, contrôles biométriques ou traces numériques compliquent considérablement la création d&#39;une nouvelle identité.</p><p>Et c&#39;est tout le paradoxe du pseudocide : pour disparaître complètement aux yeux du monde, il faut continuer à vivre quelque part, et donc risquer, chaque jour, de laisser une trace.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}