{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/6ac105be04e6c736e2751758?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi Jésus n’a-t-il jamais été peint ni dessiné de son vivant ?","description":"<p>Nous connaissons tous le visage de Jésus : cheveux longs, barbe, traits fins, regard grave. Pourtant, ce visage est une invention artistique. Il n’existe aucun portrait connu de Jésus réalisé de son vivant, ni même dans les décennies qui ont immédiatement suivi sa mort.</p><p><br></p><p>Comment l’expliquer ?</p><p><br></p><p>D’abord, Jésus vit au Ier siècle dans une société où le portrait individuel est loin d’être aussi courant qu’aujourd’hui. Dans l’Empire romain, on fait surtout réaliser le portrait des empereurs, des notables ou des personnes fortunées. Or Jésus est un prédicateur juif itinérant de Galilée, sans position politique officielle ni richesse particulière. Il n’y avait donc aucune raison sociale évidente de commander son portrait.</p><p><br></p><p>Il faut également tenir compte de son environnement religieux. Le deuxième commandement de la Bible condamne la fabrication d’images destinées à être adorées. Cela a favorisé dans certaines traditions juives une méfiance envers les représentations religieuses. Mais il serait faux d’en conclure que les Juifs interdisaient systématiquement toute image humaine : des synagogues antiques ont par exemple livré des représentations figuratives.</p><p><br></p><p>Surtout, les premiers disciples de Jésus semblent avoir accordé beaucoup plus d’importance à ses paroles, sa mort et sa résurrection qu’à son apparence physique. Les Évangiles eux-mêmes ne donnent pratiquement aucune indication permettant de reconstituer son visage : ni couleur des cheveux, ni couleur des yeux, ni taille, ni forme du visage.</p><p><br></p><p>Pendant près de deux siècles, le christianisme se développe donc sans véritable portrait de son fondateur. Les premières formes identifiables d’art chrétien conservées apparaissent surtout vers la fin du IIe et au IIIe siècle.</p><p><br></p><p>Et lorsqu’on commence enfin à représenter Jésus, les artistes ne savent évidemment plus à quoi il ressemblait.</p><p><br></p><p>Ils utilisent donc des modèles de leur époque. Dans les catacombes romaines du IIIe siècle, Jésus peut ainsi apparaître sous les traits d’un jeune homme imberbe, notamment sous la forme symbolique du « Bon Pasteur ». Plus tard seulement se généralise l’image du Christ adulte, barbu et aux cheveux relativement longs que nous connaissons aujourd’hui.</p><p><br></p><p>Autrement dit, les portraits traditionnels de Jésus ne sont probablement pas la transmission fidèle d’un véritable visage.</p><p><br></p><p>Ce sont des constructions artistiques élaborées plusieurs siècles après sa mort.</p><p><br></p><p>Et le véritable visage de Jésus, lui, reste inconnu.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}