{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/6abd068d0dc07bb834e1147c?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi les vieux livres sentent-ils le caramel et la vanille ?","description":"<p>Si vous avez déjà ouvert un vieux livre dans une bibliothèque ou chez un bouquiniste, vous avez peut-être remarqué cette odeur très particulière : un parfum à la fois doux, légèrement sucré, parfois proche de la vanille, du caramel ou même de l’amande.</p><p><br></p><p>Cette odeur n’est pas ajoutée artificiellement. Elle vient tout simplement du vieillissement du papier.</p><p><br></p><p>Le papier est principalement constitué de cellulose, une molécule végétale formée de longues chaînes de sucres. Mais surtout dans les livres anciens, il contient aussi souvent de la lignine. La lignine est une substance naturellement présente dans le bois, où elle contribue à rigidifier les plantes.</p><p><br></p><p>Or, avec le temps, ces molécules se dégradent progressivement sous l’effet de l’oxygène, de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Les longues chaînes chimiques se cassent et produisent alors de petites molécules volatiles capables de s’échapper du papier et d’atteindre notre nez.</p><p><br></p><p>Parmi elles, on trouve notamment la vanilline. Comme son nom le laisse deviner, c’est précisément l’une des molécules responsables de l’odeur caractéristique de la vanille.</p><p><br></p><p>D’autres composés apparaissent également, comme le benzaldéhyde, dont l’odeur rappelle l’amande, ou encore le furfural, qui possède des notes douces pouvant évoquer le caramel, le pain ou certains fruits secs.</p><p><br></p><p>Le parfum d’un vieux livre est donc en réalité un véritable cocktail chimique.</p><p><br></p><p>Et ce cocktail varie selon l’âge du livre, la qualité du papier, les encres utilisées, les colles de la reliure, les conditions de stockage ou encore l’humidité à laquelle il a été exposé. Deux ouvrages du même âge peuvent ainsi ne pas sentir exactement la même chose.</p><p><br></p><p>Cette odeur peut même fournir des informations aux spécialistes de la conservation. En analysant les composés organiques volatils émis par un livre, il est possible d’obtenir des indications sur l’état de dégradation du papier sans avoir besoin de prélever ou de détériorer une page.</p><p><br></p><p>Il existe d’ailleurs un paradoxe amusant : si nous apprécions souvent cette odeur de vanille et de caramel, elle est en partie le signe que le livre est lentement en train de se décomposer.</p><p><br></p><p>L’odeur si réconfortante d’une bibliothèque ancienne est donc, chimiquement parlant, le parfum du temps qui agit sur le papier.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}