{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/6aa913c81db5a681f7845454?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi les plaies de certains soldats ont brillé dans la nuit ?","description":"<p>L’histoire se déroule en avril 1862, après la bataille de Shiloh, dans le Tennessee, l’un des affrontements les plus meurtriers du début de la guerre de Sécession. De nombreux soldats blessés restent pendant des heures, parfois toute une nuit, allongés dans la boue, en attendant d’être secourus.</p><p><br></p><p>Selon une histoire devenue célèbre, certains auraient alors remarqué un phénomène étrange : leurs plaies émettaient une faible lueur bleu-vert. Plus étonnant encore, les soldats dont les blessures brillaient semblaient ensuite mieux guérir et souffrir de moins d’infections. Le phénomène aurait reçu le surnom d’« éclat de l’ange », ou Angel’s Glow.</p><p><br></p><p>Pendant longtemps, aucune explication convaincante n’a été proposée. Puis, en 2001, deux lycéens américains, Bill Martin et Jonathan Curtis, se sont intéressés à cette énigme dans le cadre d’un projet scientifique. Avec l’aide de la microbiologiste Phyllis Martin, ils ont avancé une hypothèse fascinante.</p><p><br></p><p>Le responsable pourrait être une bactérie appelée Photorhabdus luminescens.</p><p><br></p><p>Cette bactérie vit normalement dans de minuscules vers du sol, des nématodes. Lorsqu’ils infectent un insecte, ils libèrent la bactérie dans son organisme. Celle-ci se multiplie, produit de la lumière — c’est la bioluminescence — et sécrète également des substances antimicrobiennes qui éliminent les bactéries concurrentes.</p><p><br></p><p>Or le champ de bataille de Shiloh était boueux. Des nématodes présents dans le sol auraient donc pu pénétrer dans certaines blessures et y déposer Photorhabdus luminescens.</p><p><br></p><p>Un problème subsistait : cette bactérie supporte mal la température normale du corps humain, autour de 37 degrés. Mais les soldats blessés avaient passé des heures dehors, dans le froid et sous la pluie. Certains étaient probablement en hypothermie. Leur température corporelle abaissée aurait alors créé, au moins localement, des conditions favorables à la bactérie.</p><p><br></p><p>Résultat : Photorhabdus aurait pu coloniser les plaies, les faire légèrement briller et, surtout, freiner la prolifération de microbes beaucoup plus dangereux. En quelque sorte, certains soldats auraient bénéficié d’un antibiotique naturel plusieurs décennies avant l’arrivée des antibiotiques modernes.</p><p><br></p><p>Mais il faut ajouter une nuance importante : cette explication est plausible, pas démontrée. Les historiens n’ont retrouvé aucun témoignage contemporain fiable décrivant ces plaies lumineuses à Shiloh. L’« éclat de l’ange » pourrait donc être une légende moderne.</p><p><br></p><p>Reste que la science montre qu’un tel phénomène était biologiquement possible — et c’est précisément ce qui rend cette histoire si fascinante.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}