{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/698298d6c0f83f827c4c5ed9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi dit-on “prendre une veste” ?","description":"<p>Aujourd’hui, nous allons déboutonner une expression que tout le monde connaît, mais dont l’origine est souvent mal comprise. Si je vous dis « prendre une veste », vous pensez sans doute à un râteau amoureux ou à un échec cuisant lors d'un examen. Mais quel est le rapport entre un vêtement et une défaite ?</p><p>Pour comprendre, il faut remonter au XIXe siècle, et non pas sur un champ de bataille ou dans un salon de couture, mais autour d’une table de jeu.</p><p><br></p><p>Le jeu de la « Capote »</p><p>Tout commence avec un jeu de cartes très populaire à l’époque : le piquet. Dans ce jeu, si un joueur ne parvenait à marquer aucun point alors que son adversaire raflait toutes les levées, on disait qu’il était « capot ».</p><p><br></p><p>Être « mis en capote », c’était l’humiliation suprême, le score de zéro pointé. Mais pourquoi une « capote » ? À l'origine, ce terme désignait un grand manteau à capuche utilisé par les marins ou les soldats pour se protéger des intempéries. L'image était parlante : le perdant était tellement dominé qu'il se retrouvait symboliquement « recouvert » par le manteau du vainqueur, caché, invisible, comme s'il n'avait jamais existé durant la partie.</p><p><br></p><p>De la capote à la veste</p><p>Le langage populaire, toujours adepte de métamorphoses, a fini par faire évoluer le vêtement. Au fil du temps, la lourde « capote » militaire a été remplacée par un habit plus quotidien : la veste.</p><p><br></p><p>Vers la fin du XIXe siècle, l'expression « prendre une veste » remplace définitivement le terme « être capot ». On l'utilise alors dans le milieu de la politique. Un candidat qui subissait une défaite électorale humiliante ne disait plus qu’il avait perdu, mais qu’il avait « pris une veste ». On imaginait l'homme politique repartant seul, remettant sa veste pour quitter la scène sous les sifflets, symbolisant son retour à la vie civile et anonyme.</p><p><br></p><p>Pourquoi cette expression reste-t-elle si forte ?</p><p>Ce qui rend cette origine passionnante, c’est qu'elle illustre parfaitement le sentiment de honte lié à l'échec. La veste n'est pas qu'un vêtement de sortie ; c'est le symbole d'une protection que l'on remet pour masquer sa vulnérabilité après avoir été « mis à nu » par une défaite.</p><p><br></p><p>Aujourd'hui, que ce soit en sport, en amour ou au travail, « prendre une veste » reste cette petite humiliation textile qui nous rappelle que, parfois, on ferait mieux de rester au chaud chez soi !</p>","author_name":"Choses à Savoir"}