{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/67fefe3e77ffc5d97c2ee293?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi “on” est-il singulier ?","description":"<p>L'intérêt que cette question est bien celui-cie st bien celle-ci: pourquoi le pronom « on » est-il singulier, alors qu’il désigne souvent plusieurs personnes ?</p><p><br></p><p>1. Les origines de « on » : le mot vient de homo (latin)</p><p>Le pronom « on » vient du latin classique homo, qui signifie \"homme\", mais au sens d’être humain (et pas de sexe masculin). Ce mot, à l’origine, n’était pas un pronom, mais un nom commun qui désignait l’homme en général, l’individu humain non précisé.</p><p><br></p><p>En ancien français, homo devient « hom », puis « om », puis enfin « on » par évolution phonétique.</p><p>Exemple : Om dit que… → On dit que…</p><p><br></p><p>Ce mot est donc hérité d’un nom commun au singulier, ce qui explique que sa forme grammaticale reste au singulier, même quand il désigne un ensemble de personnes.</p><p><br></p><p>2. Un pronom personnel indéfini, donc neutre et impersonnel</p><p>Grammaticalement, « on » est devenu un pronom personnel indéfini. Il désigne une ou plusieurs personnes de façon vague, sans les identifier précisément. C’est pourquoi on le conjugue toujours à la 3e personne du singulier, comme un sujet impersonnel :</p><p>On parle beaucoup en ce moment.</p><p>On est allés au cinéma.</p><p><br></p><p>Ce fonctionnement est identique à celui de « quelqu’un », « personne », ou « chacun », qui eux aussi prennent des verbes au singulier bien qu’ils puissent désigner plusieurs personnes.</p><p><br></p><p>3. Mais son sens peut être collectif (et ça change l’accord du reste de la phrase)</p><p>Même si « on » est grammaticalement singulier, il peut représenter un groupe — par exemple « nous », « les gens », « tout le monde »… C’est pourquoi, dans l’usage courant, on peut accorder les adjectifs ou participes avec le sens réel du pronom, notamment à l’oral ou dans les discours familiers.</p><p>On est contents ! (si on est plusieurs, et masculins)</p><p>On est contentes ! (si on est plusieurs, et féminines)</p><p><br></p><p>Ce phénomène s’appelle un accord de sens, et il est toléré à l’écrit (surtout dans les dialogues ou un style relâché), mais pas obligatoire.</p><p><br></p><p>4. « On » est un pronom caméléon : il désigne qui on veut</p><p>« On » peut remplacer :</p><p>\"nous\" (usage très courant à l’oral) : On va au resto ce soir ?</p><p>\"les gens en général\" : On dit que le temps va changer.</p><p>\"tu\" ou \"vous\" (ton moqueur ou affectif) : Alors, on ne range pas ses affaires ?</p><p>\"quelqu’un\" ou un agent indéfini : On m’a volé mon vélo.</p><p><br></p><p>C’est un outil de distance, d’abstraction, ou d’inclusion, ce qui en fait l’un des pronoms les plus souples et expressifs du français.</p><p><br></p><p>En résumé : pourquoi « on » est singulier ?</p><p>Parce qu’il vient d’un nom au singulier : homo → on</p><p>Parce qu’il est devenu un pronom personnel indéfini, donc neutre</p><p>Parce que, même s’il peut désigner plusieurs personnes, il est conjugué comme un sujet impersonnel à la 3e personne du singulier</p><p>Et parce que le français adore les exceptions… surtout élégantes et ambiguës !</p>","author_name":"Choses à Savoir"}