{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/67073331c6c20d9c3939069a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi procrastinons-nous ?","description":"<p>Nous avons parfois tendance à remettre au lendemain ce que nous pourrions faire le jour même. Cette mauvaise habitude a un nom : la procrastination. Si l'on en croit les résultats d'un récent sondage, elle serait très fréquente dans certaines catégories de la population.</p><p>&nbsp;</p><p>En effet, près de 80 % des étudiants et plus de 40 % des retraités auraient tendance à procrastiner. De même, les personnes impulsives tendraient à remette à plus tard des tâches qui leur paraissent pénibles.</p><p>&nbsp;</p><p>Des chercheurs français ont voulu mieux comprendre les mécanismes de la procrastination. Pour cela, ils ont réuni un groupe de 51 volontaires, qu'ils ont soumis à un ensemble de tests.</p><p>&nbsp;</p><p>Une région du cerveau impliquée dans la procrastination</p><p>&nbsp;</p><p>On a d'abord demandé à ces participants de donner une valeur à des récompenses, qui pouvaient prendre la forme de friandises ou de fleurs. Ils devaient aussi attribuer une valeur à certaines tâches, physiques ou mentales.</p><p>&nbsp;</p><p>On leur demandait ensuite de répondre à une autre question : préféraient-ils recevoir immédiatement une petite récompense, ou attendre un peu et se voir gratifiés d'une récompense plus importante ?</p><p>&nbsp;</p><p>Durant tout ce temps, des dispositifs d'imagerie médicale enregistraient l'activité cérébrale de ces volontaires. Ce qui a permis aux scientifiques d'identifier la zone du cerveau qui s'activait quand les participants se soumettaient aux tâches proposées.</p><p>&nbsp;</p><p>Cette région cérébrale se nomme le cortex cingulaire antérieur. Elle joue un rôle dans bien d'autres processus, comme ceux qui déclenchent les émotions, l'empathie ou encore la prise de décision.</p><p>&nbsp;</p><p>Si nous avons tendance à procrastiner, ce serait lié au fonctionnement particulier du cerveau. En effet, il évaluerait d'abord les conséquences d'une action, en termes de coûts pour celui qui l'effectuerait, avant d'envisager les récompenses qu'elle permettrait.</p><p>&nbsp;</p><p>C'est pour cela que, devant une tâche à accomplir, la vaisselle par exemple, nous penserions à la fatigue immédiate qu'elle va occasionner avant de mesurer le bénéfice qu'on peut en attendre, à savoir une cuisine propre et bien rangée.</p><p>&nbsp;</p><p>Cette meilleure connaissance des mécanisme de la procrastination pourrait déboucher sur la mise au point de stratégies propres à en atténuer les effets.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}