{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/669636a7f2bfd446a08c7996?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"D'où viennent les expressions \"à brûle-pourpoint\" et \"à la bonne franquette\" ?","description":"<p>Rediffusion</p><p><br></p><p>Nombre d'expressions sont devenues d'un usage courant, sans que nous en connaissions toujours l'origine. C'est le cas, par exemple, de l'expression « à brûle-pourpoint ».</p><p><br></p><p>Quand quelqu'un, dans une réunion de famille, pose une question « à brûle-pourpoint », il le fait brusquement, sans que personne se soit attendu à une telle intervention de sa part.</p><p><br></p><p>Cette expression évoque donc une réaction inopinée, qui provoque un sentiment de surprise chez l'interlocuteur. Elle a une origine militaire. En effet, elle fait référence à l'habitude qu'avaient certains combattants de tirer sur un adversaire très proche d'eux. Nous dirions aujourd'hui tirer « à bout portant ».</p><p><br></p><p>Dans ce cas, un combattant risquait de brûler le pourpoint du soldat adverse. Il s'agissait d'une sorte de veste matelassée, qui couvrait le buste, depuis le cou jusqu'au-dessous de la ceinture.</p><p><br></p><p>La poudre contenue dans les armes à feu de cette époque (soit entre le XIIIe et le XVIIe siècle environ) pouvait en effet laisser des traces de brûlure sur les vêtements. D'où l'expression \"à brûle-pourpoint\".</p><p><br></p><p>Sans cérémonie</p><p><br></p><p>Si vous n'aimez pas « mettre les petits plats dans les grands » (une autre expression dont il serait intéressant de connaître l 'origine ), vous allez recevoir vos amis « à la bonne franquette ». Autrement dit, sans cérémonie.</p><p><br></p><p>La maîtresse de maison qui reçoit ainsi le fait donc en toute simplicité, sans sortir la vaisselle des grands jours ni élaborer un plan de table compliqué.</p><p><br></p><p>L'expression serait construite à partir du mot « franc » qui, dans certains dialectes du nord de la France, voudrait dire « loyalement » ou « franchement ». On aurait d'abord dit « à la franquette », pour parler d'une personne agissant sans détours.</p><p><br></p><p>On retrouve l'expression chez Marivaux par exemple et d'autres écrivains. Puis, on aurait rajouté à cette expression le mot « bonne », par contagion avec d'autres expressions, comme « à la bonne foi » par exemple.</p><p><br></p><p>On aurait alors opposé les gens décontractés, qui recevaient « à la bonne franquette », des courtisans et de tous ceux qui, plus soucieux des usages, agissaient « à la française ». C'est surtout à partir du XIXe siècle que l'expression est utilisée dans son sens actuel.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}