{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/66057e078268a800162cb48b?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Que sont les prêtres-ouvriers ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66057de88268a800162cadf2/66057e078268a800162cb48b.jpg?height=200","description":"<p>Dès le début du XXe siècle, certains prêtres s'engagent, à titre individuel, dans le monde du travail. Ces ecclésiastiques, et ceux qui les suivront, ressentent le besoin de partager, en travaillant à leurs côtés, les problèmes quotidiens des ouvriers.</p><p><br></p><p>Il leur semble que c'est le meilleur moyen de mettre en pratique les valeurs évangéliques de partage et de fraternité, et de rester ainsi fidèles à l'esprit de leur mission sacerdotale.</p><p><br></p><p>Ce travail en commun, avec les mineurs ou les dockers, leur paraît d'autant plus important que, durant la Seconde Guerre mondiale, un livre, promis à un grand retentissement, alerte sur la déchristianisation des milieux ouvriers.</p><p><br></p><p>L'expérience commence, de manière officielle, dès 1942. Après la guerre, de nombreux prêtres-ouvriers travaillent en usine, dans les ports ou sur les chantiers.</p><p><br></p><p>L'Église a autorisé le mouvement, mais du bout des lèvres. En effet, la hiérarchie catholique éprouve des réticences envers cette expérience des prêtres-ouvriers.</p><p><br></p><p>En effet, elle leur paraît incompatible avec la neutralité que le prêtre, pasteur de l'ensemble de ses ouailles, doit conserver dans l'exercice de son ministère. Et, de fait, plusieurs prêtres-ouvriers s'engagent dans des syndicats ou même des partis politiques.</p><p><br></p><p>Ils participent également à des manifestations et à des grèves. Aussi, en 1954, Pie XII encadre-t-il de manière plus stricte cette expérience, réduisant à trois heures quotidiennes le temps que le prêtre peut consacrer à son travail et lui interdisant tout engagement syndical.</p><p><br></p><p>Attaché à une conception moins engagée du sacerdoce, Jean XXIII mettra même fin à l'expérience en 1959.</p><p><br></p><p>Le Concile Vatican II, en 1965, change cependant la donne. À sa suite, Paul VI permet à nouveau le travail des prêtres. Ils sont désormais encadrés par la Mission ouvrière, qui regroupe les acteurs de l'évangélisation en milieu ouvrier.</p><p><br></p><p>L'expérience est d'abord un succès, puisqu'on compte environ 800 prêtres-ouvriers au milieu des années 1970. Mais, par la suite, leur nombre décroît peu à peu. Selon certaines sources, ils seraient environ 300 en 2020, mais, la plupart étant en retraite, il n'en resterait qu'une quinzaine encore en activité.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}