{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66057de88268a800162cadf2/66057e078268a800162cb428?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi les gâteaux Choco-pie sont-ils un symbole politique ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66057de88268a800162cadf2/66057e078268a800162cb428.jpg?height=200","description":"<p>On le sait, le régime totalitaire de Kim Jung-un, le despote de Corée du Nord, est fâché avec le capitalisme. Tout ce qui peut, de près ou de loin, évoquer la culture occidentale, associée à ce régime économique, est banni du pays.</p><p><br></p><p>Et cet ostracisme s'étend même aux friandises. En effet, les autorités coréennes se sont mises en tête d'interdire les \"Choco-pie\", ces délicieux biscuits fourrés à la guimauve et enrobés de chocolat.</p><p><br></p><p>Introduits dans la péninsule par les soldats américains, durant la guerre de Corée, ils sont fabriqués en Corée du Sud depuis le milieu des années 1970.</p><p><br></p><p>Les premiers Nord-Coréens amenés à goûter ces gâteaux sont les ouvriers employés dans les usines sud-coréennes de la zone industrielle de Kaesong, située en Corée du Nord, non loin de la frontière entre les deux Corées.</p><p><br></p><p>Des usines appartenant aux deux pays se sont implantées dans cette zone, marquant ainsi l'un des très rares exemples de coopération économique entre les deux frères ennemis.</p><p><br></p><p>Or, les employeurs sud-coréens ont pris l'habitude de rémunérer les heures supplémentaires de leurs employés nord-coréens avec des \"Choco-pie\". En effet, ils n'avaient pas le droit de payer ces heures en argent liquide.</p><p><br></p><p>Peu habitués à de tels délices, et souffrant de pénuries alimentaires récurrentes, les Nord-Coréens se sont mis à vendre ces biscuits sous le manteau, alimentant un véritable marché noir.</p><p><br></p><p>Ainsi, en 2014, un \"Choco-pie\" se négociait à environ 1.500 wons, la monnaie locale, ce qui équivaut à un peu plus d'1,20 euro. Ce qui est beaucoup quand on sait qu'un kilo de riz, la nourriture de base, coûte l'équivalent de 3,50 euros.</p><p><br></p><p>Pour le dirigeant nord-coréen, les \"Choco-pie\" étaient devenus un symbole de la culture occidentale honnie. Les employeurs sud-coréens n'ont donc plus le droit d'en donner à leurs employés venus du Nord.</p><p><br></p><p>Il fallait en effet se hâter d'interdire ce biscuit, auprès duquel les friandises nord-coréennes faisaient pâle figure, et qui pouvait donner des idées à des gens qui devaient se contenter du maigre ordinaire qui était le leur.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}