{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/65db15cbdc02e000166e3faa/69eb2de466c3374f7e52356c?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La Force - Épisode 6","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/65db15cbdc02e000166e3faa/1777020405501-19ce5726-8568-4306-b0f5-6e6840185139.jpeg?height=200","description":"<p>Bienvenue sur&nbsp;Vertu, la suite du podcast&nbsp;Péché.</p><p>Vous écoutez l’épisode 6 -&nbsp;La Force.</p><p><br></p><p>On dit de la force qu’elle émane du caractère et des valeurs d’une personne, plutôt que de sa puissance physique ou de son pouvoir. En réfléchissant à cet épisode, j’ai rapidement considéré qu’il fallait que je trouve un lieu, une profession ou un univers où les femmes doivent encore plus s’affirmer que d’habitude.</p><p>J’ai contacté l’association du Bel Espoir - L' A.J.D pour leur demander un coup de main dans ma recherche de témoignages. L’A.J.D est une association qui propose des stages en mer sur des voiliers bretons. En plus d’un savoir et d’un historique hors normes en matière de navigation, l’association est dotée d’un vaste réseau de marins. Grâce à eux, j’ai pu rencontrer Claire.</p><p>Claire est mécanicienne navale, une vocation pour elle, qui adore être au plus près des bateaux pour assurer leur bon fonctionnement.</p><p>Seulement voilà, dans chaque travail, il existe des compétences qu’on nomme « soft skills », des choses qu’on ne voit pas forcément notées noir sur blanc dans notre fiche de poste. Et pour Claire, c’était certainement : faire preuve d’une force surhumaine pour dépasser le rejet et l’isolement total des femmes sur les bateaux.</p><p>Car oui, il y a des femmes sur des bateaux. D’après l’Organisation Maritime Internationale, seulement 1 % à 1,2 % des marins sont des femmes. Des recherches plus larges confirment que le pourcentage mondial n’a jamais dépassé 2 %, malgré les efforts de recrutement et les campagnes de sensibilisation.</p><p>J’ai lu un nombre énorme de conneries concernant les potentielles raisons d’une telle absence de femmes. D’abord, évidemment, la maternité. Facile. On parle également de systèmes dits « old school », créant ainsi des difficultés d’intégration et un sentiment d’isolement profond pour les femmes à bord. Le dernier aspect, non exhaustif évidemment, semble néanmoins expliquer en majorité ce chiffre déroutant : le harcèlement, moral et physique, ainsi que les cas d’agressions et de viol.</p><p>Le problème (et c’est presque ça le plus effrayant) semble ne pas être le fait de risquer de se faire agresser, harceler ou violer, mais l’absence totale de moyens de protection et de recours sur le bateau.</p><p>À terre, c’est encore pire. L’éloignement géographique, intrinsèquement lié au fonctionnement du recrutement, qui ne regroupe les équipes qu’une fois à bord, engendre cette fois-ci un réel isolement. Parler, demander de l’aide, obtenir un suivi devient de l’ordre d’une mission de sauvetage impossible.</p><p>En avril 2025, un procès contre deux anciens officiers de Genavir s’est déroulé au tribunal de Brest. Ils étaient accusés de harcèlement et d’agressions sexuelles à bord entre 2015 et 2019. L’un prend du sursis, l’autre est relaxé, les choses bougent doucement. Claire, elle, a su faire des choix pour se protéger tout en conservant sa passion. Grâce à une force immense, elle a su rester fidèle à ce qu’elle aime faire, et surtout à elle-même.</p><p>Je vous propose ainsi de découvrir ce témoignage, et vous souhaite une très bonne écoute !&nbsp;</p><p><br></p><p>Épisode écrit et réalisé par&nbsp;Daphné Vuillet.</p><p>Le mixage et la composition musicale c'est&nbsp;Gianni Colucci.</p>","author_name":"Daphné Vuillet"}