{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/65d87158dc02e00016f9821b?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Faut pas éclater mes oreilles","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/cover/1708683470347-5997cdc4f4015346eb5df254d4bdee2d.jpeg?height=200","description":"<p><strong>« Incha'Allah elle est enceinte tous les 9 mois ! » ; « Les chattes de noires elles encaissent mieux ! »&nbsp;; « Allez, va changer de Tampax, j’ai pas que ça à faire ! » ; « Arrête de pleurer, c’est parce qu’il t’aime bien ! Comment tu vas faire quand tu seras plus grande ? »&nbsp;</strong></p><p><br></p><p>Prononcées dans une cour d’école, par un DJ qui a pris trop de liberté lors d’un mariage ou encore dans le cadre ô combien bienveillant d’une célèbre application de rencontre : je vous présente un échantillon des phrases qui ont eu le déshonneur « d’éclater mes oreilles ». Vous ne connaissez pas cette expression ? C’est normal, elle me vient du <em>Sixième doigt</em>. C’est un film bien 90’s. Vous savez? Ceux que l'on a un peu honte aujourd'hui de continuer à aimer. Le pitch ne passe clairement pas le test de Bechdel : des villageois souvent saouls qui palabrent autour de l’utérus toujours vide après 10 ans de noces de Ya, femme de Kwao, héros du film.&nbsp;</p><p><br></p><p>Après une énième description graveleuse non sollicitée des exploits coïtaux de Kwao et de ses petits camarades, Ya prononce cette phrase dans un sourire habitué à l’offense : <strong>« Faut pas éclater mes oreilles hein ! Pardon, faut pas rester ici ».&nbsp;</strong></p><p><br></p><p>Une punchline toujours dans un coin de ma tête mais jamais sortie de ma bouche en temps voulu. Pourquoi donc ? Parce que mon quotidien et l’inconscient collectif m’ont conditionné à accepter la saturation sonore constante subie par mes oreilles.</p><p><br></p><p>Aujourd’hui, à presque 40 ans, moi Judith Ahadjitsé-Amétépé, je suis prête! Prête à traiter ces acouphènes un peu particulières. Mon objectif? Examiner ces phrases et les faire sortir de mes oreilles, pour de bon!</p><p><br></p><p><em>Un podcast soutenu par la société Pernod Ricard France, dans le cadre de son programme “Ensemble et engagés”.</em></p><p><br></p>","author_name":"So good Radio"}