{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/6a57f501c152a357dbe0ad8d?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Education aux Médias : résister au jeu des plateformes et des réseaux sociaux","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1784144318375-58454bce-bb9d-44c5-82a1-3c8125f1ffe9.jpeg?height=200","description":"<h2>Comment former des citoyens éclairés, dotés d’un esprit critique aiguisé, face au flux ininterrompu d’informations et à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle générative ? C’est le défi titanesque auquel s’attelle l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI). À l’heure où les plateformes numériques et les algorithmes redéfinissent notre rapport au réel, le rôle du CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information), créé en 1983, est plus que jamais crucial. Lors des Assises de l’EMI organisées par le Club de la presse de Lyon, Serge Barbet, directeur du CLEMI, a livré un constat sans concession sur l’urgence de structurer cette riposte éducative et citoyenne.</h2><p><br></p><p>Historiquement ancré au sein de l'<strong>Éducation nationale</strong>, le <strong>CLEMI</strong> a vu ses priorités s’accélérer dramatiquement suite aux <strong>attentats de 2015</strong> et aux drames récents ayant touché le corps enseignant (comme les assassinats de <strong>Samuel Paty</strong> ou de <strong>Dominique Bernard</strong>). </p><p><br></p><p>En réaction, l’État a constamment réaffirmé le besoin de renforcer l’<strong>Education aux Médias</strong> pour apprendre aux élèves à se forger leur propre opinion et à aiguiser leur esprit critique.</p><p><br></p><p>Mais aujourd'hui, l'<strong>EMI</strong> ne peut plus se cantonner aux seules grilles de l'école. <strong>Serge Barbet</strong> insiste sur la mise en place d'un véritable <strong>\"continuum\"</strong> :</p><p><br></p><blockquote><em>« L'</em><strong><em>EMI</em></strong><em> tout au long de la vie, on dit aujourd'hui, parce que évidemment ça doit commencer à la maternelle, dans un cursus scolaire [...] et nous avons développé en 2023 l'offre </em><strong><em>CLEMI’Sup</em></strong><em> pour les </em><strong><em>acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche</em></strong><em> »</em>.</blockquote><p><br></p><p>Cette continuité s’étend également au cadre familial grâce à des ressources sur la <strong>parentalité numérique</strong>, afin d'harmoniser ce que les élèves apprennent à l’école et ce qu’ils vivent quotidiennement à la maison.</p><p><br></p><h3>Le défi de l’IA générative et de l'asymétrie des plateformes</h3><p><br></p><p>Le développement ultra-rapide des <strong>intelligences artificielles génératives</strong> (IAG) vient bouleverser la création et la réception de l'information. Ces technologies, capables de simuler des voix, de générer des textes inédits ou de créer des images de toutes pièces, fonctionnent sur des <strong>logiques statistiques prédictives dénuées d'éthique</strong>. Pour le CLEMI, l’objectif pédagogique est double. Apprendre aux élèves à manipuler ces outils (comme rédiger des prompts pertinents). Mais aussi les pousser à prendre du recul face à la facilité immédiate de générer du contenu, en comprenant les biais et les problèmes éthiques associés.</p><p><br></p><h3>La menace économique sur les médias traditionnels</h3><p><br></p><p>Cette <strong>révolution technologique</strong> fragilise également l'<strong>écosystème démocratique</strong> en créant une<strong> concurrence asymétrique</strong>. <strong>Serge Barbet</strong> s'inquiète de la <strong>détérioration économique des acteurs de la presse traditionnelle</strong>, dont les revenus publicitaires sont captés par les grandes plateformes. De plus, les <strong>IA génératives</strong> s'approprient les contenus produits par les journalistes, tout en les désindexant :</p><blockquote><em>« On a un problème aujourd'hui sur une juste répartition des revenus liés à la production de l'information, et c'est un enjeu plus global de souveraineté pour notre pays comme pour toutes les nations »</em>.</blockquote><h3><br></h3><h3>Une expertise à encadrer et à évaluer</h3><p><br></p><p>Face à l’engouement croissant pour l’<strong>EMI</strong>, Serge Barbet rappelle qu’il est indispensable d'évaluer et de cadrer scientifiquement les actions menées sur le terrain. Si le cadre scolaire permet de définir rigoureusement les notions fondamentales, des initiatives extérieures plus \"hasardeuses\" peuvent parfois voir le jour.</p><p><br></p><p>Dans ce contexte, le ministère de l'Éducation nationale s'appuie sur le CLEMI pour expertiser, juger et estimer la <strong>validité des propositions d'ateliers ou de formations</strong>. L'objectif est de garantir que l'<strong>Education aux Médias</strong> réponde toujours à des critères d'exigence républicains et scientifiques, loin de toute dérive.</p><p><br></p><h3>Ecoutez le podcast</h3>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}