{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/6a405f3a26d5a6687a12ea4b?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Les oiseaux des villes menacés de disparition, urgent d'agir !","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1782549152997-c36cf6ca-b32a-470a-9e4f-d2a727d474cf.jpeg?height=200","description":"<h2>La bande-son de nos matins urbains est en train de s'éteindre. Derrière le ballet incessant des voitures et le dynamisme de nos métropoles se cache une crise écologique silencieuse : le déclin massif des oiseaux en ville. Si l'environnement urbain offre des opportunités surprenantes pour certaines espèces, la pression anthropique et l'aménagement du territoire menacent directement l'avifaune.Lors de la première édition du Festival Festiv'Ailes à Gerland, un événement organisé par le conseil de quartier du 7e arrondissement de Lyon dédié à la biodiversité de nos parcs et jardins, plusieurs experts, associatifs et artistes ont tiré la sonnette d'alarme. Quel est le véritable danger qui pèse sur les oiseaux citadins, et comment agir à notre échelle ? Des réponses recueillies lors de ce festival...</h2><p><br></p><p>On associe souvent la ville aux seuls pigeons, moineaux ou pies. Pourtant, la diversité des espèces y est spectaculaire.</p><p><br></p><p><br></p><h3>Une richesse ornithologique insoupçonnée en milieu urbain</h3><p><br></p><p><strong>Dominique Tissier</strong>, auteur de l'ouvrage de référence <em>Les Oiseaux du Rhône et de la métropole de Lyon</em>, a recensé pas moins de <strong>345 espèces différentes</strong> sur le territoire, dont environ 200 régulières (qu'elles soient hivernantes, nicheuses ou migratrices de passage). De l'échassier comme le héron garde-bœufs à l'éclat bleu du martin-pêcheur le long du Rhône et de la Saône, la faune ailée a su trouver des niches écologiques spécifiques. Les étourneaux, par exemple, profitent du microclimat urbain en hiver, où les températures sont plus clémentes qu'à la campagne. Mais cette cohabitation est fragile.</p><p><br></p><p><br></p><h3>Pourquoi les oiseaux disparaissent-ils de nos villes ?</h3><p><br></p><p>Le constat global est alarmant : <strong>30 % de nos oiseaux ont disparu ces 30 dernières années</strong>. En cause ? La raréfaction des insectes due aux pesticides en milieu agricole (ce qui pousse parfois les passereaux vers les villes, moins traitées chimiquement), mais surtout <strong>la perte de leur habitat naturel en zone urbaine</strong>.</p><p><br></p><p><br></p><h3>L'impact invisible de la rénovation thermique des bâtiments</h3><p><br></p><p>C'est un paradoxe environnemental majeur mis en avant par <strong>Christophe Dadamo</strong>, responsable expertise et conservation à la <strong>LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) Auvergne-Rhône-Alpes</strong>. Une grande partie des espèces urbaines niche dans les cavités de nos bâtiments. Or, les travaux modernes d'<strong>isolation thermique par l'extérieur</strong> ou le <strong>ravalement des façades</strong> viennent boucher ces trous, emprisonnant parfois les oiseaux à l'intérieur et supprimant définitivement leurs sites de reproduction.</p><p><br></p><p><br></p><h3>La gestion trop stricte des arbres et du bois mort</h3><p><br></p><p>Un autre danger réside dans notre rapport à la nature en ville. Comme l'explique <strong>Quentin Brunelle</strong>, cofondateur de l'association<strong> <em>Des Espèces Parmi'Lyon</em></strong>, dès qu'un arbre vieillit ou présente un champignon dans un parc, le réflexe est souvent de l'abattre. Pourtant, ces arbres à cavités abritent tout un écosystème interconnecté. Les oiseaux y nichent, et des insectes coléoptères très rares y vivent, nettoyant les nids en retour. Ne pas préserver le bois mort sur pied fait perdre jusqu'à 25 % de la biodiversité forestière et arboricole.</p><p><br></p><h2><br></h2><h3>Des solutions concrètes pour ramener la biodiversité à Lyon</h3><p><br></p><p>Face à ce déclin, la résignation n'est pas de mise. Des actions concrètes et locales permettent de recréer des ponts entre l'humain et la nature sauvage.</p><p><br></p><p><br></p><h3>Adapter les travaux du bâtiment et poser des nichoirs</h3><p><br></p><p>Avant d'entreprendre des travaux de rénovation, la LPO conseille de se rapprocher d'écologues. Effectuer les chantiers en dehors des périodes de nidification sensibles et installer des aménagements de substitution est capital. Des solutions simples existent :</p><p><br></p><ul><li>Des nichoirs spécifiques pour les martinets.</li><li>Des gîtes plats pour les chauves-souris fissuricoles.</li><li>Des amorces de nids ou des bacs à boue au pied des immeubles pour aider les hirondelles à reconstruire leur habitat.</li></ul><h3><br></h3><p><br></p><h3><br></h3>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}