{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/6a2e6fd20592e825452f23be?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Ecole de Botanique de Lyon : se reconnecter à la biodiversité","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1781389877021-afa0e4a2-6a28-4ea5-8f6f-1c1c05e9c8f3.jpeg?height=200","description":"<h2>Fermée au public pendant un an et demi pour une métamorphose complète, l’École de Botanique du Jardin Botanique de Lyon, située au cœur du Parc de la Tête d’Or, rouvre ses portes. Grâce à une scénographie entièrement repensée, contemporaine et accessible, ce lieu d'apprentissage historique se réinvente. Il propose désormais un parcours immersif axé sur l’ethnobotanique — la relation entre l'Humain et les plantes — tout en reconnectant les citoyens aux enjeux de la biodiversité.</h2><p><br></p><p>Créée à l'origine en 1857 par les frères Bühler, l'École de Botanique présentait autrefois les végétaux de manière académique et linéaire, de la plante la plus simple à la plus évoluée. Mais la science progresse et les attentes des visiteurs évoluent. Une refonte totale a été menée pour redonner vie à ce secteur de plein air et lui conférer une approche moderne, ancrée dans les réalités du XXIe siècle.</p><p><br></p><p><br></p><h3>Une restructuration scientifique et paysagère majeure</h3><p><br></p><p>Le principal motif de cette transformation réside dans la mise à jour des connaissances. La <strong>classification ancienne</strong>, devenue obsolète au fil du temps, ne reflétait plus la réalité phylogénétique et scientifique des espèces. De plus, la structure historique en plates-bandes concentriques rigides n'incitait pas à la déambulation spontanée.</p><p><br></p><p>C'est ce qu'explique avec précision <strong>Juliette Babin</strong>, responsable du <strong>Jardin Botanique de Lyon</strong>.</p><p><br></p><blockquote><em>« Pourquoi tout a été refait ici ? Tout a été refait parce que déjà la classification, la façon dont on avait d'organiser les plantes, était totalement obsolète, donc n'avait plus de réalité scientifique. Et parce que l'aménagement paysager n'invitait pas à la balade. L'idée du Jardin Botanique, c'est de répondre à tous les publics : ceux qui veulent se balader et juste avoir un jardin d'agrément, à ceux qui veulent venir apprendre des choses qui ont un fondement scientifique. »</em></blockquote><p><br></p><p>Le tracé historique d'origine a été soigneusement préservé. Mais l'expérience paysagère et le contenu intellectuel ont été entièrement renouvelés. Pour offrir une déambulation fluide et agréable...</p><p><br></p><p><br></p><h3>L'Ethnobotanique au centre de l'expérience : 4 grands thèmes lyonnais</h3><p><br></p><p>La grande nouveauté de cette réouverture réside dans l'intégration de l'ethnobotanique (l'étude des relations entre les hommes et les plantes). Le jardin met en scène la flore à travers quatre prismes thématiques majeurs qui ont profondément marqué l'histoire, l'économie et le rayonnement de la ville de Lyon : <strong>l'agronomie, la gastronomie, le textile &amp; la soierie, et enfin la médecine &amp; les sciences vétérinaires</strong>.</p><p><br></p><p><strong>Agnès</strong>, jardinière botaniste au Parc de la Tête d'Or, détaille comment ces thématiques prennent concrètement vie sur le terrain.</p><p><br></p><blockquote><em>« Ici on présente des plantes qui sont liées à quatre grands thèmes importants pour l'histoire de Lyon : l'agronomie, les textiles et soierie, la gastronomie, et la médecine et sciences vétérinaires. On retrace ces thèmes à travers les plantes organisées par sous-thème. Si je prends le secteur textile et soierie, on parle de l'évolution des motifs au cours des siècles, l'évolution des goûts, mais aussi l'évolution des découvertes botaniques qui se reflètent dans les tissus. On parle aussi des plantes tinctoriales organisées par couleur... et enfin les fibres, la matière première, où on présente le lin, le coton... ou le mûrier pour les vers à soie. »</em></blockquote><p><br></p><p>Cette approche permet de raconter l<strong>'histoire locale</strong> de manière particulièrement vivante. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir au fil des parcelles des variétés potagères emblématiques développées par les obtenteurs de la région, comme la fameuse tomate <strong><em>Monstrueuse de Lyon</em></strong>, le <strong><em>cardon de Vaulx-en-Velin</em></strong> ou encore le <strong><em>poireau de Solaize</em></strong>.</p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}