{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/6a2d39cacd02369494329401?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"ATMO AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : 50 ans et de nouveaux enjeux","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1781301984554-7aab642c-35ac-42e4-a645-3e01a0ce4034.jpeg?height=200","description":"<h2>Créé pour surveiller les fumées industrielles à l'époque des Trente Glorieuses, l’observatoire régional de la qualité de l'air fête son demi-siècle. Un anniversaire charnière marqué par la présentation de son plan d’action 2026-2031. Entre nouvelles molécules à traquer, bouleversements climatiques et paradoxe financier, l'institution doit totalement réinventer son modèle.</h2><p><br></p><p>Si la qualité globale de l’air s'est nettement améliorée en <strong>Auvergne-Rhône-Alpes</strong> depuis cinquante ans, les chiffres stagnent dangereusement depuis trois ans. Pour inverser cette tendance, <strong>Atmo Auvergne-Rhône-Alpes</strong> passe à la vitesse supérieure. L’observatoire vient de dévoiler sa feuille de route pour la période 2026-2031, articulée autour d’un double objectif : <strong>adapter les espaces urbains au changement climatique</strong> et <strong>anticiper le durcissement drastique des seuils</strong>, imposé par la nouvelle directive européenne de 2027.</p><p><br></p><h3>De l’industrie des Trente Glorieuses aux « polluants éternels »</h3><p><br></p><p>À sa naissance, la mission d'Atmo était avant tout locale et industrielle. <strong>Marine Latham</strong>, directrice générale de l’observatoire, rappelle cette trajectoire historique.</p><p><br></p><blockquote><em>« L'origine des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, c'était d'abord de suivre les émissions industrielles pour protéger les populations qui étaient à proximité, dans une époque qui était les Trente Glorieuses avec un développement industriel un peu à tout va. »</em></blockquote><p><br></p><p>Aujourd'hui, si les politiques publiques ont porté leurs fruits — permettant notamment de <strong>diviser par deux les émissions de particules fines et de dioxyde d’azote en 20 ans</strong> —, les défis ont changé de nature. L'accent est désormais mis sur des <strong>polluants non réglementés, émergents et complexes</strong>. Au premier rang de ceux-ci : les polluants éternels ou <strong>PFAS</strong>.</p><p><br></p><p><strong>Atmo Auvergne-Rhône-Alpes</strong> fait figure de pionnier européen en mesurant de manière active ces molécules dans l’air depuis déjà deux ans. Une expertise précieuse mais complexe, car les seuils de tolérance sanitaire restent à définir. <em>« Ce qu’on appelle la valeur toxicologique de référence [...] demande des </em><strong><em>études épidémiologiques très lourdes</em></strong><em> qui vont mettre encore quelques années à sortir »</em>, précise<strong> Marine Latham</strong>.</p><p><br></p><h3>Le climat et l'air : deux destins intimement liés</h3><p><br></p><p>L’autre grand défi du plan 2026-2031 réside dans l<strong>'impact direct du dérèglement climatique sur l'air </strong>que nous respirons. L'<strong>ozone</strong>, par exemple, est une <strong>pollution photochimique</strong> qui prolifère lors des <strong>vagues de chaleur</strong> et d'ensoleillement intense. Les épisodes de canicule de plus en plus fréquents aggravent mécaniquement ce phénomène.</p><p><br></p><p>De plus, le réchauffement global amène des<strong> pollutions exogènes inédites et spectaculaires</strong>. L’observatoire a ainsi relevé que certains pics de pollution majeurs enregistrés en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes provenaient... de <strong>fumées transportées</strong> depuis les <strong>grands incendies du Canada</strong> ou de l'accélération des<strong> nuages de poussières désertiques du Sahara</strong>, poussés par la modification des flux d'air mondiaux.</p><p><br></p><h3>Le grand paradoxe : un air plus propre mais moins de financements</h3><p><br></p><p>C’est le « point noir » qui assombrit cet anniversaire : <strong>Atmo Auvergne-Rhône-Alpes</strong> voit ses recettes fondre de <strong>9 % cette année</strong>. La raison ? L'institution est financée au tiers par la T<strong>axe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP)</strong>. Paradoxalement, puisque les industries régionales polluent moins, elles paient moins de taxes, privant l'observatoire de ressources indispensables au moment même où ses missions s'élargissent.</p><p><br></p><p>Face à cette situation, <strong>Éric Fournier</strong>, président d'<strong>Atmo Auvergne-Rhône-Alpes</strong>, tire la sonnette d'alarme.</p><p><br></p><blockquote><em>« On peut y voir un point positif : c'est qu'on pollue moins. Donc on paie moins, ça c'est très vertueux. Par contre, il y a un deuxième facteur qui lui est négatif : c'est que l'assiette de contribution tend à baisser, ce qui est malheureusement un indicateur de la désindustrialisation [...]. Du coup, on a plus de mal à financer nos dispositifs de service public. »</em></blockquote><p><br></p><p><br></p><h3><br></h3>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}