{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/6a10c52311eba3cf15c36162?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Jeunes aidants : grandir avec une responsabilité invisible...","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1779480768061-305f29b5-e1bd-4a02-9aec-b2057f7e49ac.jpeg?height=200","description":"<p>À l’occasion de la 3ème édition du Tribu Brindille Festival, le 4 juillet au domaine Lyon Saint-Joseph à Sainte Foy les Lyon. Des jeunes aidants de 7 à 25 se réuniront pour discuter, danser, s’amuser et oublier, le temps d’une journée, un quotidien qui peut être éprouvant.</p><p><br></p><p>À l’occasion de la <strong>3ᵉ édition du Tribu Brindille Festival</strong>, organisée le 4 juillet au <strong>Domaine Lyon Saint-Joseph</strong>, à Sainte-Foy-lès-Lyon, des jeunes aidants de 7 à 25 ans se retrouveront pour une <strong>journée de répit</strong>, de rencontres et de fête. Derrière cet événement porté par l’association lyonnaise <strong>La Pause Brindille</strong>, un objectif : rendre visibles ces jeunes qui accompagnent au quotidien un <strong>proche malade</strong>, en <strong>situation de handicap</strong> ou confronté à une<strong> addiction</strong>.</p><p><br></p><p>«&nbsp;&nbsp;Un<strong> jeune aidant</strong> c’est un enfant, un adolescent ou un jeune adulte qui va soutenir, apporter du soutien à l’un de ses proches, parce que cette personne a un problème de santé », c’est la définition que pose <strong>Rebecca Billy.</strong></p><p><br></p><p>Ces jeunes, encore peu visibles, accompagnent un <strong>proche malade, en situation de handicap ou confronté à une addiction</strong>. Un rôle parfois difficile à identifier, y compris pour les principaux concernés. En France, ils seraient pourtant nombreux : « On les estime à un million en France », rappelle <strong>Rebecca Billy</strong>, soit « 3-4 jeunes dans chaque classe de lycée ».</p><p><br></p><p>Mais cette aide ne se voit pas toujours. Elle ne se résume pas seulement aux courses, aux repas ou aux démarches administratives. Elle prend aussi la forme d’une <strong>présence constante</strong>, plus discrète. <strong>Rebecca Billy</strong> parle d’un « soutien moral », d’une « charge mentale » ou encore d’« hypervigilance ». Des jeunes qui s’inquiètent, rassurent, s’adaptent, sans forcément comprendre qu’ils sont déjà en train d’aider.</p><p><br></p><p>C’est précisément pour leur offrir un <strong>espace de répit</strong> que <strong>La Pause Brindille</strong> organise des <strong>Brind’Partages</strong>. Ces temps collectifs permettent aux jeunes de rencontrer d’autres personnes qui vivent des situations proches. L’objectif, selon <strong>Rebecca Billy</strong>, est simple : « s’amuser, se retrouver, se faire des amis, parler si on en a envie et besoin ».</p><p><br></p><p><strong>Alice</strong> connaît cette réalité de l’intérieur. Elle est<strong> jeune aidante</strong> de sa grande sœur, qui a des addictions, et de son père, en dépression à cause de douleurs chroniques. Dans ces rencontres, elle dit venir chercher « du répit », « une grande pause » dans sa journée, mais aussi « de l’amusement et du lien avec d’autres jeunes comme moi ».</p><p><br></p><p>Son rôle d’aidante, elle ne l’a compris que tardivement. « C’est là qu’ils ont nommé pour la première fois que j’étais<strong> jeune aidante</strong> », raconte-t-elle, après avoir contacté <strong>La Pause Brindille</strong>. Aujourd’hui, cette charge est permanente : « C’est toute la journée, 24 heures sur 24. » Alice le dit clairement : « Ça ne s’arrête jamais d’être aidant. »</p><p><br></p><p>À travers son témoignage, une demande revient : <strong>ne plus rester invisible</strong>. « Ce qu’on a besoin, les jeunes aidants, c’est d’être reconnus, d’être identifiés et d’être accompagnés », affirme <strong>Alice</strong>. Reconnaître ces jeunes, c’est donc leur permettre d’exister autrement que dans ce rôle, sans les laisser seuls face à une responsabilité trop lourde pour leur âge, ni les enfermer dans cette case de<strong> jeune aidant</strong>.</p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}