{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/69fcee652ba0ef2cca95e502?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Divercity : aider les personnes autistes à mieux vivre la ville","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1778183323791-1849564c-3235-4bb8-927a-e92ab4bf98c9.jpeg?height=200","description":"<p>À Lyon, une <strong>application mobile</strong> veut rendre la <strong>ville plus accessible</strong> aux <strong>personnes autistes</strong>. Son nom :&nbsp;<strong>Divercity</strong>. Disponible sur Android et iOS, elle permet de repérer des <strong>lieux publics</strong> ayant mis en place des <strong>aménagements adaptés</strong> aux <strong>besoins sensoriels et cognitifs</strong> des personnes concernées.</p><p><br></p><p>Le projet est porté par le centre d’excellence&nbsp;<strong>iMIND</strong>, au <strong>Vinatier</strong>, dédié aux <strong>troubles du neurodéveloppement de l’adulte</strong>. À l’origine de cette initiative, la professeure&nbsp;<strong>Caroline Demily</strong>, psychiatre et enseignante à l’<strong>Université Claude-Bernard Lyon 1</strong>. Elle résume l’objectif de l’application simplement : permettre aux <strong>personnes autistes</strong> de « <strong>vivre dans la cité</strong> ».</p><p><br></p><p>Car aller boire un verre, se rendre au restaurant, chez le coiffeur ou acheter une paire de chaussures peut parfois devenir un véritable obstacle. « Dans l’autisme, ça peut devenir un véritable challenge, voire parfois une souffrance, d’avoir à se confronter à ces lieux publics », explique <strong>Caroline Demily</strong>.</p><p><br></p><p><strong>Divercity</strong> recense donc des <strong>lieux inclusifs</strong>, c’est-à-dire des <strong>commerces, cafés, restaurants, salles de spectacle ou services</strong> qui ont accepté d’adapter certains aspects de leur accueil. Six domaines ont été identifiés grâce à une enquête menée avec des <strong>personnes autistes</strong> :&nbsp;l’<strong>accueil</strong>, la <strong>signalétique</strong>, la <strong>promiscuité</strong>, le <strong>bruit</strong>, les <strong>odeurs</strong> et la <strong>lumière</strong>.</p><p><br></p><p>Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les changements nécessaires ne sont pas forcément lourds. « En général, ce sont des changements minimes », précise la psychiatre. Une <strong>lumière plus douce</strong>, un <strong>espace plus calme</strong>, une<strong> information plus lisible</strong> ou une <strong>attention particulière à l’accuei</strong>l peuvent déjà changer beaucoup de choses.</p><p><br></p><p>Aujourd’hui, plus d’une centaine de lieux ont rejoint le dispositif, principalement à Lyon, mais l’application commence aussi à essaimer ailleurs en France. Pour <strong>Caroline Demily</strong>, ce succès s’explique par la simplicité du projet, mais aussi par une envie grandissante de <strong>rendre les lieux publics plus accueillants</strong>.</p><p><br></p><p>Les premiers retours des utilisateurs sont encourageants. « Ça leur a permis de fréquenter des lieux qu’ils ne connaissaient pas et d’être plus enclins à sortir », souligne-t-elle.</p><p><br></p><p>Au-delà de l’<strong>autisme</strong>, ces aménagements peuvent aussi bénéficier à d’autres personnes : <strong>personnes âgées, femmes enceintes, personnes avec TDAH ou troubles dys</strong>. Avec <strong>Divercity</strong>, l’inclusion devient ainsi une affaire de bon sens. Et si la ville s’adaptait un peu plus, pour être plus agréable à tous ?</p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}