{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/69f717c6417b02e938e18523?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Eugénie Forno : Quand l'art prend la défense du figuier de Barbarie...","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1777799932717-93ecdc23-3564-4074-8932-3bdb0149d7a7.jpeg?height=200","description":"<p>Il pousse dans les garrigues et les paysages arides, stocke l'eau mieux que n'importe quelle plante cultivée, nourrit des<strong> insectes</strong> et des hommes depuis des siècles. Et pourtant, le <strong>figuier de Barbarie</strong> disparaît. C'est ce paradoxe qu'<strong>Eugénie Forno</strong> a décidé de mettre en lumière, non pas avec des chiffres ou des rapports, mais avec de l'art.</p><p><br></p><p>Installée à <strong>Villeurbanne</strong>, dans son atelier au <strong>BOB (Bâtiment Ouvert aux Bifurcations)</strong>, cette artiste mène ce qu'elle appelle une \"<strong>diplomatie du végétal</strong>\".&nbsp;<em>\"Je travaille comme un </em><strong><em>processus d'enquête</em></strong><em>. J'enquête sur le terrain, je transforme le résultat de mes enquêtes en </em><strong><em>forme artistique</em></strong><em> et je crée un </em><strong><em>lien entre humain et vivant</em></strong><em>\"</em>, explique-t-elle. </p><p><br></p><p>Maroc, Espagne, pourtour méditerranéen : <strong>Eugénie Forno</strong> suit la trace d'une plante en train de s'effacer. Ce qui la tue ? Un insecte parasite, la <strong>cochenille sauvage</strong>, qui envahit les <strong>cactus</strong> et les détruit. Dans les pays où le figuier de barbarie se développe, l’insecte n’a pas de prédateur et la pluie se faisant rare, il n’est jamais décollé du cactus. Ironie cruelle : une autre <strong>cochenille, domestiquée</strong> celle-là, est au cœur d'une <strong>histoire lyonnaise</strong> bien connue.&nbsp;<em>\"</em><strong><em>Lyon</em></strong><em> est une </em><strong><em>ville historique de la soie</em></strong><em> et des teintures. Et moi, je travaille à partir du </em><strong><em>pigment issu de la cochenille</em></strong><em>, le </em><strong><em>rouge carmin</em></strong><em> qui a fait vibrer aussi Lyon, et la soie, et les teinturiers.\"</em>&nbsp;Un fil inattendu entre un <strong>cactus méditerranéen</strong> et les <strong>canuts lyonnais</strong>.</p><p><br></p><p>Dans son atelier, les œuvres s'accumulent. Des <strong>sculptures</strong> récupérées sur des plants asséchés, une série sobrement intitulée&nbsp;<strong><em>Nature morte</em></strong>. Des <strong>polaroïds</strong>, des <strong>installations</strong>. Des formes arrachées à la disparition, rendues visibles avant qu'il ne soit trop tard.&nbsp;<em>\"J'ai été complètement touchée par cette disparition et par la matière que ça donnait\"</em>, confie-t-elle.</p><p><br></p><p>Et l'enjeu dépasse la Méditerranée. Dans un contexte de réchauffement climatique, le <strong>figuier de Barbarie</strong> est une plante d'avenir : résistante à la sécheresse, riche en eau et en nutriments.&nbsp;<em>\"À Lyon, on sait qu'on avance aussi vers ces températures-là. Le </em><strong><em>cactus</em></strong><em> peut être une </em><strong><em>plante-ressource</em></strong><em>.\"</em>&nbsp;Une solution qui pousse sous nos yeux, à condition qu'on la laisse vivre.</p><p><br></p><p>Le travail d'Eugénie Forno est visible à l'<strong>atelier du BOB à Villeurbanne</strong>, et sur <a href=\"https://www.instagram.com/eugenie.forno\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><strong>Instagram</strong></a> où elle partage l'ensemble de son processus créatif.</p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}