{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/69ec717b6eeb59e2ba401693?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Fast fashion : le revers de l'étiquette","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1777103133270-42eee65b-8541-4fcb-992d-83cb2d3cf2de.jpeg?height=200","description":"<p>Un t-shirt à 3 euros. Une robe commandée en trois clics. La fast fashion s'est imposée dans nos garde-robes avec une facilité déconcertante. Mais derrière les prix plancher, une réalité que l'association The Greener Good s'emploie à rendre visible, notamment à travers sa soirée annuelle \"En Mode Éthique\".</p><p><br></p><p><em>\"La fast fashion, c'est produire en masse à bas coût. Et derrière, ce qu'il y a, c'est des impacts humains indéniables\"</em>, résume <strong>Fleurianne Mahier</strong>, coordinatrice de projet chez <strong>The Greener Good</strong>. Quand un vêtement est vendu à ce prix, c'est le salaire de l'ouvrier qui absorbe la différence. Au <strong>Bangladesh</strong>, une ouvrière textile gagne 0,32 dollar de l'heure. Sur un <strong>t-shirt</strong> vendu 29 euros en Europe, elle touche 18 centimes.</p><p><br></p><p>L'impact ne s'arrête pas aux conditions sociales. Il traverse l'ensemble du <strong>cycle de vie du vêtement</strong>.&nbsp;<em>\"Il faut imaginer tout le trajet d'un tissu, depuis le moment où il est initié jusqu'à sa fin de vie et les déchets\"</em>, explique <strong>Fleurianne Mahier</strong>. <strong>Culture du coton</strong>, extraction du pétrole pour les <strong>fibres synthétiques</strong>, teinture des tissus, transport, déchets : à <strong>chaque étape, une pollution</strong>. L'<strong>industrie textile</strong> représente aujourd'hui entre 4 et 8 % des <strong>émissions de gaz à effet de serre </strong>mondiales, davantage que l'aviation et le transport maritime réunis.</p><p><br></p><p>La riposte passe d'abord par la connaissance.&nbsp;<em>\"On s'insère dans tout ce qui est avant l'acte d'achat, pour que les personnes se posent les bonnes questions\"</em>, dit la coordinatrice.<strong> Pas de morale, pas de culpabilisation</strong>. Juste <strong>l'information qui manque au moment de passer en caisse</strong>. Car la <strong>seconde main</strong> et la <strong>réparation</strong> restent des alternatives accessibles, y compris pour les petits budgets. Depuis 2024, un <strong>bonus réparation</strong> permet de faire remettre en état ses vêtements à moindre coût dans de nombreuses structures.</p><p><br></p><p>Reste la question <strong>Vinted</strong>. La plateforme a démocratisé la <strong>seconde main</strong>, mais elle a aussi recréé les réflexes de la <strong>surconsommation</strong>.&nbsp;<em>\"Il ne faut pas se dire : je surconsomme, mais c'est de la seconde main, donc ce n'est pas grave\"</em>, prévient <strong>Fleurianne Mahier</strong>. Acheter moins, acheter mieux, <strong>acheter en conscience</strong> : c'est le triptyque que défend <strong>The Greener Good</strong> depuis 2016 à Lyon, à travers ses événements, ses ateliers et ses <strong>outils de sensibilisation</strong>.</p><p><br></p><p>La loi française <strong>anti-fast fashion</strong>, entrée en vigueur en janvier 2025, a au moins eu le mérite d'amplifier le débat public.&nbsp;<em>\"On en parle beaucoup plus. Il y a beaucoup plus de </em><strong><em>prise de conscience</em></strong><em>\"</em>, reconnaît la coordinatrice. Sur le terrain lyonnais, cela se traduit par un écosystème qui s'étoffe : <strong>friperies engagées</strong>, créateurs qui upcyclent des chutes de tissu, <strong>ateliers de couture</strong>. Un contre-modèle qui existe, qui fonctionne, et qui n'attend que d'être découvert.</p><p><br></p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}