{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/69d552c134b90cef2b29569a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Caisse de l'alimentation : un premier modèle de Sécurité Sociale de l’Alimentation","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1775587972544-dc03dd8f-acbe-4a2a-99da-75e2789770db.jpeg?height=200","description":"<p><strong>Manger bio, local, de saison</strong>. Pour beaucoup de Lyonnais, c'est encore un horizon lointain, freiné par des fins de mois trop serrées. Dans le 8ème arrondissement, une expérimentation tente pourtant de changer la donne. La <strong>Caisse de l'alimentation</strong>, inspirée du modèle de la <strong>Sécurité Sociale de l'Alimentation</strong>, est née d'une idée simple et radicale à la fois. Que <strong>chacun cotise selon ses moyens</strong>, pour que <strong>chacun mange selon ses besoins</strong>.</p><p><br></p><p>Le principe est celui de la mutualisation. <strong>Chaque membre cotise à la caisse en fonction de son niveau de vie</strong>. A partir d'un euro symbolique, jusqu'à plusieurs centaines d'euros pour les foyers les plus aisés. En retour, un versement de 150 euros par personne est activé, utilisable dans un réseau de <strong>26 lieux conventionnés</strong>. Des <strong>producteurs locaux</strong> présents sur les marchés du quartier, des <strong>épiceries solidaires</strong>, et deux <strong>magasins Biocoop</strong>...</p><p><br></p><p>Ce qui frappe dans ce modèle, c'est son refus du ciblage. \"Ce sont des habitants du 8ème, de toute catégorie socioprofessionnelle\", explique <strong>Mariella Eripret</strong>, chargée de mission à la <strong>Caisse de l’Alimentation</strong>. \"C'est pour créer une dynamique collective, de redistribution et de solidarité.\"</p><p><br></p><p>Sur le terrain, les effets sont concrets. <strong>Fabien Toquet</strong>, gérant du <strong>Biocoop Mermoz</strong>, l'un des magasins partenaires, l'observe chaque jour. \"La <strong>Caisse de l'Alimentation</strong> représente environ 10% de notre chiffre d'affaires, ce n’est vraiment pas négligeable.\" De nouveaux visages ont poussé la porte du magasin, parfois peu familiers du <strong>bio</strong> ou du <strong>vrac</strong>. \"Il a fallu les accueillir, expliquer les produits. Mais en deux ou trois semaines, tout était bon.\" Une adaptation rapide, presque naturelle. Comme si finalement, le seul vrai obstacle avait toujours été.. le prix.</p><p><br></p><p>Au-delà du quartier, c'est une ambition politique qui se dessine. <strong>Frédéric Faure</strong>, vice-président de <strong>Biocoop</strong> et président du Fonds de dotation, le formule sans détour. \"Une <strong>innovation sociale</strong> ne peut pas être vue comme quelque chose de strictement économique. Ça doit être accompagné politiquement. La <strong>Sécurité Sociale</strong> en a eu besoin en 45, elle en a besoin aujourd'hui pour l'<strong>alimentation</strong>.\" commente <strong>Frédéric Faure</strong>, au micro de <strong>Noham Mouret</strong>.</p><p><br></p><p>Une comparaison qui n'a rien d'anodin. Elle dit quelque chose sur l'époque, sur ce que manger sainement est en train de devenir. Non plus un choix de vie, mais une question de justice. L'expérimentation court jusqu'à fin 2026. Son avenir financier reste incertain. Mais l'idée, elle, a déjà traversé les frontières. La <strong>Belgique</strong>, <strong>Genève </strong>ont déjà adopté des modèles similaires. À Lyon, dans le 8ème, elle a surtout traversé des portes de cuisine. Et cela, ça ne s'efface pas.</p><p><br></p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}