{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/659b4b9eb55ace0017820bac/65cd7c6449352e0016bdda96?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Presse : la liberté d'expression menacée par un amendement à la loi de 1881","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/659b4b9eb55ace0017820bac/1707965025759-324922cbc40c8b0193a02c371d854c28.jpeg?height=200","description":"<p>Le <strong>Club de la Presse de Lyon</strong> exprime sa vive inquiétude et sa réprobation à l’égard d’une proposition de loi. Elle vise à modifier sensiblement la <strong>loi sur la presse de 1881</strong>. </p><p><br></p><p>\"Sous couvert de mesures de protection des élus, un <strong>amendement</strong> entériné par le <strong>Sénat</strong>, examiné au cours du mois de février à l’Assemblée Nationale, prévoit de <strong>rallonger le délai de prescription</strong> en matière de <strong>délit de presse</strong>\" fait remarquer <strong>Jean-Pierre Vacher</strong>, journaliste lyonnais et vice-président du <strong>Club de la Presse de Lyon</strong>\". Ecoutez le podcast...</p><p><br></p><p>Cet amendement glissé parmi un certain nombre de mesures visant à <strong>mieux protéger les élus</strong> de la République. Des élus qui se sentent de plus en plus menacés et qui font parfois l'objet de violences. Un sentiment de ne pas être protégé qui conduit parfois à leur démission ou à leur volonté de ne pas se représenter.</p><p><br></p><p>L'amendement adopté au Sénat <strong>fait passer de trois mois à un an</strong>, le délai de <strong>prescription pour les délits de presse</strong>, spécialement pour les élus. </p><p><br></p><p>\"Cette mesure ferait peser sur les journalistes un <em>risque juridique</em> sur une longue durée. Conçu en théorie pour se garantir des <strong>effets délétères des réseaux sociaux</strong>, cet amendement se retournerait <strong>contre la liberté de la presse</strong>, en mettant les journalistes sous pression permanente\" relève <strong>Jean-Pierre Vacher</strong>. </p><p><br></p><p>Le <strong>Club de la Presse de Lyon</strong> a parfaitement conscience des difficultés d’exercice des élus locaux et nationaux. \"Les <strong>réseaux sociaux</strong>, vecteurs de nombreuses insultes et menaces ciblant les <strong>élus</strong>, ainsi que des <strong>journalistes</strong>, c'est une réalité. Mais in ne faut pas se tromper de combat\" réagit à notre micro, <strong>Jean-Pierre Vacher</strong>.</p><p><br></p><p>\"Le temps d’intervenir en cas de <strong>propos délictuels</strong> dans un <strong>délai de trois mois</strong> reste raisonnable, compte-tenu de la vitesse de circulation des réseaux sociaux. Les parlementaires ont-ils conscience que la <strong>modification de la loi sur la presse</strong> aurait un <strong>effet contraire à son objectif </strong>? A savoir un inquiétant <strong>recul démocratique</strong>, en faisant pression sur le <strong>métier de journaliste</strong>\" souligne le <strong>Club de la Presse</strong> dans un communiqué.</p><p><br></p><p>\"Le court <strong>délai de prescription</strong> de trois mois en matière de presse (plus court que les délais de base de trois ans pour les délits, ou dix ans pour les crimes) a été conçu pour éviter à la presse et à d’autres formes d’expression de rentrer dans un <strong>régime exagérément répressif</strong>. Cette loi prévoit de sanctionner tout abus commis par des journalistes. Ces derniers sont strictement encadrés. La <strong>loi de 1881 sur la presse</strong>, fondatrice et essentielle à notre démocratie, garantit en contrepartie la <strong>liberté d’expression</strong>, non seulement pour le <strong>journalisme</strong>, mais aussi pour l’expression d’opinion de tout citoyen\". </p><p><br></p><p>En réaction, le <strong>Club de la Presse de Lyon</strong> a décidé d'écrire aux 14 député.e.s du Rhône pour leur demander ( ainsi qu'à tous les député.e.s de l'Assemblée nationale ) d'écarter cet amendement, \"au risque d'une <strong>instrumentalisation qui nuirait à l'intérêt général</strong>\".&nbsp;</p>","author_name":"LYON DEMAIN Gérald BOUCHON"}