{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/655cd74ba2b4520012fc1948/699dc4f617be1e39949d04cf?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Les mathématiques à l’épreuve de l’IA  ","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/655cd74ba2b4520012fc1948/1771947227423-ec3e18c5-8b01-4642-a19e-5f11833e9352.jpeg?height=200","description":"<p>Pour les mathématiciens, l’intelligence artificielle n’est pas seulement un sujet d’étude : elle devient aussi un outil de recherche. Bienvenue dans le monde de Gérard Biau, professeur à Sorbonne Université, directeur du Sorbonne Center for Artificial Intelligence (Scai) et membre de Académie des sciences. Pour ce spécialiste du <em>machine learning,</em> les fondements mathématiques de l’IA reposent largement sur les statistiques et la théorie de l’apprentissage, disciplines qui cherchent à détecter des régularités dans de grandes masses de données.</p><p>« L’apprentissage automatique consiste à construire des modèles capables d’extraire des règles à partir d’exemples », explique le chercheur. Concrètement, un algorithme est exposé à des milliers, voire des millions d’observations : images, textes ou signaux. Il ajuste alors ses paramètres pour prédire au mieux un résultat. Cette logique probabiliste, héritée de la statistique moderne, constitue aujourd’hui le socle des systèmes d’IA.</p><p>Depuis quelques années, l’essor de l’IA générative change aussi la pratique scientifique. Les modèles de langage peuvent aider à explorer des hypothèses, résumer des publications ou assister dans l’écriture de code scientifique. « Ce sont des outils extrêmement puissants pour accélérer certaines tâches », reconnaît Gérard Biau. Mais ils restent loin d’une véritable créativité mathématique : démontrer un théorème ou concevoir une nouvelle théorie exige encore intuition, abstraction et rigueur formelle.</p><p>À la tête du centre d’intelligence artificielle de Sorbonne Université, devenu en 2024 l’un des <em>IA clusters</em> français, le mathématicien mise sur l’interdisciplinarité. Médecins, physiciens ou chimistes collaborent désormais avec des spécialistes des algorithmes pour exploiter ces nouvelles méthodes. Pour lui, l’IA agit ainsi comme un catalyseur : moins une révolution solitaire qu’un moteur collectif de la recherche scientifique.</p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Challenges"}