{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6480434bb4749600113d5860/69a025bc1eb5ccf4566ecee7?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Boubacar Sangare - Filmer pour réhumaniser le monde","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6480434bb4749600113d5860/1772102970471-82de5ca1-930e-4a48-bc58-70c534d093b0.jpeg?height=200","description":"<p>Comment le cinéma peut-il devenir un outil pour interroger notre époque ? Avec Boubacar Sangaré, la question n’est jamais abstraite. Scénariste, réalisateur et juriste, il place au centre de son travail un enjeu clair : remettre l’humain au cœur de nos sociétés, au-delà des catégories, des frontières et des systèmes qui l’écrasent. Dans cet échange, il revient sur son parcours, marqué par une passion précoce pour les images et les récits, nourrie autant par les films eux-mêmes que par les histoires transmises par son père. Très tôt, le cinéma s’impose comme un espace de projection, d’émotion et de réflexion. Non pas le cinéma pour le cinéma, mais le cinéma pour agir, pour questionner, pour déranger. Son film consacré à un adolescent travaillant dans une mine d’or au Burkina Faso illustre cette démarche. À travers un portrait singulier, il montre comment un système économique peut altérer une vie, fragiliser une adolescence, transformer un territoire. Il ne s’agit pas de dénoncer de loin, mais de donner à voir, d’incarner, de rendre perceptible ce que des statistiques ne disent pas. Le cinéma devient alors un vecteur de conscience, capable de déplacer les regards et de susciter des conversations. Boubacar Sangaré interroge aussi la notion de développement, lorsqu’elle se réduit à des indicateurs et oublie le bien-être humain. Il questionne la démocratie, lorsqu’elle laisse une partie de la population à distance du pouvoir réel. Il travaille sur la mémoire, sur les frontières, sur la mobilité des jeunesses d’Afrique de l’Ouest, pour ouvrir d’autres imaginaires possibles. À travers ses films et les débats qu’ils provoquent, il cherche moins à produire des réponses définitives qu’à remettre des questions essentielles au centre. Écouter Boubacar Sangaré, c’est réfléchir à la puissance des récits et à la responsabilité de celles et ceux qui les fabriquent.&nbsp;</p>","author_name":"Campus AFD"}