{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6475a3c8d63cd6001252720a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Philosophie critique de l'innovation","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6475a3c8d63cd6001252720a/1782667532930-1e52faaf-95e7-491a-a8b1-1253494f5f13.jpeg?height=200","description":"<p>Si l'on peut trouver une origine de l'innovation dans la Grèce antique avec le terme Kainotomia signifiant «nouveau», depuis le début du XXe siècle, l'innovation s'est imposée comme l'un des principaux moteurs de nos sociétés. D'abord associée au progrès technique et économique, elle est progressivement devenue un horizon culturel, politique et existentiel auquel semblent désormais se rapporter toutes les activités humaines. Les organisations, les États, les individus eux-mêmes sont invités à innover sans cesse, comme si l'innovation constituait l'unique réponse aux défis contemporains. Cette omniprésence tend pourtant à rendre l'innovation invisible : devenue évidence, elle échappe largement à l'examen philosophique.</p><p>Cependant l'innovation ne peut être réduite ni à une technique, ni à un outil de performance économique, ni même à une capacité de produire de la nouveauté. Elle engage une certaine conception de l'homme, du monde, de la relation à autrui, du politique et du temps. À ce titre, elle appelle une réflexion philosophique capable d'en retracer la généalogie, d'en analyser les critiques, d'en évaluer les effets et d'en imaginer les possibles.</p><p>L'ambition est ainsi de construire progressivement une philosophie de l'innovation. Celle-ci s'appuie sur deux fils conducteurs permanents, la responsabilité et la spiritualité, tout en explorant successivement les enjeux historiques, critiques, écologiques, politiques, relationnels et éthiques de l'innovation. Il ne s'agit pas seulement de dénoncer ses dérives, mais d'interroger les conditions d'une autre manière d'innover, orientée vers le monde commun, la sobriété, le bien commun et la formation d'un sujet capable d'habiter l'innovation plutôt que de la subir.</p><p>Au fil des années, l'enjeu est de fonder une critique des évidences contemporaines vers la construction d'une figure nouvelle : celle de l'innovateur philosophe, capable de faire de l'innovation non plus une logique de performance, mais un exercice de discernement, de responsabilité et de transformation de soi.</p><p><br></p>","author_name":"Xavier Pavie"}