{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6474a120087bf40011def0c3/6a21389349636882b063c4bc?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"« J’avais toujours en tête le goût pour le cabinet plus familial » - Rencontre avec Paul Nafilyan","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6474a120087bf40011def0c3/1780562142898-1e512d15-c1f2-40a0-af81-9396db9447ea.jpeg?height=200","description":"<p>Dans ce nouvel épisode du podcast Collaborator, il revient sur dix ans d'une carrière construite entre grands cabinets internationaux, concours de la conférence du barreau et cabinet boutique. Retour sur une trajectoire qui dit beaucoup sur ce que signifie exercer aujourd'hui en droit des affaires et en droit pénal.</p><p><br></p><h2>Une vocation héritée, confirmée par l'expérience</h2><p>Paul Nafylian n'est pas devenu avocat par hasard. Ses grands-parents, eux-mêmes avocats, ont exercé une influence déterminante. Même retraités, ils restaient des figures de référence, et c'est leur témoignage qui a orienté sa vocation.</p><p>La fac de droit a fait le reste. Les stages ont confirmé la trajectoire de Paul dans ce milieu.</p><p><br></p><h2>Deux ans chez Cleary : le grand bain à 25 ans</h2><p>Son premier poste, il le décroche dans l'un des cabinets d'affaires les plus exigeants de la place parisienne : Cleary Gottlieb. Deux ans. Des dossiers de premier rang. Une formation intense.</p><p>Le moment marquant ? La vente d'Alstom à General Electric, avec l'État français comme partie prenante. Dossier stratégique, enjeux nationaux, pression maximale. À 25 ans, c'est une mise en situation impressionnante que peu de jeunes avocats connaissent.</p><p>La vie de cabinet international a beaucoup d'avantages : des gros dossiers, de belles responsables et une sociabilité professionnelle dense.</p><p><br></p><h2>Bredin Prat comme étape de transition</h2><p>Mais Paul Nafylian avait en tête, rapidement, une autre image de la profession. Celle des cabinets familiaux. Des structures à taille humaine, où la relation client est directe et où l'on construit quelque chose qui vous appartient.</p><p>Le passage au cabinet boutique ne s'est pas fait d'un coup. Les grands cabinets offrent des avantages difficiles à abandonner : rémunération, dossiers d'envergure, marque sur le CV. Il l'avoue : il n'a pas sauté le pas immédiatement.</p><p>C'est Bredin Prat qui joue le rôle d'intermédiaire, avant qu'il rejoigne CPC &amp; Associés. Une structure plus resserrée, où se dessine enfin ce qu'il cherchait : la possibilité de développer sa propre clientèle et d'exercer avec une vraie autonomie.</p><p><br></p><h2>2022 : la conférence du barreau, pour trois raisons précises</h2><p>En 2022, Paul Nafylian passe le concours de la conférence du barreau de Paris. Pas par hasard, ni par tradition. Il y voit trois bénéfices concrets.</p><p><strong>L'accès aux dossiers criminels.</strong> La conférence donne accès à des affaires pénales que l'on n'approche pas autrement en début de carrière. C'est une école du fond, un apprentissage accéléré sur des matières humainement et juridiquement denses.</p><p><strong>L'art oratoire.</strong> Le concours est aussi une épreuve de plaidoirie. Structurer un argumentaire, tenir une salle : ce sont des compétences que l'on ne développe pas tous les jours.</p><p><strong>Le réseau et la fraternité du barreau.</strong> La conférence recrée ce que les grands cabinets internationaux ont parfois tendance à effacer : un esprit de promotion, une communauté professionnelle transversale. Être ambassadeur auprès des barreaux étrangers, faire du barreau un village à nouveau, c'est une dimension qui comptait pour lui.</p><p><br></p><h2>Un cabinet, deux pratiques : 50 % pénal, 50 % droit des affaires</h2><p>Aujourd'hui, Paul Nafylian exerce dans une structure comptant peu d'associés. Une organisation volontairement resserrée, c'est ce qu'il recherchait. Il souligne aussi l'importance de ne pas être en compétition avec les autres avocats du cabinet, ce qui est particulièrement important. Paul nous a aussi parler de la relation, client. Aujourd'hui, Les clients veulent être entendus. Un dossier bien traité, rendu dans les délais, avec un interlocuteur disponible, c'est l'essentiel de la différence perçue et ce qui facilite ensuite le bouche à oreille.</p><p>Sa pratique se répartit aujourd'hui entre deux pôles.</p>","author_name":"Eva Schick"}