{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/64726fc22a1ab40011370687/67d48879df1120216fc744e9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Magali : \"apprivoiser la douleur, et l'absence\"","description":"<p>Le 24 septembre 2022, je reçois un message. Katia, que j’ai déjà reçue, souhaite offrir plusieurs massages à son amie Magali. Quelques semaines plus tard, je reçois Magali pour la première fois. Je me rappelle de son sourire. En ouvrant la porte de mon appartement, elle semblait joyeuse. Pourtant, quelques minutes après s’être installée, elle dit : mon fils vient de décéder dans un accident de scooter. Il avait 19 ans. Mes amis m’ont offert des séances de massage ici.</p><p><br></p><p>Il n’y a pas de mots pour rendre compte d’une épreuve aussi tragique. À plusieurs reprises, Magali s’excuse de raconter. Elle retient ses larmes, les arrête avec un mouchoir qu’elle tient sous ses yeux. Intérieurement, je me demande. Qu’est-il possible d’apporter à quelqu’un qui traverse une experience aussi radicale et douloureuse que celle-ci ? Peut-on vraiment parler de réconfort, d’apaisement ? Magali, à la fin de notre rencontre, parle de «&nbsp;petites douceurs.&nbsp;» Le massage, alors, serait une réponse à la douleur. Un geste d’amour.</p><p><br></p><p>À l'origine de ces monologues, <em>Les berceuses</em> : un salon de massage. Mais aussi, un lieu fait d'histoires. Un lieu où s'écouter.</p><p><br></p><p>Proposé par Manon Cardin</p><p>Habillage sonore : Romain Lossec</p>","author_name":"Manon Cardin"}