{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/63b2c98c279d1b0011f413b1/6ab69411fb182c6fb5de0156?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La chronique de Benoît Felix-Lombard · Pablo America","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/63b2c98c279d1b0011f413b1/1790350227643-71ffa750-1cb2-4a44-8c33-105507fcf27b.jpeg?height=200","description":"<p>Pablo Amercia, ton blaze est chelou mais j’imagine aisément qu’en 1992, du côté de Turin, ton père ne voulait pas ça pour toi, Gerardo Pulli : chauffeur Uber la nuit et chansonnier pour les cœurs perdus le jour. Ton petit cœur perdu. Je ne te juge donc pas. On chemine certains chemins puis on fait demi-tour. Pulli gagne le télécrochet Amici en 2012 puis quitte la scène. Dans l’ombre, il écrit, pas pour n’importe qui : Emma, Noemie, Loredana Bertè ou Eros Ramazzotti. Demi-tour encore, il remonte sur scène. En 2020 sort son premier Ep « Noi non siamo il punk » chez Maciste Dischi. Puis le premier album de ballades nostalgiques « San Michele » (du nom de son école élémentaire). Puis vient cette pépite de tristesse boursoufflée, chiante, mais si juste belle : inattendue comme ces larmes qui montent devant un épisode d’une série pas très bien sur un écran d’ordinateur, qu’on regrette de ne pas pouvoir partager, mais la joie honteuse de pleurer se cheminent seul. Canzoni d’amore per Luigi Mangione est un acte politique. Oh bien sûr, Pablo America vous dira le contraire. Mais ce n’est plus son problème. Il sait bien que tout est intimité en musique. Et rien de plus politique que livrer son intimité aux quatre vents. À nos petits cœurs perdus. Le sien pour les nôtres. </p>","author_name":"Antoine Dabrowski"}