{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/63a052d4ee31ed00115e9909/6a21228001be5cffcd719aaa?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"S E V E N L'autopsie du chef-d'oeuvre de David Fincher (1995)","description":"<p>Tout le monde connaît la boîte. Personne ne connaît le merdier monstrueux qu’il a fallu pour qu’elle existe. Dans cet épisode d’Histoire d’en dire plus Cinéma, SkyBohemio passe Seven (David Fincher, 1995) sur la table d’autopsie et l’ouvre organe par organe.</p><p><br></p><p>Au programme de cette dissection : un réalisateur qui sortait du carnage Alien 3 avec une revanche à prendre sur la Terre entière. Un scénariste tellement déprimé qu’il a inventé un tueur en série entre deux ventes de disques chez un disquaire new-yorkais. Une enveloppe envoyée à la mauvaise personne, une boulette administrative qui a, par pur accident, sauvé l’Histoire du cinéma. Denzel Washington qui refuse le rôle de Mills parce qu’il le trouve trop démoniaque, et qui le regrette encore. Brad Pitt qui explose littéralement son bras dans un vrai pare-brise, blessure intégrée dans le film. Kevin Spacey casté à deux jours près, qui exige de ne figurer ni sur les affiches ni au générique de début pour préserver la surprise.</p><p><br></p><p>On parle aussi de la pluie permanente, des 14 heures de maquillage pour le cadavre de la paresse, du générique entièrement analogique de Kyle Cooper, et de la bande-son qui marie Nine Inch Nails, David Bowie et Bach. On démonte au passage la légende du SWAT qui ignorait que le corps était un acteur vivant : c’est faux, Fincher l’a confirmé.</p><p><br></p><p>Et puis il y a la guerre de la fin. Le studio, mort de trouille, qui suppliait qu’on remplace la tête dans la boîte par des têtes de chiens. Et le contrat de Brad Pitt, qui a sauvé le chef-d’œuvre à coups de clauses non négociables : la tête reste dans la boîte, Mills tue le tueur, point final. Sans oublier la vérité, décevante et géniale, sur ce qu’il y avait vraiment dans le carton : un sac de lest et une perruque.</p><p><br></p><p>CHAPITRES :</p><p>0:00:00 Générique</p><p>0:00:46 Chapitre 0 · Ouverture — Bienvenue dans la boîte</p><p>0:10:41 Chapitre 1 · Un réalisateur sorti de l’enfer (et de la combinaison spatiale)</p><p>0:19:42 Chapitre 2 · Le scénario d’un déprimé du rayon disques</p><p>0:29:06 Chapitre 3 · L’enveloppe maudite : comment une boulette a sauvé un chef-d’œuvre</p><p>0:38:02 Chapitre 4 · Le casting maudit : l’appel des absents</p><p>0:47:59 Chapitre 5 · Kevin Spacey, le fantôme du générique</p><p>0:56:31 Chapitre 6 · Sous la flotte : le bras de Brad et la dictature du mauvais temps</p><p>1:04:36 Chapitre 7 · L’atelier des cadavres : 14 heures de maquillage et une légende bidon</p><p>1:12:53 Chapitre 8 · Le générique le plus malade de l’Histoire (et sa B.O. de psychopathe)</p><p>1:21:08 Chapitre 9 · La guerre de la fin : des têtes de chiens et un contrat de génie</p><p>1:28:41 Chapitre 10 · Qu’est-ce qu’il y a dans la boîte ? La vérité (décevante et géniale)</p><p>1:35:50 Chapitre 11 · Le triomphe du désespoir : carton mondial et amour de plateau</p><p>1:42:42 Chapitre 12 · Recoudre le cadavre : la morale, la menace et la sortie</p><p>1:47:27 Générique de fin</p><p><br></p><p>Petit bonus pour les amoureux de la version française : Seven est sorti chez nous le 31 janvier 1996, interdit aux moins de douze ans, avec Brad Pitt doublé par Bernard Gabay. Côté chiffres, le film a fait près de cinq millions d’entrées dans l’Hexagone, ce qui reste le plus gros succès de Fincher en France, devant ses films suivants. Howard Shore signe une partition glaçante ponctuée d’un air de Bach, Darius Khondji éclaire le tout comme une vieille photo trempée dans le café, et Kyle Cooper réinvente l’art du générique d’ouverture pour de bon. Sur le plateau, Brad Pitt et Gwyneth Paltrow tombent amoureux et se fiancent dans la foulée, parce que même dans un cloaque imaginé par un dépressif de chez Tower Records, il y a toujours un coin pour les violons. Tu as cliqué sur le bon épisode. Tout ce que tu croyais savoir sur ce film, on va le découper, le retourner, et te le rendre méconnaissable. Ferme la porte. Baisse la lumière. Accroche-toi.</p><p><br></p><p>Histoire d’en dire plus Cinéma est disponible sur toutes les plateformes. Abonne-toi, note cinq étoiles, et rejoins la confrérie des bâtards fidèles du sordide. Rendez-vous en enfer… euh, pardon, au cinéma.</p>","author_name":"SkyBohemio | Cinéma, Secrets de Tournage & Humour Noir."}