{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6242df04c41ec300122f5e1d/6a1d550d0a986a85da2afe9b?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"C'est quoi le paradoxe patriarcal de la reproduction ? Natalité, culpabilisation et droits des femmes","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6242df04c41ec300122f5e1d/1780306221948-ca77949f-731c-4a7e-9cce-b9a23c29605f.jpeg?height=200","description":"<p>C'est quoi le paradoxe patriarcal de la reproduction ? Le système a besoin que les femmes fassent des enfants. Mais il détruit systématiquement les conditions qui le rendraient possible. Et ensuite, il accuse les femmes de ne pas s'y mettre assez.</p><p><br></p><p>Dans cet épisode, Marine-Pétroline décortique ce paradoxe en cinq étapes. D'abord la dépendance : toute société a besoin du travail reproductif -grossesses, naissances, éducation, soin - qui repose encore majoritairement sur les femmes. Ensuite l'essentialisation : on présente ce travail comme naturel, instinctif, féminin par essence. </p><p><br></p><p>L'instinct maternel ? Une construction, pas une réalité biologique. </p><p><br></p><p>Puis la dévalorisation : si c'est naturel, ça ne demande pas vraiment de compétences - donc pas de rémunération, pas de reconnaissance, même pas de comptabilité dans le PIB. Quand ce travail est externalisé, il est confié à des femmes pauvres et racisées dans des conditions précaires. Vient ensuite le sabotage : le système détruit lui-même les conditions nécessaires à la reproduction - maternités qui ferment, garde d'enfants inaccessible, congé parental inégal. Résultat : les femmes lucides font moins d'enfants, c'est la grève des ventres. </p><p><br></p><p>Et pour finir, la culpabilisation : on transforme ce dysfonctionnement systémique en faute individuelle, on restreint l'accès à la contraception et à l'IVG, et dans le pire des scénarios - celui de la Servante écarlate, dont on n'est peut-être pas si loin - on les force à enfanter.</p><p><br></p><p>C'est le troisième et dernier épisode d'une mini-série sur la panique démographique, réalisée à partir du livre \"La Panique démographique\" d'Anne-Cécile Mailfert.</p><p><br></p><p>Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.</p><p><br></p><p>Pour aller plus loin :</p><p>Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.</p><p>Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : <a href=\"https://chroniquesdusexismeordinaire.com/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">https://chroniquesdusexismeordinaire.com/</a></p><p>Lis \"La Panique démographique\" d'Anne-Cécile Mailfert, aux éditions du Petit Matin.</p><p><br></p><p>Crédits :</p><p>Écriture, voix : Marine-Pétroline Soichot</p><p>Production : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&amp;Simone</p><p>Montage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquences</p><p>Publication et communication : <a href=\"https://www.agence-alan.fr/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Agence Alan </a></p><p><br></p><p>Mots-clés : paradoxe patriarcal, reproduction, travail reproductif, maternité, instinct maternel, droits des femmes, féminisme, patriarcat, panique démographique, inégalités de genre</p>","author_name":"Marine-Pétroline Soichot"}