{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6242df04c41ec300122f5e1d/69a6fabdcc6b0d21926b5d18?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Index Egapro : pourquoi cet outil ne marche pas","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6242df04c41ec300122f5e1d/1772550644929-ca382029-d45a-4848-a3ab-7a6a6e4c8864.jpeg?height=200","description":"<p>En 2019, Emmanuel Macron lance l'index d'égalité professionnelle, censé être une petite révolution. Fini les entreprises qui font semblant, place aux résultats et aux sanctions. Six ans plus tard, 93% des entreprises obtiennent des notes supérieures à 75 sur 100. Génial, non ? Sauf que les inégalités salariales n'ont pas bougé. Alors, cet index, révolution ou écran de fumée ?</p><p><br></p><p>L'index d'égalité professionnelle, c'est une note sur 100 points calculée chaque année par les entreprises de plus de 50 salariés. Elle mesure l'égalité à partir de quatre ou cinq indicateurs : écart de rémunération, répartition des augmentations, retour de congé maternité, parité dans les hautes rémunérations. En théorie, une entreprise qui obtient moins de 75 sur 100 a trois ans pour corriger le tir, sinon sanctions financières. Sur le papier, c'est ambitieux.</p><p><br></p><p>Dans les faits, c'est une autre histoire. On donne des points aux entreprises qui respectent la loi. On compte le nombre de personnes augmentées, pas le montant. On tolère 2 à 5% d'écart salarial. Et surtout, on ignore le temps partiel, un facteur majeur des inégalités qui concerne 80% de femmes. Résultat : des entreprises du CAC40 affichent des notes de premières de la classe sans avoir une seule femme à leur comex. La Cour des comptes parle même d'un \"index façade dont la logique de résultats n'est pas probante\".</p><p><br></p><p>Au final, très peu d'entreprises sont réellement concernées. L'index ne mesure les inégalités que pour 26% des salariés du secteur privé. Et ce qu'il mesure, c'est surtout la capacité des entreprises à optimiser leur notation, pas à transformer leurs pratiques.</p><p><br></p><p>Une refonte est prévue pour 2027. Reste à voir si l'État suivra les recommandations pour en faire un vrai outil de transformation.</p><p>Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.</p><p><br></p><p>Pour aller plus loin :</p><p>👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.</p><p>👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : <a href=\"https://chroniquesdusexismeordinaire.com/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">https://chroniquesdusexismeordinaire.com/</a></p><p>👉 Mon livre \"Guide de déconstruction du sexisme au travail\" aux éditions Pearson, disponible en librairies.</p><p><br></p><p>Crédits :</p><p>Écriture, voix : Marine-Pétroline Soichot</p><p>Production : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&amp;Simone</p><p>Montage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquences</p><p>Mise en ligne et communication : Agence Alan / Alan Raymond</p><p><br></p><p>Mots-clés :</p><p>index égalité professionnelle, index Egapro, écart salarial, inégalités salariales, égalité femmes hommes, sexisme au travail, droits des femmes, discrimination, entreprise, réglementation, féminisme, travail, salaires</p>","author_name":"Marine-Pétroline"}