{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/612e2895c68da9001203e7e4/69824e1175cd3563574b939b?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Crises & temporalités : vivons-nous une crise du temps ? LE DÉBAT","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/612e2895c68da9001203e7e4/1770147240006-d8ea888a-b835-4764-ba3c-579c6056e9a3.jpeg?height=200","description":"<p>Dans cette seconde partie, Olivier Jacquemond reçoit&nbsp;<strong>Jérôme Lèbre</strong>, professeur de philosophie en khâgne au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il est&nbsp;l’auteur de Vitesses (Hermann Philosophie, 2011) et de Éloge de l’immobilité (Desclée de Brouwer, 2018).&nbsp;<strong>Romaric Godin</strong>, journaliste économique à Mediapart. Il codirige, avec Cédric Durand, la collection « Économie politique » aux éditions La Découverte. Il publie en février 2026 Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face) aux éditions La Découverte.&nbsp;<strong>Sylvie Droit-Volet</strong>, professeure de psychologie à l’Université Clermont Auvergne à Clermont-Ferrand. Ses recherches portent sur les temporalités et le temps psychologique, ainsi que sur leurs transformations au cours des différentes étapes de la vie... </p><p><br></p><p>Trois regards pour éclairer une même question : comment notre rapport au temps s’est-il progressivement transformé au fil des crises contemporaines ?</p><p><br></p><p>À l'aube de l'an 2000 planait la menace d'un bug informatique. C'était une crise millénariste.&nbsp;</p><p><br></p><p>En 2001, à la suite de l'effondrement des tours jumelles, les décideurs politiques actent que face à l'ennemi, il faut être capable d'agir vite, quitte à prendre des libertés avec les garde-fous démocratiques. C'était une crise du politique.&nbsp;</p><p><br></p><p>En 2008, la faillite de la banque Lehman Brothers fait craindre une contagion instantanée à l'ensemble du marché mondial.&nbsp;C'était une crise financière.&nbsp;</p><p><br></p><p>Et puis il y a eu une crise sanitaire qui a été marquée par un temps d'arrêt dû au confinement.&nbsp;</p><p><br></p><p>Mais il y a aussi une crise du sens avec l'épuisement professionnel et ses burn-out.</p><p>Et enfin il y a la crise géopolitique, la crise écologique.&nbsp;</p><p><br></p><p>Il est minuit moins une sur l'horloge de l'apocalypse et on se demande s'il n'est pas trop tard. Sale temps pour le temps.</p><p>&nbsp;</p><p>Mais justement, ces crises ne sont-elles pas le signe de la brutalisation des temps ? Celui dans lequel on s'inscrit, passé, présent, futur, celui que l'on partage en commun et qui rythme la vie sociale, celui que l'on prend pour soi, le temps intime...&nbsp;</p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Eduradio_ESCE"}