{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/600154f1db6b0c60e523d077/612f376c3702d40019b5a657?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"EP1 - Amal, la maternité célibataire ","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/600154f1db6b0c60e523d077/1630484094440-18cd748240cbe4610c02ce0d1047659b.jpeg?height=200","description":"<p><br></p><p>L'institution du mariage a un caractère sacré, au sein de la société marocaine et dans l’esprit de la plupart des citoyens marocains.&nbsp;</p><p><br></p><p>Encore aujourd’hui, les relations sexuelles hors mariage (pourtant pratiquées par de nombreuses personnes) sont prohibées par la loi et punies par l’application de sanctions pénales lourdes, pouvant aller jusqu’à des peines de prisons fermes.&nbsp;</p><p><br></p><p>En pratique, ces textes s’appliquent bien&nbsp;différemment aux hommes et aux femmes, aboutissant à des situations d’inégalités très fortes et à la violation de droits individuels tels que le droit à la sexualité et le&nbsp;droit&nbsp;à la maternité, qui sont pourtant des droits garantis par les conventions internationales ratifiées par le&nbsp;Maroc et approuvées par la Constitution marocaine.&nbsp;</p><p><br></p><p>Au Maroc, les mères célibataires sont perçues par une grande partie de la société comme ayant transgressé les valeurs morales collectives, les coutumes, la norme religieuse et ayant menacé l’institution de la famille et du mariage. Cette perception exclu les mamans, et les enfants tous deux&nbsp;discriminés, marginalisés et abandonnés.&nbsp;Je précise que souvent, ces femmes sont&nbsp;déjà vulnérables de part leur situation socio-économique.&nbsp;</p><p><br></p><p>Dans les pires situations,&nbsp;certaines femmes avortent dans des&nbsp;conditions sanitaire et médicales&nbsp;dramatiques et illégalement, puisque l’avortement est puni par le code pénal lorsqu’il n’est pas nécessaire pour sauvegarder la santé de la mère. D’autres femmes sont insultées et mises à la rue par leurs familles, la plupart du temps à peine enceintes.&nbsp;</p><p><br></p><p>Du côté de l’enfant, celui-ci est privé de droits&nbsp;fondamentaux et du respect de son intérêt supérieur, notamment parce que le code de la famille (la&nbsp;«&nbsp;mudawana&nbsp;») prévoit que la filiation illégitime ne produit aucun des effets de la filiation parentale légitime&nbsp;vis à vis du père (cela signifie que le père n’a&nbsp;aucune obligation de reconnaitre l’enfant). Néanmoins, depuis quelques années, ces règles ont évoluées : avant, l’enfant considéré comme « illégitime&nbsp;» n’étais pas&nbsp;reconnu civilement.&nbsp;</p><p><br></p><p>En chiffres,&nbsp;600 à 800 grossesses par jour sont interrompues clandestinement et on compte environ&nbsp;30 000 naissances hors mariage par an dans le royaume.&nbsp;</p><p><br></p><p>Je vous invite à écouter le&nbsp;récit d'Amal, prénom d’emprunt d'une jeune&nbsp;maman, seule, qui se bat depuis des années avec un immnense&nbsp;courage pour être reconnue, pour&nbsp;briser les tabous et pour vivre dignement.&nbsp;</p><p><br></p><p>-</p><p><br></p><p>Voici par ailleurs les contacts des associations marocaines disponibles pour les mamans célibataires : </p><p><br></p><ul><li>Tanger : 100% Mamans, </li><li>Casablanca : Solidarité Féminine, INSAF, SAMU Social, les soeurs de la charité </li><li>Marrakech : Amal</li></ul><p><br></p><p>N'hésitez pas à me communiquer les contacts d'autres associations. </p>","author_name":"Marie ASTI"}