{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5f9c58a2657710427dbdb99a/6101193ae7331200123c76e9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La couleur des mots -  Anna Moï","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/5f9c58a2657710427dbdb99a/1627461929536-d50a87c92b9671edc4305ecc4195c3af.jpeg?height=200","description":"<p>Anna Moï est une sauvage ! Elle sourit lorsqu’elle révèle l’origine du pseudonyme d’écrivaine qu’elle choisît pour exister dans le monde de la littérature francophone ou plus précisément dans «&nbsp;la littérature monde&nbsp;».<em>&nbsp;Moï </em>signifie&nbsp;<em>sauvage</em>&nbsp;en vietnamien.&nbsp;Et c’est ainsi que les colons français désignaient les 54 ethnies composant les 3 provinces de l’ancienne Indochine lorsqu’ils l’occupaient.&nbsp;</p><p>Née à Saïgon en 1955, Anna Moï fuit son pays en 1972. Elle choisit Paris comme destination. Polyglotte, elle parle plus de 8 langues couramment, c’est en français qu’elle écrit toute son œuvre et affirme «&nbsp;Je n’écris pas avec la langue des colons mais avec celle de Chateaubriand. » Pour comprendre son rapport au français et à la francophonie, on évoque son essai<em>&nbsp;Esperanto, desesperanto</em>, qui fit couler beaucoup d’encre lors de sa sortie. Son sous-titre est évocateur :&nbsp;&nbsp;<em>la francophonie sans les Français</em>. Sans aucun égard aux termes d’identité et de nationalité, Anna Moï ne prétend appartenir nulle part qu’à l’écriture.</p>","author_name":"Rakuten Kobo"}