{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5efa6d5f7053ac1798b83d73/684a08b986b5e77739109e4c?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"NEOQUÉBEC / RADIO - CHRONIQUE : LA CRISE DU TRAMADOL EN AFRIQUE DE L'OUEST - SALIMATOU TOUNKARA I.","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/5efa6d5f7053ac1798b83d73/1749682351849-bb2f0c37-f131-4adc-8213-8234090d4d6b.jpeg?height=200","description":"<p>À l’occasion de la J<strong>ournée mondiale de l’Afrique</strong>, le 25 mai, <strong>Salimatou Tounkara Ismaël</strong> alerte sur une crise silencieuse mais dévastatrice : <strong>la montée du mésusage du tramadol et de la codéine en Afrique de l’Ouest</strong>. </p><p><br></p><p>Originellement prescrits comme antalgiques, ces opioïdes sont désormais largement détournés à des fins récréatives, notamment par une jeunesse vulnérable, sans emploi et sans perspective. Vendus sans ordonnance sur les marchés informels à des prix dérisoires, ils deviennent des « <strong><em>drogues du quotidien</em></strong> » pour des jeunes parfois âgés de seulement 10 ans.</p><p><br></p><p>Les consommateurs incluent des <strong>élèves</strong>, des <strong>étudiants</strong>, des <strong>travailleurs miniers</strong> ou <strong>agricoles</strong> cherchant à améliorer leur endurance physique ou à fuir une réalité difficile. L’automédication est en forte hausse, entraînant accoutumance, surdoses et, dans certains cas, le passage à des drogues plus dures comme la cocaïne.</p><p><br></p><p><strong>La crise sanitaire</strong> s’inscrit aussi dans un contexte géopolitique : le <strong>tramadol</strong>, souvent contrefait et surdosé, arrive massivement d’Inde, via des ports ouest-africains peu contrôlés. Le trafic s’insère dans des circuits criminels transnationaux qui déstabilisent les États, alimentent la corruption, les conflits et le terrorisme, en particulier dans la bande sahélienne.</p><p><br></p><p>Dans sa chronique, Salimatou Tounkara Ismael plaide pour une réponse systémique : meilleure régulation, sensibilisation, structures de soutien psychosocial, et alternatives à l’incarcération. Elle cite l’exemple du Ghana, qui a amorcé une réforme de santé publique fondée sur la prévention et le traitement. </p><p><br></p><p>Enfin, elle rappelle que cette crise n’est pas <strong>propre à l’Afrique</strong>, mais s’inscrit dans une problématique mondiale d’abus d’opioïdes, qui appelle à une coopération régionale renforcée, une volonté politique claire et des investissements dans la jeunesse africaine.</p><p><br></p><p><strong><em>(c) CYEK-LE PODCAST (Juin 2025)</em></strong></p>","author_name":"Cyrille Ekwalla"}