{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5eeb32371eecbf5fb97462fc/6a2e4737e6540bec0f49bcee?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"🔊 “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoiles au Grand Palais – Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026","description":"<h1>“Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoiles</h1><h3>au Grand Palais – Nef Nord, Paris</h3><p>du 10 juin au 26 juillet 2026</p><p><br></p><p><br></p><h4>Entretien avec Laure Prouvost,&nbsp;par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 13’08,</h4><p>© FranceFineArt.</p><p><br></p><p>https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/</p><p><br></p><p>Communiqué de presse</p><p><br></p><p>Commissaire :</p><p>Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn</p><p><br></p><p>Laure Prouvost décrit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une élaboration sensorielle d’émotions, de perceptions et d’instants suspendus. Formée à la vidéo expérimentale, elle a été l’assistante de l’artiste conceptuel britannique John Latham durant ses études. Dans ses films et ses installations multimédia, Laure Prouvost développe des logiques et des associations inventives pour créer des mondes narratifs complexes. Son approche résolument personnelle du storytelling est empreinte d’imagination, d’humour, de jeux de mots, de sensualité, d’éléments fantaisistes et d’échos poétiques. Elle nous invite à remettre en question nos codes et structures habituels et à nous laisser porter par d’autres courants spatiaux et temporels.</p><p><br></p><p>Dans l’exposition « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost met en lumière un langage alternatif pour appréhender le monde, celui de la physique quantique. Théorisée il y a un siècle, cette dernière décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phénomènes et repose sur des probabilités plutôt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ? »</p><p>L’artiste a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle s’est intéressée à l’informatique quantique et à ses liens avec l’Univers. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible des systèmes.</p><p>L’installation multimédia Nous, frissons d’étoiles, mêle la vidéo, la sculpture, les odeurs, le son et la lumière. Elle est née d’une métamorphose du projet « We Felt A Star Dying » présenté en 2025 au Kraftwerk à Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR à Turin. Elle apparaît comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. Dès l’entrée de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne à l’univers diurne. Motif récurrent dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’oeuvre qui prépare à sa rencontre et à son éblouissement.</p><p>Il s’ouvre sur un environnement fluide habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on découvre en son centre une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mécanique), de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Elle donne à voir une réalité interconnectée régie par le quantique. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits – jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l’informatique quantique – dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus à la verrière de la nef. Le phénomène quantique de l’intrication correspond à la corrélation des états de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanément, quelle que soit la distance qui les sépare.</p><p><br></p><p>[....]</p>","author_name":"FranceFineArt"}