{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5eeb32371eecbf5fb97462fc/6a27a2abec7c103dca85631a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"🔊 “Giacometti surréaliste” Des objets comme des sculptures à l’Institut Giacometti, Paris du 5 juin au 1er novembre 2026","description":"<h1>“Giacometti surréaliste” Des objets comme des sculptures</h1><h3>à l’Institut Giacometti, Paris</h3><p>du 5 juin au 1er novembre 2026</p><p><br></p><h4>Entretien avec Laura Braverman, attachée de conservation – Fondation Giacometti,</h4><h4>et&nbsp;commissaire de l’exposition,</h4><p>par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 27’33, © FranceFineArt.</p><p><br></p><p>https://francefineart.com/2026/06/09/3722_giacometti-surrealiste_institut-giacometti/</p><p><br></p><p>Communiqué de presse</p><p><br></p><p>Commissaire :</p><p>Laura Braverman, Attachée de conservation – Fondation Giacometti</p><p><br></p><p><em>«&nbsp;Je me suis rendu compte que je travaillais un vase exactement comme les sculptures et qu’il n’y avait aucune différence entre ce que j’appelais une sculpture et ce qui était un objet, un vase !&nbsp;»</em>&nbsp;Alberto Giacometti. Entretien avec André Parinaud,1962</p><p><br></p><p>L’exposition « Giacometti surréaliste. Des objets comme des sculptures » propose un regard singulier sur la période surréaliste d’Alberto Giacometti (1929-1935). Si cette production est aujourd’hui connue, on sait moins que l’artiste s’est engagé en parallèle dans la création d’objets d’art décoratif. L’exposition met en lumière la simultanéité de ces deux pratiques et révèle une véritable porosité entre ces deux champs de création chez l’artiste à cette période. D’importantes sculptures surréalistes issues de la collection de la Fondation Giacometti, ainsi que la Table (1933) – prêt exceptionnel du Centre Pompidou – sont présentées aux côtés d’objets décoratifs rarement montrés, conçus par l’artiste au début des années 1930. Un ensemble d’archives et de photographies complète le parcours. L’exposition s’accompagne également d’un catalogue illustré et d’une programmation culturelle et pédagogique.</p><p><br></p><p>« Objets surréalistes » et « objets décoratifs » des années 1930</p><p>Les années de 1929 à 1935 constituent une période particulièrement féconde pour le jeune sculpteur. Alberto Giacometti (1901-1966) participe activement au mouvement surréaliste parisien, réalisant une série de sculptures énigmatiques : certaines aux accents agressifs, ou érotiques, d’autres aux formes biomorphiques tendant vers l’abstraction.</p><p>Parallèlement, il reçoit ses premières commandes d’art décoratif et entame une collaboration étroite avec Jean-Michel Frank, grand décorateur parisien. Pour celui-ci, il conçoit une variété d’objets – appliques murales, bas-reliefs, chenets, lampes, vases et autres pièces – qu’il produit avec l’aide de son frère Diego. Bien qu’inscrites dans le domaine de la décoration d’intérieur, ces créations portent la marque de l’imaginaire surréaliste de Giacometti, perceptible tant dans leurs formes que dans leurs thématiques. Inversement, son travail décoratif nourrit parfois ses sculptures surréalistes, qui reprennent certaines formes issues de ses objets utilitaires.</p><p>Il s’associe également au groupe surréaliste à un moment où la question de l’objet devient centrale au mouvement. Les surréalistes s’intéressent alors aux objets du quotidien, qu’ils détournent, associent ou transforment, rompant avec leur fonction pratique pour en faire des supports d’exploration de l’imaginaire et du désir. Contrairement aux autres membres du groupe, Giacometti ne recourt pas directement à des objets préexistants, mais compose ses sculptures à partir de formes qui évoquent des objets mais qui restent avant tout modelées.</p><p>Giacometti participe néanmoins à cette recherche en réalisant des sculptures aux fonctions ambiguës, invitant parfois à la manipulation, évoquant des jeux, ou assemblant des éléments disparates pour engendrer des réalités nouvelles et troublantes. Désormais qualifiées d’« objets surréalistes », ses oeuvres ne visent pas à représenter le monde extérieur, mais deviennent leur propres réalités. Cette manière nouvelle d’exister les rapproche de ses objets décoratifs, eux aussi pensés pour être manipulés, intégrés à la vie quotidienne et inscrits dans le monde réel.</p><p><br></p><p>[...]</p>","author_name":"FranceFineArt"}