{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5eeb32371eecbf5fb97462fc/69bc5efb3bbfcfe8db1e1511?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"🔊 “1913–1923 : L’esprit du temps” Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris  du 17 mars au 20 septembre 2026","description":"<h1>“1913–1923 : L’esprit du temps”</h1><h1>Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanie</h1><h3>au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris</h3><p>du 17 mars au 20 septembre 2026</p><p><br></p><h4>Entretien avec Bertrand Goy, historien, spécialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de l’exposition,</h4><p>par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 mars 2026, durée 23’37,</p><p>© FranceFineArt.</p><p><br></p><p>Communiqué de presse</p><p><br></p><p>Commissariat :</p><p>Bertrand Goy, Historien, spécialiste des arts extra-occidentaux</p><p>Hélène Joubert, Responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du musée du quai Branly – Jacques Chirac</p><p><br></p><p><br></p><p>L’exposition retrace l’histoire des arts africains et océaniens à Paris au début du 20e siècle, époque où objets extra-européens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de l’art moderne, autour d’artistes, d’intellectuels, de marchands et de collectionneurs précurseurs.</p><p>À travers des documents d’archives, des photographies et des oeuvres d’Afrique et d’Océanie,&nbsp;l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier de Montparnasse et révèle une décennie historique, au cours de laquelle des objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans l’histoire de l’art occidental, mais aussi dans le marché de l’art international.</p><p>1911-1913&nbsp;: de Montparnasse à la Rive droite</p><p>Au tournant du 20e siècle, quelques marchands européens approvisionnent en «&nbsp;spécimens ethnographiques&nbsp;» leurs clients, constitués principalement de musées ethnographiques et d’amateurs de curiosités « exotiques ». C’est à cette époque que Derain et Vlaminck achètent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigré hongrois se fait rapidement connaître comme marchand au goût sûr et éclectique, mettant sur le même plan productions africaines, oeuvres d’art de Perse, d’Égypte, de Chine, de Haute Époque européenne et peinture d’avant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit resté que quelques années à Paris avant de s’expatrier aux États-Unis, son apport à la reconnaissance des arts classiques d’Afrique et d’Océanie fut essentiel. L’un de ses clients, Charles Vignier, poète symboliste, se reconvertit dans l’expertise des arts orientaux dès le début du 20e siècle. En mai 1913, il décide d’organiser à la Galerie Levesque, 109 rue Saint-Honoré à Paris, une grande exposition d’arts extra-occidentaux issus principalement d’Asie et du Moyen-Orient mais où, pour la première fois, l’Afrique est également représentée.</p><p>1914-1918 : autour de Paul Guillaume</p><p>En 1912, le jeune Paul Guillaume débute sa carrière de marchand d’art en vendant quelques statuettes et masques africains à Joseph Brummer que lui a présenté le poète Guillaume Apollinaire. La même année, Paul Guillaume fonde la « Société d’Art et d’Archéologie nègre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres d’art d’Afrique et d’Océanie aux côtés des créations d’artistes d’avant-garde. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Paul Guillaume se tourne vers New York où il participe à la première exposition consacrée exclusivement à l’art africain traditionnel. Elle se tient à la Galerie 291 dirigée par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et éditeur américain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, l’exposition organisée à l’association «&nbsp;Lyre et Palette&nbsp;» (située au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : c’est la première fois que l’on expose à Paris des pièces provenant des continents africains et océaniens, non pour Ieur intérêt ethnographique ou archéologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nègres, un des premiers ouvrages consacrés exclusivement aux arts africains et océaniens. </p><p>[...]</p>","author_name":"FranceFineArt"}