{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5e95c4e5a02b2a6878cc81f2/65a7a592b355d80017cdc758?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"J’ai quitté les rondes paisibles — journal d’un ouvrier —  Louis Aubert ","description":"<p>« Quand tu vas sur une ligne de production, c’est pour ton pays, c’est pour la magie », a déclaré il y a deux ans une ministre macroniste au cours du « plus grand rassemblement business de France ». Écoutons plutôt le regretté Joseph Ponthus, auteur d’À la ligne : on ne va pas à l’usine pour rêver « mais pour des sous ». Et, parfois, on se défait de son travail quotidien sur des bouts de papier. Ponthus notait aussi : « Au fil des heures et des jours le besoin d’écrire s’incruste tenace comme une arrête dans la gorge. » C’est ce même besoin qui, une décennie durant, a animé l’auteur de ce récit que nous publions. Ouvrier dans l’agro-industrie depuis une vingtaine d’années, Louis Aubert s’attache non seulement à relater tout ce temps passé dans des frigos mais aussi à décomposer ce qu’implique pour lui ce geste-là. « J’écris pour me joindre au cortège des récits ouvriers, aux récits de ces corps qui vont chaque matin vers les fatigues prochaines, trébuchent, résistent, flanchent, trichent, désertent. » Premier texte d’une série en six volets tout entière consacrée à la littérature du travail.</p><p><br></p><p>https://www.revue-ballast.fr/jai-quitte-les-rondes-paisibles-journal-dun-ouvrier/</p><p><br></p><p>Texte de Louis Aubert, lu par Roméo Bondon et Anne Feffer.</p>","author_name":"Ballast"}