{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/5ddb01e89cc455dd787f9a10/5ddb0531ecf3e57a717c0e12?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"#2 Paume, Rainer Maria Rilke (by Magali)","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/5ddb01e89cc455dd787f9a10/1581977961091-c882d8e49ed6bdfa982b7e0610483aeb.jpeg?height=200","description":"<p><br></p><p>Pour inaugurer ce podcast, j'ai choisi de vous parler de <em>Paume, </em>un poème de Rainer Maria Rilke qui a je trouve un pouvoir d’évocation extraordinaire : le poète imagine que dans les paumes de nos mains ont dormi des étoiles, et que c’est quand ces astres se sont levés vers le ciel que sont apparus les plis, lignes, froissements, ridules de nos mains. Féérique !</p><p><br></p><p>Paume</p><p><br></p><p>Paume, doux lit froissé</p><p>où des étoiles dormantes</p><p>avaient laissé des plis</p><p>en se levant vers le ciel.</p><p><br></p><p>Est-ce que ce lit était tel</p><p>qu’elles se trouvent reposées,</p><p>claires et incandescentes,</p><p>parmi les astres amis</p><p>en leur élan éternel ?</p><p><br></p><p>Ô les deux lits de mes mains,</p><p>abandonnés et froids,</p><p>légers d’un absent poids</p><p>de ces astres d’airain.</p><p><br></p><p>Rainer Maria Rilke&nbsp;</p><p><br></p><p>in <em>Vergers, suivi d’autres poèmes français,</em> Éd. Gallimard, collection NRF Poésie</p><p>© Insel Verlag, Frankfurt am Main, 1949, et Éditions Gallimard, Paris, 1926</p>","author_name":"Magali Fourmaintraux et Alexandre Amiot"}