{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/59489740-4c9e-4e64-a16b-569a446331b9/64ecbe49116ab1001138372f?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Nadia Khiari : “Faire un dessin, c’est créer des questionnements, développer l’esprit critique”","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/61a7d42d0fef25b8b98dee3b/1693236484431-17b692401e918185a44b1c275a61f959.jpeg?height=200","description":"<p>Pour ce dernier épisode, nous donnons la parole à Nadia Khiari, la dessinatrice de Willis from Tunis&nbsp;: un chat né en janvier 2011, pendant les “<a href=\"https://www.courrierinternational.com/sujet/printemps-arabe\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">printemps arabes</a>”, qui commente l’actualité tunisienne et mondiale dans les pages de <em>Siné Mensuel,</em> mais aussi, régulièrement, dans celles de <em>Courrier international. “Un chat plutôt gentil et mignon, mais qui, régulièrement, sort ses griffes”,</em> souligne Nadia Khiari.</p><p><em>“Faire un dessin, c’est créer des questionnements, c’est développer l’esprit critique, c’est contrer un pouvoir surpuissant. C’est révéler aussi les discours formatés des politiques,</em> rappelle-t-elle. <em>On a besoin du dessin de presse, mais le monde se ferme de plus en plus. Et le danger qui nous guette, c’est d’être virés de nos journaux parce qu’on dérange.”</em></p><p>Malgré le bref espoir apporté par les “printemps arabes” en 2011, la vie démocratique en Tunisie est à nouveau verrouillée par le pouvoir. Le président <a href=\"https://www.courrierinternational.com/sujet/kais-saied\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Kaïs Saïed</a> reprend à son compte de vieilles méthodes liberticides&nbsp;: la publication récente du décret&nbsp;54, censé lutter contre les fake news, représente en fait un danger réel pour la liberté d’expression, souligne la dessinatrice.</p><p><em>“Moi, je me considère comme une citoyenne tunisienne qui lutte pour que son pays aille mieux. Et mon moyen de communiquer, c’est le dessin. C’est celui dans lequel je me sens le plus à l’aise. C’est une manière de parler de sujets importants&nbsp;: si l’on ne remet pas en question l’ordre établi, on n’avance pas, et la société n’évolue pas”,</em> conclut Nadia Khiari.<em> “Le dessin de presse et le journalisme sont indispensables à l’évolution et à la santé d’une démocratie.”</em></p>","author_name":"Courrier International & Agence française de développement"}