{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/28613e90-37d5-44ad-8d18-4ce4919d605c/6155cfce59a3fa00137f308a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Entretien avec Camille Emmanuelle","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/60dcc5f7c0f8e6d8e64b0295/1633013617976-306daf5902a6dc356d737ff6a26af033.jpeg?height=200","description":"<p>Camille Emmanuelle est journaliste, spécialisée dans les questions de genre et de sexualité, mais aussi essayiste et romancière. On l’a lue, entre autres, dans<em> Les Inrocks et&nbsp;L’Obs. </em>Parmi ses publications, on lui doit le guide <em>Paris couche-toi là&nbsp;! </em>(Parigramme, 2014), le roman <em>Le Goût du baiser </em>(Thierry Magnier, 2019) ou encore les essais <em>Sang tabou&nbsp;: ne plus jamais rougir de nos règles</em> (La Musardine, 2017) et <em>Sexpowerment&nbsp;: le sexe libère la femme (et l’homme)</em> aux éditions Anne Carrière en 2016. Dans cette même maison, Camille Emmanuelle est éditrice et dirige la collection «&nbsp;Sex Appeal&nbsp;».</p><p><br></p><p>Mais c’est pour le livre <em>Ricochets.&nbsp;Proches de victimes d’attentats&nbsp;: les grands oubliés,</em> paru chez Grasset le 1er&nbsp;septembre, que Peggy Sastre et Laetitia Strauch-Bonart ont choisi d’en faire la seconde invitée de la&nbsp;nouvelle saison des Contrariantes. Un ouvrage obligeant à enfreindre la loi fondamentale de la séparation entre la femme et l’artiste puisque, pour commencer à le comprendre, il faut savoir que Camille Emmanuelle est à la ville l’épouse de Luz, dessinateur et <a href=\"https://www.lepoint.fr/medias/charlie-hebdo-luz-annonce-son-depart-18-05-2015-1929300_260.php\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">longtemps caricaturiste pour <em>Charlie Hebdo</em></a>. Le 7&nbsp;janvier 2015, c’est grâce à une panne de réveil – la veille, ils avaient trop arrosé son anniversaire – qu’<a href=\"https://www.lepoint.fr/societe/charlie-hebdo-la-vie-d-apres-04-01-2017-2094598_23.php\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">il échappera à l’attentat</a> des frères Kouachi en arrivant en retard à la conférence de rédaction…</p><p><br></p><p>Dans l’après-midi, Camille Emmanuelle est aux côtés de son époux pour un premier entretien psychologique à l’hôpital. La psychologue se tourne vers elle&nbsp;: «&nbsp;Et vous, comment allez-vous&nbsp;?&nbsp;» Pourquoi cette question&nbsp;? Elle va bien, ce n’est pas elle qui est traumatisée&nbsp;! Mais, pour la thérapeute, son lien avec une victime fait de Camille une «&nbsp;victime par ricochet&nbsp;».</p><p><br></p><p>C’est sur ce sujet méconnu, reconnu par la psychiatrie en 2013 à peine, que Camille Emmanuelle livre une enquête aussi personnelle que journalistique qui l’a fait&nbsp;aller à la rencontre d’autres proches de victimes, de psys, d’avocats, de sociologues et même d’un jardinier pour s’interroger sur ce qu’être «&nbsp;ricochet&nbsp;» – elle refuse désormais de lui associer le «&nbsp;victime par&nbsp;» – implique et signifie. Si l’entretien avec les Contrariantes est ponctué de ses éclats de rire, Camille Emmanuelle ne cache rien de la trajectoire chaotique que peut prendre la «&nbsp;résilience&nbsp;». Et elle n’étouffe pas non plus sa colère face aux défaillances de l’État ou à l’indécence de ses (anciens) amis qui auront craché sur des cadavres encore tièdes en faisant le procès de&nbsp;la liberté d’expression.</p>","author_name":"Le Point"}