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cover art for Tomoko Sauvage | #34 | BS2

Biennale Son - Accordages

Tomoko Sauvage | #34 | BS2

Saison 2, Ep. 34

Accordages – Saison 2


Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Tomoko Sauvage, artiste sonore née en 1976 et basée à Paris. Son travail, à la croisée de la nature et de l’électronique, déploie des paysages d’écoute immersifs et contemplatifs. Entre eau, céramique et hydrophones, ses instruments inventés donnent naissance à des sonorités fragiles, mouvantes, souvent imprévisibles, qui nous reconnectent à la matière et à ses vibrations invisibles.


À la Biennale Son 2025, elle présente Buloklok (2022), une installation composée de sculptures en verre, d’eau et de bulles mises en mouvement par un dispositif de pompes et de sons amplifiés. Véritable « garde-temps », l’œuvre mesure et met en scène les rythmes respiratoires de différents êtres vivants. Chaque cavité se remplit d’air et relâche ses bulles, produisant notes et pulsations selon la taille des volumes et la pression exercée. Inspirée des clepsydres antiques, Buloklok propose une autre expérience du temps : fluide, intime, pluriel – à l’image des temporalités de chaque organisme.


Cette œuvre prolonge la pratique performative de Tomoko Sauvage, qui fait résonner depuis plusieurs années des coquillages cauris comme instruments de bulles sonores. Elle interroge ainsi la mesure, la mémoire et le souffle du monde, dans un dialogue délicat entre la rigueur physique des phénomènes et leur poésie acoustique.


La réalisation des sculptures en verre a été confiée aux souffleurs Takashi Hamada et Silicybine. Les premières itérations de Buloklok ont été soutenues par Sonic Acts, Amsterdam, et co-soutenues par The 5th Floor, Tokyo.


À travers cette proposition, Tomoko Sauvage poursuit son exploration des matériaux vivants, de l’eau aux ondes, et invite à une écoute élargie où chaque bulle devient souffle, mesure et musique.


Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.

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  • 41. Annika Kahrs | Accordages #41 | BS2

    16:42||Saison 2, Ep. 41
    Annika Kahrs : écouter les fanfares, décoder le politiquePour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Annika Kahrs, artiste berlinoise dont le travail interroge la musique comme force sociale, espace de dialogue et révélateur de tensions invisibles. Entre performance, film et installation sonore, elle explore la manière dont le son circule entre les corps, les institutions, les cultures — et ce qu’il nous dit de notre manière de vivre ensemble.À la Biennale Son 2025, elle présente Les Fanfares, un film tourné dans la Salle du Grand Conseil à Sion. Pendant 22 minutes, des musiciennes et musiciens issus de fanfares valaisannes rejouent un héritage culturel aussi vibrant que paradoxal. Car ici, la musique n’est pas seulement une tradition festive : elle a longtemps été liée aux partis politiques locaux, tissant des alliances, des appartenances, des identités collectives.Cette œuvre met à nu cette histoire complexe, révélant ce qu’elle dit d’un territoire mais aussi, en creux, d’une dynamique plus universelle : la manière dont les communautés musicales peuvent refléter, amplifier — ou parfois questionner — les structures de pouvoir.Le film s’accompagne d’un journal spécialement conçu pour l’exposition. Archives, discours, coupures de presse : il retrace comment l’imbrication entre musique et politique, très forte au début du XXᵉ siècle, s’est progressivement effacée. Une disparition silencieuse, que Kahrs transforme en matière à écouter.À travers Les Fanfares, Annika Kahrs poursuit son exploration des fonctions culturelles et sociales du son. Elle collabore avec des musiciens, des chercheurs, des techniciens du son, faisant de chaque projet un espace de co-construction. Ses œuvres observent comment la musique circule, ce qu’elle porte, ce qu’elle libère — et comment, parfois, elle devient le miroir de nos structures sociales.En filmant, en enregistrant, en mettant en scène cette polyphonie humaine, Annika Kahrs nous invite à tendre l’oreille vers ce qui relie, vers ce qui a changé et vers ce qui persiste. Une manière d’écouter autrement les communautés, les histoires et les espaces qui composent nos vies quotidiennes.Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 40. Stephan Crasneanscki | Accordages #40 | BS2

    25:42||Saison 2, Ep. 40
    Stephan Crasneanscki : écouter les paysages qui disparaissentPour la Biennale Son 2025, Arnaud Laporte rencontre Stephan Crasneanscki, artiste sonore et cofondateur du Soundwalk Collective. Avec Invisible Landscape, créé spécialement pour cette édition, il scrute la fragilité des paysages d’altitude et la manière dont le son révèle ce qui s’efface : glaciers, reliefs, traces humaines.Ses voyages — du Groenland à l’Atacama en passant par les barrages alpins — nourrissent trois installations présentées à Chandoline.La pièce principale, Invisible Landscape, mêle enregistrements de terrains menacés, guitare de Jim Jarmusch et voix de Charlotte Gainsbourg, Nan Goldin et Willem Dafoe lisant Rachel Carson. Le tout compose une méditation sur un monde en mutation.Deux autres œuvres prolongent cette réflexion :– Mercredi 12 sept. 2012, une pièce brève réalisée à Mauvoisin, diffusée par intervalles réguliers. Dans le hall, une œuvre visuelle occupe les grandes baies vitrées : des mots extraits des ouvrages de Rachel Carson, imprimés à l’envers sur le verre, que la lumière projette au sol. Selon l’heure, ils apparaissent plus ou moins nets — traces fantomatiques d’un savoir en train de s’effacer, suspendues entre mémoire et disparition.– Mardi 13 sept. 2022 – Rolle, relecture sonore d’Opération Béton, projection intégrale du film enrichie d’un mix inédit de la voix de Godard et de matériaux sonores issus de ses archives.À travers ces trois volets, Crasneanscki invite à écouter ce qui subsiste dans les silences du monde : archives sensibles, signes d’alerte, fragments de mémoire.Un podcast Biennale Son, imaginé et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 39. Jean-PaulFelley | Accordages #39 | BS2

    35:31||Saison 2, Ep. 39
    Jean-Paul Felley : inventeur, directeur et curateur de la Biennale SonDans cet épisode, nous partons à la rencontre de l’inventeur, directeur et curateur de la Biennale Son. Une conversation intime qui retrace les grandes lignes de son parcours et cette manière bien à lui de penser le son comme un espace d’expérimentation et de rencontre.Il y dévoile aussi les coulisses de la programmation : comment se construit une édition, comment naît une vision artistique, et pourquoi il choisit d’inviter à chaque fois un·e curateur·ice associé·e pour ouvrir le champ, déplacer les regards et faire vibrer d’autres sensibilités.Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 38. Sébastien Robert | Accordages #38 | BS2

    26:08||Saison 2, Ep. 38
    Sébastien Robert : écouter les aurores boréalesPour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Sébastien Robert, artiste sonore et chercheur, dont le travail relie art, science et cosmologies autochtones autour d’un même mystère : les sons des aurores boréales.Depuis 2021, Sébastien Robert explore ce phénomène rare et longtemps nié par la science occidentale. À partir de témoignages issus de communautés de l’Arctique — du Canada à la Norvège —, il reconstitue une mémoire acoustique du ciel : celle d’un monde où la lumière chante, où la matière devient vibration.À la Biennale Son 2025, il présente un ensemble d’œuvres interconnectées qui prolongent cette recherche :– Electronic Evocations of Sound’s Reality, une vidéo mêlant récits autochtones et enregistrements électromagnétiques ;– That Dance Between the Poles of Sound, qui révèle, par le sonogramme, la coexistence fragile entre signaux naturels et pollution électromagnétique ;– The Sun, My Father, une installation synesthésique où la lumière des aurores traverse un cristal de quartz pour se transformer en son ;– et Magnetic Fluctuations, un système génératif en temps réel, développé avec l’astronome Rob Stammes, qui traduit les variations de l’activité aurorale en une composition musicale.À travers ces œuvres, Sébastien Robert nous invite à écouter autrement : à tendre l’oreille vers ce qui disparaît, à percevoir l’invisible, à retrouver dans la vibration du monde une mémoire partagée entre ciel et terre.Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 37. Eric Hattan | Accordages #37 | BS2

    26:39||Saison 2, Ep. 37
    Accordages – Saison 2Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Eric Hattan, artiste suisse né en 1955 et basé à Bâle. Depuis les années 1980, il détourne avec humour et acuité les objets du quotidien, les espaces urbains et les architectures, révélant l’inattendu dans l’ordinaire.À la Biennale Son 2025, il présente notamment Unplugged (The Köln Concert at Hotel Chelsea) (2024), une installation vidéo composée de cinq écrans suspendus dans la cage d’escalier. Le mélange des sons produits par les vidéos — un bruissement proche d’une cascade — crée un environnement immersif et méditatif. Dans cette série entamée dans les années 1990, Hattan filme ses mains retournant des emballages trouvés, capturant le son et le geste d’une transformation simple, poétique et critique à la fois.Il expose également, en collaboration avec Oliver Senn, les œuvres Tour de S(i)on – ou: Chasse s’eau et Für Passanten, où l’eau et le son dialoguent selon des rythmes imprévisibles. Ces installations, entre sculpture et instrument, interrogent le flux, l’attente et la surprise, comme une partition ouverte à l’interprétation du lieu et du temps.Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 36. Maxime Guitton | #36 | BS2

    20:53||Saison 2, Ep. 36
    Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Maxime Guitton, historien de la musique et curateur associé de la Biennale Son 2025.À travers son regard, il interroge les liens invisibles entre musique, amitié et famille : que se passe-t-il lorsque ces relations affectives deviennent partie prenante de l’expression artistique ? Comment l’art peut-il se concevoir non seulement entre ami·es, mais aussi comme un geste d’amitié ?Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 35. Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson | #35 | BS2

    29:16||Saison 2, Ep. 35
    Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Melissa Dubbin (née en 1976) et Aaron S. Davidson (né en 1971), artistes basés à Brooklyn. Ensemble, ils développent une pratique collaborative qui traverse sculpture, installation, vidéo et son, explorant la mémoire des matériaux et leurs métamorphoses. Dans leurs œuvres, pierres précieuses, métaux, fluides ou voix deviennent des vecteurs d’énergie, de transmission et de récits partagés.À la Biennale Son 2025, ils présentent Vocal Braid (2025), une installation immersive où verre, eau, porcelaine et dispositifs électroniques s’entrelacent pour donner corps à une réflexion sur la voix comme matrice de réalité. Inspirée aussi bien par les chants ancestraux que par la grenouille pacifique – dont le coassement a façonné notre imaginaire sonore collectif – l’œuvre tisse voix humaines, bulles d’air et fréquences fantômes en une architecture acoustique liquide. Chaque bulle, chaque souffle devient espace d’intimité, sphère sonore où se rejoue l’expérience originelle de l’écoute avant la naissance.Cette pièce dialogue avec les écrits de la psychanalyste Jamieson Webster et du philosophe Peter Sloterdijk, et prend une résonance particulière dans le site de la Centrale hydroélectrique, lieu où l’eau se transforme en énergie. Vocal Braid se présente ainsi comme une méditation sculpturale sur la transmission, la mémoire et l’air que nous partageons, un fil tressé entre passé, présent et futur de nos voix.À travers cette proposition, Dubbin & Davidson poursuivent leur exploration des relations entre environnement, technologies et formes de vie, en inventant des dispositifs où l’organique et le mécanique, l’intime et le collectif, se rencontrent et s’hybrident.Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
  • 33. Bernard Blistène | #33 | BS2

    19:13||Saison 2, Ep. 33
    Accordages – Saison 2Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Bernard Blistène, historien de l’art et directeur honoraire du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou, basé à Paris. Figure singulière de la scène artistique internationale, il mêle depuis toujours esprit de sérieux et goût pour l’irrévérence, s’attachant à « corriger les mœurs en riant », fidèle aux héritages de Dada, du Lettrisme, du Situationnisme ou de Fluxus.À la Biennale Son 2025, il présente Un robinet qui s’arrête quand on ne l’écoute pas (2025), une conférence-performance qui traverse citations, échos et images en compagnie de Duchamp, Ionesco, Beuys, Reik, Cage ou encore Szendy. Entre blabla et pouët-pouët, entre jactances et gnagnagnas, il esquisse un art de l’écoute qui n’oublie pas de se taire, et qui assume volontiers l’humour comme l’esprit de sérieux.Bernard Blistène vient récemment de publier des essais consacrés à l’Arte Povera, à la photographie, à l’Art brut, ainsi qu’aux dernières œuvres de Georg Baselitz. On lui doit également la conception de nombreuses expositions qui font référence : Danses tracées (1991), Poésure et Peintrie (1993), Poésie directe (1993), L’Esprit Fluxus (1995) ou encore Un Théâtre sans théâtre (2007). Avec le Nouveau Festival du Centre Pompidou (2009-2015), il inventa un laboratoire interdisciplinaire où se croisaient tambours, trompettes et esprits libres.À travers cette proposition pour la Biennale Son, Blistène poursuit son compagnonnage avec les avant-gardes et les périphéries, faisant dialoguer mémoire et dérision, pensée et ver d’oreille, pour celles et ceux qui « connaissent la musique ».Production : Biennale Son – ValaisUn podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.