À qui profite la tech for good ?

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Profits et bien commun, le casse-tête de Phenix

Saison 1, Ép. 1

Phénix est l’un des fleurons de la tech for good. Avec sa plateforme numérique, la start-up se veut l’un des champions de la lutte anti gaspi. Depuis 5 ans, elle a su convaincre la grande distribution de donner ses invendus aux associations caritatives, plutôt que de les jeter, en rentabilisant la gestion des produits en fin de vie. Sur le papier, le modèle est sans faille. Mais qu’en pensent les bénéficiaires ? Bénévoles des associations caritatives, employés des supermarchés, personnes démunies… Michèle Foin est allée à leur rencontre en suivant le trajet des invendus, à bord d’un camion de Phénix. Une tournée parisienne qui montre qu’il n’est pas si simple pour la start-up de concilier profits et bien commun surtout lorsque la logique du zéro gaspi vient empiéter sur l’aide alimentaire.


Avec :

Jean Moreau, PDG de Phénix ; Jean Baptiste Blondel, consultant chez Wavestone ;

Djaffar et Nathalie, chauffeurs livreurs chez Phénix ;

Les bénévoles et les bénéficiaires des associations Montparnasse Rencontres, Basiliade, et de la Conférence Saint Vincent de Paul

Les employés des magasins parisiens de Franprix.

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2/24/2022

Valeur financière ou valeur morale, le dilemme de la tech4Good selon BayesImpact

Saison 1, Ép. 2
Bayes Impact est une ONG fondée en 2014 par Paul Duan dont l’ambition est de “créer les conditions pour que chaque citoyen puisse inventer le service public qu’il souhaite voir exister”. En 2016 il a créé BOB-emploi, une intelligence artificielle qui accompagne les chômeurs dans leur recherche d’emploi. Gratuite et open-source, elle a depuis profité à plus de 300 000 personnes. Elle a aussi été intégrée au système d’information des missions locales de la région Grand Sud PACA pour aider les conseillers dans l’accompagnement des 18-25 ans. Mais qu’est-ce qui fait la valeur d’une technologie quand elle se dit être au service du bien commun ? Sa mission ou sa rentabilité ? Patrick Gaillardin est allé à la rencontre de ces conseillers pour comprendre ce que “vaut” BOB et quel rôle peut jouer l’intelligence artificielle dans la lutte contre le chômage. Un épisode qui interroge le financement des communs et la pertinence des modèles capitalistiques pour mesurer la valeur des services fournis.Avec :Paul Duan, fondateur de Bayes ImpactMartin Davy, responsable de la communication de l’association des missions locales Grand Sud Provence Alpes Côte d’AzurJulian Bonnesset et Stéphanie Ordenez, conseillers en insertion professionnelle à la Mission locale d’Aix en provencePierre Alain Martignoles, informaticien et bénéficiaire de BOBBenjamin Wattine, co-fondateur de Sowefund, la plateforme d’investissement participatif spécialiste des startups françaises innovantes
3/3/2022

Fracture numérique et fracture sociale avec Wetechcare

Saison 1, Ép. 3
L’exclusion numérique, une réalité qui concerne 13 millions de personnes en France et 7 à 8 millions de personnes en très grande difficulté. Problème d’équipement, difficulté d’accès aux services publics en ligne, plateformes trop complexes à utiliser... Pauline Bandelier s’est intéressée à la réponse de l’association We TechCare, dont l’objectif est d’amener les personnes en fragilité vers l’autonomie numérique. Fondée avec le soutien de Google et de la Fondation SFR, l’association a également reçu des financements de la part du ministère des Solidarités et de la Santé.Cet épisode nous emmène à Schiltigheim, dans le Grand Est, à la rencontre de l’entreprise d’insertion Humanis, soutenue par We TechCare dans le cadre d’un programme d’accompagnement des salariés en insertion. Avec en tête un questionnement : comment répondre aux besoins de chaque personne dans le cadre de formations collectives et normées, et comment toucher les publics les plus en difficulté ?Avec : Linda Salli et Johnny, salariés en insertion chez HumanisKhamran Yekrangi, directeur d’HumanisJean Deydier, fondateur de We TechCareFrançois Lucas, sociologue spécialiste de la ville numériqueKarine Gentelet, professeure agrégée de sociologie à l’université du Québec et titulaire de la Chaire de recherche intelligence artificielle et justice sociale (Abeona – ENS-PSL – OBVIA)