À qui profite la tech for good ?

2/24/2022

Valeur financière ou valeur morale, le dilemme de la tech4Good selon BayesImpact

Saison 1, Ép. 2
Bayes Impact est une ONG fondée en 2014 par Paul Duan dont l’ambition est de “créer les conditions pour que chaque citoyen puisse inventer le service public qu’il souhaite voir exister”. En 2016 il a créé BOB-emploi, une intelligence artificielle qui accompagne les chômeurs dans leur recherche d’emploi. Gratuite et open-source, elle a depuis profité à plus de 300 000 personnes. Elle a aussi été intégrée au système d’information des missions locales de la région Grand Sud PACA pour aider les conseillers dans l’accompagnement des 18-25 ans. Mais qu’est-ce qui fait la valeur d’une technologie quand elle se dit être au service du bien commun ? Sa mission ou sa rentabilité ? Patrick Gaillardin est allé à la rencontre de ces conseillers pour comprendre ce que “vaut” BOB et quel rôle peut jouer l’intelligence artificielle dans la lutte contre le chômage. Un épisode qui interroge le financement des communs et la pertinence des modèles capitalistiques pour mesurer la valeur des services fournis.Avec :Paul Duan, fondateur de Bayes ImpactMartin Davy, responsable de la communication de l’association des missions locales Grand Sud Provence Alpes Côte d’AzurJulian Bonnesset et Stéphanie Ordenez, conseillers en insertion professionnelle à la Mission locale d’Aix en provencePierre Alain Martignoles, informaticien et bénéficiaire de BOBBenjamin Wattine, co-fondateur de Sowefund, la plateforme d’investissement participatif spécialiste des startups françaises innovantes 
3/3/2022

Fracture numérique et fracture sociale avec Wetechcare

Saison 1, Ép. 3
L’exclusion numérique, une réalité qui concerne 13 millions de personnes en France et 7 à 8 millions de personnes en très grande difficulté. Problème d’équipement, difficulté d’accès aux services publics en ligne, plateformes trop complexes à utiliser... Pauline Bandelier s’est intéressée à la réponse de l’association We TechCare, dont l’objectif est d’amener les personnes en fragilité vers l’autonomie numérique. Fondée avec le soutien de Google et de la Fondation SFR, l’association a également reçu des financements de la part du ministère des Solidarités et de la Santé.Cet épisode nous emmène à Schiltigheim, dans le Grand Est, à la rencontre de l’entreprise d’insertion Humanis, soutenue par We TechCare dans le cadre d’un programme d’accompagnement des salariés en insertion. Avec en tête un questionnement : comment répondre aux besoins de chaque personne dans le cadre de formations collectives et normées, et comment toucher les publics les plus en difficulté ?Avec : Linda Salli et Johnny, salariés en insertion chez HumanisKhamran Yekrangi, directeur d’HumanisJean Deydier, fondateur de We TechCareFrançois Lucas, sociologue spécialiste de la ville numériqueKarine Gentelet, professeure agrégée de sociologie à l’université du Québec et titulaire de la Chaire de recherche intelligence artificielle et justice sociale (Abeona – ENS-PSL – OBVIA) 
3/31/2022

Simplon où le pari du numérique pour tous

Saison 1, Ép. 7
École de la tech pas comme les autres, Simplon forme gratuitement des apprenants issus de publics jusqu’alors peu représentés dans le secteur. Depuis 2013, l’école a formé plus de 15 000 personnes et c’est le premier acteur de l’économie sociale et solidaire. Mais l’école Simplon est-elle si inclusive qu’elle le dit ? Alors que beaucoup de ses formations sont financées par des grands groupes comme BNP ou Apple qui pré-recrutent certains candidats, peut-elle se permettre d’intégrer tous les candidats, même ceux les plus éloignés de l’emploi ? Ces questions, Pauline Bandelier les a posées à Fréderic Bardeau, le co-fondateur de Simplon, après avoir rencontré Saida, Maria et Kenwele, trois jeunes entrepreneuses formées par cette école. A l’aune des récents scandales qui ont montré que loin de réduire les préjugés, l’intelligence artificielle contribue parfois à les amplifier, la diversité peut-elle vraiment rendre la tech plus éthique et moins discriminante ? Avec :Saida, Maria et Kenwele, fondatrices de la women’s web agencyFrédéric Bardeau, co-fondateur de SimplonCarole Soucaille, directrice de la mission locale d’Aulnay-sous-BoisAnna Choury, mathématicienne, créatrice de la start-up Maathics pour une IA équitableKarine Gentelet, professeure agrégée de sociologie à l’université du Québec et titulaire de la Chaire de recherche intelligence artificielle et justice sociale (Abeona – ENS-PSL – OBVIA) 
4/6/2022

Quel avenir pour la tech avec Plastic Odyssey

Saison 1, Ép. 8
De quoi parle-t-on quand on parle de “Tech” ? Le plus souvent de nouvelles technologies et de progrès qui sont censés rendre le monde meilleur mais à grands renforts de complexité. Rarement d’innovations qui poussent à la sobriété. Une sobriété pourtant requise pour relever nos défis environnementaux. Plastic Odyssey, une startup de la GreenTech Verte, a fait le pari de valoriser les déchets plastiques grâce aux technologies lowtech et open-source.Son objectif : faciliter l’émergence de PME de recyclage dans les pays les plus impactés par ces pollutions. C’est grâce à ce programme d’accompagnement et d’accélération, que l’entreprise Purple Alternative Surface a mis au point sa dalle de revêtement routier fabriquée à partir de déchets plastiques qui auraient dû être enfouis ou brûlés, comme les trois quart de ces rebuts. Patrick Gaillardin est allé rencontrer ces entrepreneurs ingénieux pour comprendre ce que la lowtech pouvait nous apporter, alors que nous vivons à crédit sur les ressources de notre écosystème depuis 1970. Avec :Pierre Quinonero, co-fondateur avec Sébastien Molas de Purple Alternative Surface  Simon Bernard, co-fondateur de Plastic Odyssey Duc HaDuong, entrepreneur de la FrenchTech et fondateur de Officience Bruno Caudron directeur technique chez Plaxer David Fontaine, directeur de Plaxer Alan Fustec directeur de l’agence Lucie et fondateur de GoodWill Management.