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8. Le Corps et la Chirurgie
30:17||Saison 3, Ep. 8Comment savoir si nos désirs viennent vraiment de nous-mêmes ou d'une pression pour correspondre à certaines images ? Dans cet épisode, cinq femmes partagent leur expérience de la chirurgie esthétique, explorant la quête de confiance en soi, la pression sociale et le désir de transformation profonde pour se sentir véritablement elles-mêmes. Elles évoquent également leurs doutes, peurs et les jugements souvent associés à ces choix.Les données des dernières années confirment une forte augmentation des interventions de médecine et de chirurgie esthétique, en particulier chez les jeunes de 18 à 34 ans, qui commencent à remplacer la patientèle historique, généralement âgée de 50 à 60 ans. Dans "Génération bistouri : Enquête sur les ravages de la chirurgie esthétique chez les jeunes", Elsa Mari et Marianne Riou tirent la sonnette d’alarme. Elles parlent de ces jeunes patientes, obsédées par un physique en sablier à la Kardashian, qui prennent des rendez-vous via Instagram.Les raisons de s’inquiéter de l'importance, pour les femmes représentant la grande majorité des patientes, d'avoir un physique "parfait" ou de lutter contre le vieillissement, sont nombreuses. Cependant, il existe aussi des témoignages d’opérations ayant soulagé et libéré des complexes douloureux.La chirurgie esthétique est un sujet chargé d’émotions, d’ambivalences et de questionnements intimes. Personnellement, j’ai toujours pensé qu'il fallait travailler sur moi en thérapie et pratiquer le sport pour tout résoudre. Mais parfois, je me dis qu'en quelques heures, suivies de semaines de récupération, je pourrais éliminer les zones qui me complexent depuis des années ou rehausser mes seins alourdis par les allaitements. j'écoute attentivement…Qui vivra verra.
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7. Le Corps Meurtri
25:00||Saison 3, Ep. 7Quand j’ai planifié cet épisode il y a plusieurs mois, j’avais noté ce bout de phrase dans mon carnet : c’est marrant, il y a des moments de vie ou le rapport au temps change totalement. Dans la grossesse, et lors des premiers mois de vie d’un enfant, tu penses en jours, en semaines, en moi : tu peux dire des phrases comme : « ma fille a fêté ses 7 mois il y a 10 jours », des phrases qui n’ont aucun sens dans la vraie vie. L’autre moment ou le temps se compte, s’étire et se rétracte d’une manière complètement étrangère, c’est dans le chagrin d’amour : « je ne lui ai pas parlé depuis 5 semaines et deux heures. »J’avais envie de parler de chagrin d’amour dans cet épisode parce que j’en ai vécu pas mal, et à chaque fois avec la nette sensation de vivre le pire, le plus bouleversant, le plus douloureux, le plus tragique, à m’agripper aux livres et à la musique comme à des radeaux, pour me rappeler que l’humanité entière en vit depuis toujours, des gros chagrins. Et puis finalement c’est vrai, le temps passe, le creux au fond du ventre aussi, et puis un jour, on aime quelqu’un d’autre. J’avais envie de faire un épisode sur le chagrin d’amour et puis finalement ce sont des notes vocales sur la dépression qui sont arrivées. Des témoignages bouleversants sur la vie avec cette ombre-là, ce qu’elle fait au cœur, à l’esprit, aux idées, sur ce que la prise de médicaments fait au corps. C'est vital de parler de ces sujets là, de s'affranchir de la stigmatisation des maladies mentales. Merci aux femmes courageuses qui se sont confiées sur ce sujet important. Des témoignages du corps qui surmonte le chagrin, la douleur, qui vit avec, qui vit pendant, qui vit après.
6. Le Corps qui Avance
30:58||Saison 3, Ep. 6La semaine prochaine c’est mon anniversaire. Les anniversaires, le mien, celui des autres, c’est toujours une période de très grande joie. J’adore le fêter, généralement en grande pompe : c’est plus un jour de fête, à la maison, c’est un mois entier en célébrations, et je ne me résous à jeter les ballons qui jonchent le salon qu’une fois tristement dégonflés d’eux-mêmes. J’ai eu mes premiers cheveux blancs vers 28 ans. Au départ, ils n’étaient qu’une dizaine. Aujourd’hui, si je laissais assez de semaines s’écouler entre deux passages chez le coloriste, je pourrais profiter d’un look châtain sel, et j’avoue ne pas très bien le vivre. Je vais avoir 35 ans et on m’a dit : c’est à 35 ans qu’il faut commencer le Botox. Mes copines qui gravitent autour des 40 s’échanges les coordonnées de médecins esthétiques. Moi j’ai déjà passé tellement d’années à me trouver grosse que je ne sais pas s’il me reste l’énergie de me trouver vieille. C’est comme si j’avais épuisé mes crédits de détestation de soi. En tous cas j’en suis au stade ou vieillir, je trouve ca génial. Je me sens plus forte, mieux dans mes baskets que je l’étais à vingt et même à trente. Alors peut-être que c’est juste que je ne suis pas « assez » vieille pour en sentir le poids ou les effets, mais je regarde ma mère vieillir, je repense à ma grand-mère, que je trouvais si belle même dans ces dernières années, je regarde ces icones comme Andy Macdowell, les cheveux argentés sur les tapis rouge, et je me dis qu’on vit une époque chouette ou l’âge aussi a de la valeur. J’avais envie d’entendre des femmes de tous âges parler de leur rapport au corps qui vieillit, aux années qui passent et ca se voit, des femmes qui parlent de peurs, de privilège, de joies et de désir.
5. Le Corps dans le Yoga
15:42||Saison 3, Ep. 5« T’es stressée, toi non ? Mets-toi au Yoga ! » Combien de fois je me suis retrouvée sur un tapis, à regarder cette nana si souple devant moi, ou celle dix fois plus forte qui fait un headstand, à me comparer et à ressortir du cours plus stressé que je n’y étais entrée. Quand j’y pense, les seuls cours de Yoga que j’ai vraiment aimé ont été ceux que j’ai fait enceinte. Etrangement c’est en portant mes enfants que j’ai trouvé le plus facile de me connecter à moi-même. En tous cas, j’ai beaucoup voulu être gracieuse et puissante dans mon leggings mais j’ai jamais vraiment réussi à lâcher ce qu’on doit lâcher pour vraiment trouver dans le yoga le bien-être qu’il promeut. Donc a priori, un épisode sur le Yoga, bof. Mais j’ai tellement d’amies qui le pratiquent que je me suis posée la question de cette discipline, de ce que cette pratique permet : est-ce quand on écoute son corps dans le flow permis par le yoga, on entend mieux le monde ? Perso, quand j’entends Louise, Hélène et Vanessa, j’ai envie de dérouler mon tapis. Namaste !
4. Le Corps qui Parle
33:10||Saison 3, Ep. 4En France au 17e siècle, un mec qui s’appelle René Descartes a dit « je pense donc je suis », et, disons-le, il nous a un peu mis dans la merde. En tous cas, en théorisant la totale supériorité de l’esprit sur le corps, sa philosophie a imprimé dans la pensée occidentale que le corps est une bete à dompter, une bete avec des besoins primaires, bruts, ras des paquerettes quoi, et que c’est l’esprit rationnel qui l’élève. Comme si le réfléchi était plus juste que l’instinct, comme si la pensée avait pour vocation d’écraser le ressenti. Dans l’épisode de la saison 1 consacré au corps face à la violence, Roxane dit « que dirait mon corps s’il pouvait parler » : et c’est là le sujet de l’épisode d’aujourd’hui : le corps qui parle. Comment notre corps, avant même que nous n’ayons les mots, peut-il exprimer ce que l’on ressent, parfois en silence ? Pourquoi parfois, un trouble ou une douleur s’installe dans notre corps, avant même que notre esprit puisse verbaliser ou comprendre ce qui se passe ? Chez moi, je pense à ce mal de dos intense à en pleurer, cette épaule gauche qui se bloquait dans un spasme dès que j’avais un coup de stress, ou bien à une nausée insupportable qui me saisit quand je suis très contrariée mais dans le déni de l’etre. On plonge aujourd’hui dans la manière dont nos émotions et nos expériences prennent forme dans le corps, comment il nous parle, et surtout, comment apprendre à l’écouter, à décoder les messages qu’il nous envoie.
3. Le Corps: les Poils & les Cheveux
23:24||Saison 3, Ep. 3Comme plein de filles aux cheveux bouclés, je les ai toujours voulus raides – on me dit dans l’oreillette que la réciproque existe. La triste vérité c’est qu’au collège je repassais chez moi au lieu d’aller à la cantine pour me « relisser la frange » et très tôt j’ai flambé mon argent de poche dans des produits capillaires, tantôt pour galber mes boucles ou pour me les raidir au maximum. Je pense que j’ai testé toutes les marques de décoloration et coloration de supermarché, au grand désespoir de ma mère, et que la première semaine ou j’ai connu mon mec il m’a vue rousse le lundi, blonde le mercredi et brune le samedi. Encore aujourd’hui, la santé de mes cheveux et le soin que je leur consacre est un élément central de ma routine beauté – autant que je me fous du maquillage, d’ailleurs. Pour moi, si la crinière va, tout va. Comme le dit mon héroïne favorite Fleabag dans la série éponyme : Hair is everything. Et nos poils alors ? Pareil, je crois que j’ai testé tous les modes d’épilation sur terre et connu quelques gros ratés avant de réunir assez d’argent pour m’offrir un bienheureux laser, mais je me demande ce que cette frénésie épilatoire révélait de moi, de notre époque, des images de femmes toutes lisses qu’on avait en tête. J’ai voulu parler rapport que nous entretenons avec nos poils et nos cheveux dans Les Voix du Corps : parce qu’il me dire beaucoup des attentes culturelles et de nos rituels personnels. Ils sont des marqueurs identitaires, des symboles de féminité, de liberté, de rébellion ou de conformisme.Les poils et les cheveux, c’est toute une histoire : entre complexes, normes imposées par la société, choix personnels, et parfois même, véritables luttes intérieures. Pourquoi sommes-nous poussé(e)s à les enlever, à les couper, à les colorer, ou au contraire à les revendiquer, à les laisser pousser ? Quelles significations leur attribuons-nous, selon les cultures, les familles, les époques ?Cet épisode explore comment nos poils et nos cheveux deviennent des terrains d’expression de soi, mais aussi des zones de tension où se croisent exigences sociales, pressions esthétiques, revendications personnelles et désir d’être soi.
2. Le Corps au Travail
31:12||Saison 3, Ep. 2Bienvenue dans cet épisode des Voix du Corps. L’épisode d’aujourd’hui explore le rapport souvent conflictuel entre notre corps et notre travail : comment le stress, la pression, les conditions physiques difficiles ou les défis du retour après une absence impactent notre bien-être et l’image de soi.Le corps, au travail, est parfois vu comme un outil à exploiter, mais il porte aussi des signes de fatigue, de douleur ou de résilience. Qu’on l’enferme dans un bureau, assis, pendant des heures, lui fasse porter des charges lourdes, ou que l’on jongle entre les exigences professionnelles et familiales, la tension entre ce que notre corps peut supporter et ce que notre environnement nous demande est un questionnement central dans une société qui donne une telle place au travail. Les notes vocales de cet épisode parlent de tout cela : la gestion du stress, la pression de retourner au boulot après un congé maternité, l’épuisement physique et mental… comment réussir à prendre soin de soi, de son corps, dans une société productiviste qui exhorte sans cesse à la performance et au « dépassement de soi » ? J’espère que vous entendez les guillemets. des témoignages de vies réelles, des voix brutes, qui nous rappellent que la manière dont nous vivons notre corps au travail dit beaucoup de la place que l’on accorde à notre santé et à notre humanité dans nos sociétés modernes. Je me permets ici de vous souhaiter de trouver l’équilibre et surtout, de vous communiquer mon militantisme farouche pour le droit à la paresse, au dolce far niente chéri des italiens, à la révolution de la sieste, au droit de gagner sa vie, le corps serein.
