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Fil de Science

L'actualité scientifique de la semaine, décryptée par Futura

Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes
Dernier Épisode9/27/2021

IA et combat, quand les robots partent au front (TechPod #8)

Non contente de s'immiscer dans chaque aspect de notre quotidien, l'intelligence artificielle est aujourd'hui exploitée dans un nombre incalculable de domaines parmi lesquels on trouve les robots de combat. Une triste association qui avait déjà alerté les experts il y a des années, et qui gagne de l'essor dans les zones de tension en quête de nouvelles stratégies.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Retrouvez les dernières actualités sur Futura :La rubrique Tech de FuturaUn scientifique iranien a été assassiné à l'aide d'une intelligence artificielle⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Techpod, la chronique de Futura dédiée à l’actualité des technologies et de la mobilité.Le 27 novembre 2020, une voiture circule sur la route d’Absard, une ville située à une cinquantaine de km à l’Est de Téhéran en Iran. Le véhicule passe à proximité d’un camion empli de gravats quand soudain, une rafale d’arme automatique perfore de quatre balles le conducteur qui meurt sur le coup. Il s’agit de Mohsen Fakhrizadeh, le plus haut scientifique chargé du nucléaire en Iran. Le tir a été précis et l’épouse du scientifique a été épargnée. De même, la voiture est pratiquement intacte. Et pourtant, ce drame n’est pas l’œuvre d’un sniper mais d’un robot tueur piloté par satellite et assisté par une intelligence artificielle. Le tireur, un agent du Mossad israélien, se trouvait à 1.500 km de là au moment de la fusillade. L’affaire, relatée récemment par Futura, montre que les algorithmes d’intelligence artificielle sont aujourd’hui partout, non seulement dans notre quotidien le plus banal, mais également dans la robotique, la recherche ou encore les systèmes d’armes. En l’occurrence, l’IA utilisée par le robot tueur permettait d’anticiper à la fois le déplacement du véhicule et le décalage satellite d’1,6 seconde entre l’opérateur distant et la gâchette de l’arme. De même, l’IA intégrait également un système de reconnaissance faciale, afin de s’assurer que seul Mohsen Fakhrizadeh serait ciblé. En mars dernier, lors des tensions entre Israël et le Territoire palestinien, c’est encore avec le renfort de l’intelligence artificielle que l’armée israélienne avait envoyé un essaim de drones, pour identifier des cibles et organiser ses frappes avec plus de rapidité et de précision. Chez les Américains, un projet d’IA capable d’identifier en quelques secondes les indices d’une menace en préparation est actuellement expérimenté. Pour les militaires, elle pourrait être très utile pour anticiper une attaque éclair et préparer sans perdre de temps une opération de défense. Elle pourrait aussi permettre d’enclencher au plus vite des discussions diplomatiques au lieu d'entrer en conflit. Mais ces estimations restent faillibles et l’incident diplomatique n’est jamais loin si la machine se trompe.Avant même qu’ils ne passent concrètement du côté obscur, cela fait des années que ces algorithmes funestes font réagir des personnalités comme Elon Musk, Steve Wozniak, ou encore le regretté Stephen Hawking. Dès 2014, avec 2.000 autres signataires spécialistes de l’IA, ils avaient même appelé à une interdiction des robots militaires autonomes dopés à l’intelligence artificielle. Mais depuis les lignes se sont déplacées et pas forcément dans la bonne direction. En 2018, un projet de traité interdisant ce type d’armement, avancé par les Nations Unies, avait été bloqué par une minorité de pays, malgré une grosse campagne de mobilisation de certaines ONG.Depuis, les robots tueurs débarquent donc sur le champ de bataille aux côtés des troupes, ou à leur place. En l'absence de réglementation en la matière, une course à ce type d’armements semble inévitable mais tout n’est peut-être pas encore perdu. Si aucun accord ne peut interdire ces machines tueuses, une des solutions pourrait consister à les humaniser, pour que ces armes intelligentes se comportent de façon morale. Il s'agirait alors de les doter d'un code de valeurs propre aux combattants. Autrement dit, une éthique artificielle, en plus de l’intelligence.Pour ne rien manquer de l’actualité technologique et scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Vous pouvez désormais retrouver la chronique TechPod tous les jeudis matin sur Radio Nova, dans la rubrique Tech Paf. Si cet épisode vous a plu, pensez à le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau concentré d’actualités technologiques. Bonne semaine à tous !Crédits :Texte : Sylvain BigetVoix et montage : Emma HollenMusique : Patricia Chaylade
9/27/2021

IA et combat, quand les robots partent au front (TechPod #8)

Non contente de s'immiscer dans chaque aspect de notre quotidien, l'intelligence artificielle est aujourd'hui exploitée dans un nombre incalculable de domaines parmi lesquels on trouve les robots de combat. Une triste association qui avait déjà alerté les experts il y a des années, et qui gagne de l'essor dans les zones de tension en quête de nouvelles stratégies.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Retrouvez les dernières actualités sur Futura :La rubrique Tech de FuturaUn scientifique iranien a été assassiné à l'aide d'une intelligence artificielle⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Techpod, la chronique de Futura dédiée à l’actualité des technologies et de la mobilité.Le 27 novembre 2020, une voiture circule sur la route d’Absard, une ville située à une cinquantaine de km à l’Est de Téhéran en Iran. Le véhicule passe à proximité d’un camion empli de gravats quand soudain, une rafale d’arme automatique perfore de quatre balles le conducteur qui meurt sur le coup. Il s’agit de Mohsen Fakhrizadeh, le plus haut scientifique chargé du nucléaire en Iran. Le tir a été précis et l’épouse du scientifique a été épargnée. De même, la voiture est pratiquement intacte. Et pourtant, ce drame n’est pas l’œuvre d’un sniper mais d’un robot tueur piloté par satellite et assisté par une intelligence artificielle. Le tireur, un agent du Mossad israélien, se trouvait à 1.500 km de là au moment de la fusillade. L’affaire, relatée récemment par Futura, montre que les algorithmes d’intelligence artificielle sont aujourd’hui partout, non seulement dans notre quotidien le plus banal, mais également dans la robotique, la recherche ou encore les systèmes d’armes. En l’occurrence, l’IA utilisée par le robot tueur permettait d’anticiper à la fois le déplacement du véhicule et le décalage satellite d’1,6 seconde entre l’opérateur distant et la gâchette de l’arme. De même, l’IA intégrait également un système de reconnaissance faciale, afin de s’assurer que seul Mohsen Fakhrizadeh serait ciblé. En mars dernier, lors des tensions entre Israël et le Territoire palestinien, c’est encore avec le renfort de l’intelligence artificielle que l’armée israélienne avait envoyé un essaim de drones, pour identifier des cibles et organiser ses frappes avec plus de rapidité et de précision. Chez les Américains, un projet d’IA capable d’identifier en quelques secondes les indices d’une menace en préparation est actuellement expérimenté. Pour les militaires, elle pourrait être très utile pour anticiper une attaque éclair et préparer sans perdre de temps une opération de défense. Elle pourrait aussi permettre d’enclencher au plus vite des discussions diplomatiques au lieu d'entrer en conflit. Mais ces estimations restent faillibles et l’incident diplomatique n’est jamais loin si la machine se trompe.Avant même qu’ils ne passent concrètement du côté obscur, cela fait des années que ces algorithmes funestes font réagir des personnalités comme Elon Musk, Steve Wozniak, ou encore le regretté Stephen Hawking. Dès 2014, avec 2.000 autres signataires spécialistes de l’IA, ils avaient même appelé à une interdiction des robots militaires autonomes dopés à l’intelligence artificielle. Mais depuis les lignes se sont déplacées et pas forcément dans la bonne direction. En 2018, un projet de traité interdisant ce type d’armement, avancé par les Nations Unies, avait été bloqué par une minorité de pays, malgré une grosse campagne de mobilisation de certaines ONG.Depuis, les robots tueurs débarquent donc sur le champ de bataille aux côtés des troupes, ou à leur place. En l'absence de réglementation en la matière, une course à ce type d’armements semble inévitable mais tout n’est peut-être pas encore perdu. Si aucun accord ne peut interdire ces machines tueuses, une des solutions pourrait consister à les humaniser, pour que ces armes intelligentes se comportent de façon morale. Il s'agirait alors de les doter d'un code de valeurs propre aux combattants. Autrement dit, une éthique artificielle, en plus de l’intelligence.Pour ne rien manquer de l’actualité technologique et scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Vous pouvez désormais retrouver la chronique TechPod tous les jeudis matin sur Radio Nova, dans la rubrique Tech Paf. Si cet épisode vous a plu, pensez à le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau concentré d’actualités technologiques. Bonne semaine à tous !Crédits :Texte : Sylvain BigetVoix et montage : Emma HollenMusique : Patricia Chaylade
9/24/2021

"S'envoyer en l'air" dans l'espace (FDS #42)

Pour cette semaine du 22 septembre : la sexualité des astronautes, des microplastiques chez les bébés, un trou dans la Voie lactée, une éruption sans fin et une ville rasée par une météorite. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Sexualité des astronautes : s’envoyer en l’air dans l’espace n’est pas « un plaisir optionnel, il est essentiel » selon un rapportLes enfants avalent dix fois plus de microplastiques que les adultesPourquoi ce grand trou découvert dans la Voie lactée est important pour les astronomes ?L'éruption du volcan Cumbre Vieja aux Canaries pourrait durer deux moisLa région de l'antique Sodome a bien été rasée par une météorite il y a 3.600 ans⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.L’espace devient de plus en plus accessible et les activités scientifiques, défensives et commerciales s’y développent. Il est probable qu’un nombre croissant d’astronautes y passent un temps considérable. La question des relations sexuelles, jusqu’alors taboue, vient d’être étudiée par une équipe de chercheurs en partenariat avec une entreprise qui commercialise des produits dédiés au plaisir sexuel. On sait déjà que l’alimentation est un facteur clé pour permettre aux astronautes de garder le moral pendant de longues missions. Mais quid des relations sexuelles qui sont également très importantes pour les êtres humains ?Certaines limites viennent se heurter à la possibilité d’une vie charnelle en orbite : l’absence de gravité, d’intimité et l’impossibilité d’évacuer les sécrétions sexuelles. Cela pose la question de savoir comment mettre en place des infrastructures plus adaptées que ce soit pour le plaisir à distance avec son partenaire ou en solitaire. Le bien-être des astronautes est une variable d’importance majeure pour la réussite des missions. Il convient donc de la prendre en compte de façon sérieuse et de tout faire pour l’accroître.Une récente étude suggère, sur un échantillon extrêmement restreint, que les enfants avalerait jusqu’à 10 fois plus de microplastiques que nous. En effet, en comparant des analyses quantitatives de certains composants chimiques du plastique, des chercheurs américains et chinois ont pu observer que les selles d’une dizaine de bébés contenaient plus de particules de microplastique que celles d’une dizaine d’adultes.Toutefois, de telles analyses demandent à être reproduites sur des cohortes plus grandes afin d’étendre potentiellement les conclusions à la population générale. Enfin, cette étude ne dit rien des effets potentiels sur la santé de cette possible exposition supérieure. Cependant, des études chez l’animal ont déjà montré le caractère néfaste de ces microplastiques sans que de tels effets soient pour l’instant identifiables très clairement chez l’être humain.Comment se forment les étoiles ? Cette question taraude les astronomes depuis des siècles. Si nous avons avancé dans la compréhension de ce sujet, nous sommes loin d’en avoir percé tous les secrets. Un mystère qui persiste est celui de la formation des nuages moléculaires qui, en s’effondrant, participent de leur création. Si plusieurs théories existent pour rendre compte du phénomène, les observations se font rares et corroborer les théories reste difficile avec de simples simulations.Un récent progrès technique a permis de réaliser des observations en trois dimensions de notre galaxie. Grâce à ces clichés, des astronomes de l’université d’Harvard viennent de faire la découverte d’un trou de matière qui s’étend sur une distance de 500 années-lumière. Selon les premières hypothèses, ce trou béant résulterait d’une explosion d’une ou de plusieurs supernovas, il y dix millions d’années. Il faudra attendre d’autres observations afin de trancher et de déterminer quelles théories s’accordent le mieux avec les données récoltées.À La Palma, une archipel au sein des îles Canaries, les éruptions du volcan Cumbre Vieja continuent de faire des ravages. Si aucune victime n’est encore à déplorer, beaucoup de locaux ont perdu leurs maisons et les dégâts matériels globaux se chiffrent pour l’instant à plus de 400 millions d’euros. Mais ce n’est pas le pire. La lave est en train de se diriger vers l’océan. Or, nous savons que la rencontre de ces deux substances est de mauvais augure : des explosions pourraient avoir lieu à cause du différentiel de température entre les deux substances et l’eau de mer, de par sa richesse en chlore, se décomposerait en relâchant de vapeurs d’acide chlorhydrique. D’autres gaz toxiques émanant du volcan, comme le dioxyde de soufre, inquiètent les autorités. Un peu d’espoir tout de même : dans cette catastrophe, aucun mégatsunami n’est à redouter pour l’instant, selon les experts.La ville de Tall el-Hamman en Jordanie, qui pourrait correspondre à la ville antique de Sodome, aurait été rasée de la surface de la Terre il y a 3.600 ans par une météorite semblable à celle qui a explosé dans le ciel de Toungouska en Sibérie en 1908.Ce sont des chercheurs californiens qui ont émis cette hypothèse en analysant et en remarquant certains détails au sein des strates géologiques correspondant à l’âge de bronze. Ils ont retrouvé divers débris de matière dans une configuration qui laisse penser que la température a pu atteindre les 2.000 degrés.Ajoutées aux modèles théoriques, ces observations suggèrent fortement l’explosion d’une météorite dont l’onde de choc 1.000 fois plus puissante que la bombe nucléaire d’Hiroshima aurait été responsable de la disparition de la ville. Curieusement, l’hypothèse qui semble bien corroborée désormais, ressemble étrangement au récit de la destruction de Sodome dans la Bible. Peut-être est-ce le premier témoignage écrit de cette catastrophe ?Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous à nous laisser un commentaire et un like sur Tumult, et à nous y poser vos questions. Rendez-vous demain matin pour un nouvel épisode de Chasseurs de Science, dédié au père Armand David et à sa traque du mystérieux ours-chat. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !Crédits :Musique : Patricia ChayladeTexte et voix : Julien Hernandez
9/20/2021

Les hunters, ces hackers éthiques qui chassent les bugs (TechPod #7)

Les hackers éthiques, ça existe. Alors que certains tentent de casser la sécurité d'un site ou d'un logiciel pour en tirer profit, certains pirates cherchent quant à eux à dévoiler les failles afin d'exhorter les entreprises à améliorer leur sécurité. Et si par le passé ces justiciers masqués pouvaient être mal vus par ceux qu'ils attaquaient, aujourd'hui ils sont des alliés incontournables de la cybersécurité.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Retrouvez les dernières actualités sur Futura :La rubrique Tech de FuturaFIC 2021 : rencontre avec les chasseurs de prime 2.0 du hackingFIC 2021 : les cybergendarmes 2.0 mènent l'enquêteFIC 2021 : rencontre avec le COMCYBER, les cybercombattants de l'armée française⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans TechPod, la chronique audio de Futura dédiée à l’actualité des technologies et de la mobilité.Bug bounty, pentests, hunters et vulnérabilités. Voici le jargon d’un milieu très particulier dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler : celui des hackers éthiques. Éthiques parce qu’ils ont choisis de rejoindre le côté vertueux du piratage en mettant leurs talents au service de la cybersécurité. Contrairement aux hackers traditionnels, surnommés « chapeaux noirs » en anglais, ceux que l’on appelle les« chapeaux blancs » recherchent les failles et vulnérabilités présentes sur les logiciels, les applications et les services en ligne pour les faire connaître à leurs concepteurs. Notons que ce travail n’est pas systématiquement réalisé sur la demande d’une entreprise, mais bien souvent spontanément, comme un audit surprise destiné à découvrir quelles fragilités auraient pu être oubliées et mettraient potentiellement en danger les données des utilisateurs par exemple. Avec un esprit aiguisé et à une boîte à outils très complète, les hackers éthiques réalisent de nombreuses manipulations dont des pentests ou « tests d’intrusion » pour repérer les brèches. Si des failles dites critiques sont détectées au cours de leur analyse, ils livrent alors un rapport complet à la société afin qu’elle puisse corriger ses vulnérabilités et sont récompensés par une prime baptisée le bug bounty. Le montant de ce dernier est plus ou moins élevé selon la taille de l’entreprise ciblée et l’importance du service rendu. Google, par exemple, consacre chaque année, plusieurs millions de dollars en primes à ces corsaires virtuels qui écument leurs solutions en quête de fragilités. Mais c’est également le cas de l’application TousAntiCovid qui est régulièrement passée au crible par les hackers. En France, on ne compterait qu’une centaine de ces hunters ou chasseurs de prime. C’est donc un petit milieu, où tout le monde se connait au moins par son pseudo. Certains sont très discrets, et d’autres sont plus connus et interviennent souvent sur les réseaux sociaux ou dans les médias, comme Baptiste Robert, suivi par plus de 240.000 personnes sur Twitter et que nous avons rencontré sur le Forum International de la cybersécurité, le FIC qui se tenait à Lille dernièrement. Un forum, où ils étaient une trentaine à tenter de décrocher des primes lors de différentes compétitions de hacking éthique. On note d’ailleurs que la pratique a bien changé car, si par le passé cibler une entreprise pour lui révéler ses failles de cybersécurité pouvait se solder par une poursuite en justice, aujourd’hui ces hackers bienveillants sont protégés par la loi. Ils collaborent notamment avec l’Anssi, est l’agence nationale de surveillance des systèmes informatiques en France, et certaines plateformes qui proposent de les mettre en relation avec les sociétés souhaitant réaliser un audit de cybersécurité. C’est le cas de YesWeHack, une plateforme française qui monte en puissance en Europe, mais également de Bzhunt, une société bretonne montée parVictor et Brice, deux hunters présents au FIC. Durant le forum, ce sont d’ailleurs eux qui ont raflé l’essentiel des primes en débusquant plusieurs failles sur Doctolib. Les justiciers masqués existent donc toujours, mais sont désormais cachés derrière leurs ordinateurs, s’assurant continuellement que la technologie reste accessible et sûre pour tous.Pour ne rien manquer de l’actualité technologique et scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Vous pouvez désormais retrouver la chronique TechPod tous les jeudis matin sur Radio Nova, dans la rubrique Tech Paf. Si cet épisode vous a plu, pensez à le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau concentré d’actualités technologiques. Bonne semaine à tous !Crédits :Texte : Sylvain BigetVoix : Emma HollenMusique : Patricia Chaylade
9/17/2021

1,4 millions de dossiers médicaux piratés (FDS #41)

Pour cette semaine du 13 septembre : les données médicales de 1,4 million de Français piratées, des touristes dans l'espace, une nouvelle avancée pour la fusion nucléaire, des algues sur le littoral et un impact spatial. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Des pirates se sont emparés de plus d'un million de données personnelles liées au dépistage de la Covid-19Du rêve à la réalité : les quatre touristes d'Inspiration4 sont dans l'espaceFusion nucléaire : une avancée majeure dans cette source d'énergie « presque illimitée » !Pourquoi l’eau de mer est-elle rouge en ce moment sur le littoral atlantique ?Jupiter a été frappée par un objet non identifié le 14 septembre⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Les données médicales sont plus que jamais la cible préférée des pirates depuis le début de la pandémie de coronavirus. Après plusieurs hôpitaux victimes de hacking, le service de prise de rendez-vous Doctolib piraté, des fuites de données médicales et d'énormes brèches de sécurité, c’est désormais l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris qui déclare avoir été attaquée au cours de cet été. Une intrusion dans les systèmes de l'organisme aurait conduit au vol d'un fichier comportant les données personnelles de 1,4 million de personnes, des patients localisés en Île-de-France qui ont effectué un test de dépistage de la Covid-19 à la mi-2020. Ces données incluent l'identité, le numéro de sécurité sociale, les coordonnées des individus testés et celle de leur médecin traitant, ainsi que les résultats aux tests de dépistage. Au lieu de viser directement le fichier national SI-DEP, il semblerait que les pirates s’en soient pris à un service de partage de fichiers tiers présentant des failles de sécurité. Celui-ci aurait été exploité de manière très ponctuelle en 2020 en raison d’une difficulté temporaire rencontrée par la plateforme SI-DEP dans la transmission de données. Une brèche dans laquelle les hackers n’ont pas attendu pour s’engouffrer. Après avoir reçu confirmation de cette attaque le 12 septembre, l’AP-HP et le ministère de la Santé ont porté plainte mercredi auprès du procureur de Paris, et l’organisme a assuré que les personnes concernées par ce vol de données seront contactées dans les prochains jours.Départ dans l’espace pour les touristes de la mission Inspiration4. Après un décollage parfait du Falcon 9 de SpaceX, la capsule Crew Dragon transportant les quatre astronautes amateurs a rejoint l’orbite terrestre pour une durée de 3 jours. L’équipage est composé du commandant Jared Isaacman, qui finance la mission, du pilote Siam Proctor, de Haylel Arceneaux, responsable médicale et du spécialiste de mission Christopher Sembroski. Cette mission en orbite est la première réalisée avec un équipage entièrement civil et constitue un véritable tour de force pour SpaceX, qui espère démocratiser l’accès à l’espace. Mais notons qu’elle servira aussi un but caritatif en se donnant l’objectif de recueillir 200 millions de dollars pour l’hôpital St Jude's, où travaille Haylel Arceneaux après y avoir été soignée lorsqu’elle était enfant. Espérons que toutes les futures missions spatiales à but commercial ou publicitaire pourront à l’avenir servir de telles ambitions.Nouvelle avancée dans le domaine de la fusion nucléaire. Des scientifiques du MIT sont récemment parvenus à créer un champ magnétique de 20 teslas capable de confiner le plasma au cœur du tokamak. Si un champ d’une telle ampleur avait déjà pu être produit, le dispositif mis en place par les physiciens permet cependant une différence cruciale. Grâce à leur électro-aimant supraconducteur à haute température, fruit de 3 années de travail intense, ils sont désormais en théorie capables de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment une fois la fusion nucléaire enclenchée. Un démonstrateur baptisé Sparc devrait être mis en service dès 2025 afin de confirmer les prédictions de l’équipe.L’Atlantique voit rouge depuis quelques semaines. Les habitants du littoral du Morbihan et de la Loire-Atlantique sont en effet nombreux à avoir remarqué le changement de couleur de l'océan depuis le mois d'août 2021, passé de rouge à marron sur la côte. Ce phénomène naturel et saisonnier, suivi de près par les biologistes, est lié à la prolifération rapide de la microalgue Lingulodinium polyedra. Ces organismes photosynthétiques unicellulaires sont bioluminescents et produisent une lumière bleutée lorsque la mer est agitée, mais ils sont également toxiques. L’algue engendre une forte perturbation du milieu aquatique en phagocytant notamment de grandes quantités d’oxygène. Son activité est donc à surveiller avec vigilance.Collision sur Jupiter. D’après une observation réalisée par un astronome amateur durant la nuit du lundi 13 septembre au mardi, la planète jovienne aurait été percutée par un objet encore non identifié, mais de taille suffisamment significative pour qu’un point brillant apparaisse momentanément au-dessus des nuages de gaz. L’impact cosmique a été repérée par au moins deux autres observateurs qui ont pu capturer l’instant en vidéo et l’ensemble de la communauté des astronomes et des astronomes amateurs a été invitée à passer en revue les images qu’elle aurait pu collecter à cet instant et durant les jours suivant la collision. Les images de cet événement étonnant et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !Crédits :Musique : Patricia ChayladeTexte et voix : Emma Hollen
9/16/2021

Covipod #16 : ce vaccin n'est pas assez efficace contre le variant Delta

Aujourd'hui, dans Covipod, nous nous penchons sur un vaccin mis plusieurs fois à l'échec par le variant delta. Nous ferons ensuite un bref état des lieux des dernières actualités et mesures autour du coronavirus.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de ScienceLes dernières news #Coronavirus⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du Covipod. Je suis Julie, diplômée d’infectiologie et rédactrice santé à Futura. Si vous voulez soutenir ce podcast, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser une note et un commentaire sur vos plateformesd'écoute préférées.En début de semaine, l’ANSM a rendu un rapport de pharmacovigilance concernant le vaccin Janssen, fabriqué par l’américain Johnson & Johnson. On peut y lire que les patients vaccinés avec le Janssen sont surreprésentés en réanimation. La plupart présente des comorbidités qui augmente leur risque de formes graves de la Covid-19. Ces personnes sont des cas d’échecs vaccinaux. Ce terme est défini comme suit : « l’apparition d’une infection symptomatique au SARS-CoV-2, confirmée par PCR ou test antigénique, survenant au moins 21 jours après l’injection de la dose unique du vaccin Janssen ». 32 cas d’échecs vaccinaux dont 4 mortels ont été rapportés. Cela signifie-t-il que le vaccin Janssen est inefficace ? Un petit rappel sur ce vaccin d'abord. Il appartient à la famille des vaccins à vecteur viral non réplicatif. Il contient un adénovirus recombinant à l'intérieur duquel se trouve le gène de la protéine S du coronavirus. Lorsque le vecteur pénètre dans les cellules, il libère le gène qui sera traduit en protéine. Les cellules expriment ainsi la protéine S et l’immunité peut construire ses défenses contre cette dernière. Son efficacité et sa sûreté ont été déterminées après une seule dose avant l’apparition du variant Delta, aujourd’hui majoritaire. Et ça change tout ! Les vaccins anti-Covid ont été faits à partir de la protéine S de la souche de Wuhan. Les anticorps vaccinaux sont donc moins efficaces contre la protéine S mutée du variant Delta. L’efficacité à long terme du vaccin Janssen contre le variant Delta et les formes sévères de la Covid qu’il provoque reste incertaine. Pour anticiper ce problème, la Haute Autorité de Santé recommande depuis le 24 août dernier une dose de rappel 4 semaines au minimum après l’injection du Janssen. Cette deuxième dose doit être un vaccin à ARNm, Pfizer ou Moderna. On parle alors de vaccination hétérologue, lorsque la dose de rappel utilise une autre formule que la dose initiale. La deuxième injection devrait augmenter la protection du vaccin Janssen et réduire le risque d’être hospitalisé, car les vaccins à ARNm conservent leur efficacité pour prévenir les formes graves dues variant Delta. Donc, si vous avez reçu une dose de Janssen il y a plus de 4 semaines, vous pouvez recevoir une dose de rappel du vaccin Pfizer ou Moderna pour être sûrs d’être protégés contre le variant Delta.Ailleurs dans l’actualité scientifique autour du coronavirus. Les indicateurs de l’épidémie continuent de baisser. Le nombre d’hospitalisations pour le Covid est passé sous la barre des 10.000 pour la première fois depuis le 15 août.Le gouvernement britannique a résilié ses commandes pour le vaccin de Valneva, une société de biotechnologie française, mais l’Europe se dit toujours intéressée. Le vaccin Valneva est encore en phase III des essais cliniques, notamment pour tester son efficacité sur les personnes âgées. Il s'agit d'un vaccin inactivé et adjuvanté. Affaire à suivre.Merci d’avoir écouté cet épisode du Covipod. Grâce à la vaccination, l’épidémie de Covid-19 décline, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle vague épidémique. Les gestes barrières restent primordiaux. Pensez toujours à bien porter votre masque sur votre bouche et votre nez et à vous laver régulièrement les mains au savon et à l’eau. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous.Vous pouvez retrouver l’actualité scientifique autour du coronavirus sur Futura. À très bientôt !CréditsTexte et voix : Julie KernMusique : Patricia Chaylade
9/13/2021

Les robots humanoïdes de travail, c'est pour quand ? (TechPod #6)

Alors qu'Elon Musk annonce la sortie d'un robot de travail humanoïde pour 2022, nous nous demandons quel avenir nous attend véritablement. Est-il temps de réactiver le mouvement luddite ou la révolution des robots est-elle encore loin ?👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :La rubrique Tech de FuturaAprès l'espace et les voitures, Elon Musk se lance dans les robots⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans TechPod, la chronique audio de Futura dédiée à l’actualité des technologies et de la mobilité.Les robots humanoïdes qui réalisent de manière autonome les tâches dont les humains ne veulent pas ou plus sont le fond de commerce de nombreux films et de séries de science-fiction. Mais une fois encore, la technologie pourrait nous permettre de nous en approcher plus vite que nous ne le pensons. Ainsi, Elon Musk, le patron de Tesla et de Space X a annoncé dernièrement l’arrivée d’un robot humanoïde doué d’intelligence artificielle à l’horizon 2022. Très optimiste sur le planning, il a néanmoins livré suffisamment de détails techniques pour laisser penser que le projet Tesla Bot ne serait pas simplement une idée en l’air. Selon lui, une voiture Tesla serait déjà pratiquement un robot autonome roulant avec ses capteurs, ses actionneurs, ses batteries légères et performantes. Baptisé Optimus, le prototype conçu par les équipes d’Elon Musk se voudrait donc une prolongation de ces évolutions, cette fois-ci sur deux jambes. Il devrait mesurer 1 mètre 77 pour 56,6 kilos, sera capable de transporter une charge supérieure à 20 kilos, se déplacera à plus de 8 km/h et serait en théorie capable de suivre de façon intuitive des instructions humaines, pour les réaliser de manière autonome. S’agit-il d’un coup de bluff pour un grand buzz ou d’une véritable volonté de la part du multimilliardaire américain ? Cela reste à déterminer, car depuis 10 ans que Boston Dynamics planche sur un robot bipède, nous sommes encore très loin d’avoir atteint l’autonomie. Si le célèbre Atlas sait danser, sauter et même pratiquer le parkour, la réalité est que ces robots dépendent encore grandement des humains qui les programment. En dehors de ses vidéos impressionnantes Atlas est plus souvent au sol que champion de l’équilibre. Autrement dit, si Elon Musk souhaite dévoiler un prototype d’ici un an, il y a des chances qu’il ne s’agisse que d’un automate amélioré. Notons par ailleurs qu’en matière d’autonomie, les meilleurs robots du moment n’ont rien d’humanoïde. Ce n’est d’ailleurs pas forcément un avantage pour la plupart de leurs missions, requérant de déplacer ou trier des colis, ou d’évoluer dans des zones inaccessibles ou périlleuses, par exemple.Mais en admettant que des robots humanoïdes soient vraiment capables de remplacer l’humain pour les travaux les plus ingrats et les tâches domestiques, il n’en demeure pas moins que ce changement entraînera un ensemble de questions économiques et sociales. Des questions qu’Elon Musk balaye déjà d’un revers de la main en disant qu’il suffira de créer un revenu de base universel afin de compenser la baisse de l’emploi chez les humains. D’après lui, cette automatisation nous fera entrer dans une ère d’abondance où la main d’œuvre automatisée permettra de faire chuter le coût des produits. Le contraire de la décroissance en somme. Dans ce futur hypothétique, les politiques seront poussés à envisager ce revenu universel pour éviter la casse sociale, tandis que les individus devront pour certains trouver un nouveau sens à leur vie.Rappelons qu’en France, lors de la campagne présidentielle de 2017, le revenu universel fut justement l’un thèmes abordés par le candidat du parti socialiste. Reste à savoir s’il était en avance sur son temps, ou si la révolution des robots humanoïdes n’est vraiment pas pour demain….Pour ne rien manquer de l’actualité technologique et scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Vous pouvez désormais retrouver la chronique TechPod tous les jeudis matin sur Radio Nova, dans la rubrique Tech Paf. Si cet épisode vous a plu, pensez à le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. Pour le reste, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau concentré d’actualités technologiques. Bonne semaine à tous !Crédits :Texte : Sylvain BigetVoix : Emma HollenMusique : Patricia Chaylade
9/10/2021

Et si une tempête solaire menaçait internet ? (FDS #40)

Pour cette semaine du 6 septembre : une tempête solaire qui pourrait couper internet, l'origine génétique des rayures des chats, les ambitions spatiales de la Chine, des découvertes pour lutter contre le cancer du poumon et des têtes nageuses. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Une puissante tempête solaire pourrait couper Internet plusieurs semainesPourquoi les chats sont-ils rayés ?La Chine voudrait construire unvaisseau spatial de plus d’unkilomètre delong !Cancer du poumon : trois origines découvertes chez les non-fumeursDécouverte d'un arthropode géant du Cambrien⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Parvenez-vous à imaginer votre vie sans internet ? Assurément non. Le bon fonctionnement de nos sociétés est complètement dépendant de cette superbe technologie. Si elle est connue pour être extrêmement résiliente, le risque de la voir s’endommager n’est pas nul. Et si une telle chose arrive, le coupable serait très certainement une tempête solaire.Ce phénomène se produit lorsque le champ magnétique qui entoure la Terre ne parvient plus à contenir l’ensemble des particules chargées formant un vent qui souffle constamment en dehors de notre atmosphère. Ce dernier s’infiltre alors par les pôles terrestres et fait peser une lourde menace sur l’intégrité d’internet.La dernière tempête de ce type remonte à 1859 et des chercheurs estiment sa probabilité de survenue entre 1,6 et 12 % par décennie. Si elle survenait aujourd’hui, elle coûterait très cher à nos sociétés. En effet, une seule journée coûterait déjà 7 milliards de dollars aux État-unis. On ose à peine imaginer les conséquences de la tempête si elle venait à couper internet pendant des mois.Qu’ils soient ingrats ou véritables pots de colle, nos chats nous intriguent en permanence. Que ce soit par leur comportement ou leur apparence. Cette dernière était encore une énigme scientifique pour la recherche. Elle ne l’est plus vraiment depuis quelques semaines.En effet, des chercheurs ont réussi à identifier, sur des tissus foetaux récoltés lors de stérilisation, des différences déjà observables en matière de rayures ou d’autres paramètres phénotypiques. L’analyse génétique a ensuite démontré que ces variations étaient déterminées par les différentes expressions du gène DKK4. Une explication qui ne concerne que les chats domestiques pour l’instant, étant donné l’échantillon étudié par les scientifiques, mais qui nous permet désormais de comprendre d’où nos compagnons tiennent leurs motifs.Les ambitions de la Chine au niveau spatial sont toujours bien présentes. Le pays souhaite en effet construire une base spatiale de plus d’un kilomètre de long afin de gérer à la fois l’utilisation future des ressources spatiales, l’exploration de l’univers et l’expérimentation d’une vie à long terme en orbite. Selon la NASA, une telle structure pourrait très bien voir le jour, en tout cas rien ne l’interdit sur le papier. Mais la construction n’est pas le plus gros obstacle à un tel projet. Manoeuvrer un engin aussi grand et débourser les sommes nécessaires à sa réalisation, voilà les plus gros problèmes à surmonter.Depuis les études épidémiologiques menées dans les années 50, nous savons que la consommation de tabac augmente le risque de développer un cancer du poumon en le multipliant par 22. Pourtant, 10 à 20 % des cancers du poumon surviennent chez des non-fumeurs. D’autres causes sont connues comme le tabagisme passif, secondaire ou tertiaire, la pollution, l’amiante ou encore le radon. Mais des chercheurs ont voulu savoir ce qu'il se passait au niveau moléculaire. En comparant des cancers du poumon survenus chez des fumeurs et des non fumeurs, ils sont arrivés à certaines conclusions. Les cancers non induits par le tabac ont une signature génétique radicalement différente. Aussi, celle-ci n’est pas la même pour tous les cancers du poumon et dépend des mutations ou du stress qu’ont subi les cellules au cours de la vie. La compréhension des mécanismes du cancer du poumon chez les non-fumeurs n’en est qu’à ses prémices, mais pourrait améliorer considérablement la prise en charge dans le futur.S’il y a toujours plus petit que soit, il y a probablement aussi toujours plus grand. Des scientifiques viennent de décrire, dans une récente publication, une nouvelle espèce de radiodontes, appartenant à la famille des arthropodes, nommée Titanokorys gainesi.Les restes ont été trouvés au niveau de la formation fossile de Burgess Shale, dans le Parc national Kootenay, en Colombie-Britannique. Cette nouvelle espèce marine est l’une des plus grandes recensées à ce jour, juste derrière Anomalocaris, un autre représentant des radiodontes. Les individus composant Titanokorys gainesi pouvaient atteindre les 50 centimètres de long et possédaient notamment, en regard de leur corps, une gigantesque tête, si bien qu’ils devaient être, selon l’un des auteurs de l’étude, des têtes nageuses.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcast.Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !Crédits :Musique : Patricia ChayladeTexte et voix : Julien Hernandez