Partager

Fil de Science

L'actualité scientifique de la semaine, décryptée par Futura

Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes
Dernier Épisode5/7/2021

Fil de Science #23 : Lanceur en chute libre, cancer médiéval et jetpacks

Pour cette semaine du 3 mai : un lanceur en cavale, une sépulture millénaire, des puits sauvages, des squelettes déterrés pour la science et des attaques en mer en jetpack. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Espace : personne ne sait où va tomber le premier étage de 30 m du lanceur chinois Long March 5Découverte de la plus ancienne sépulture humaine en AfriqueDes « trous du cul » de chevaux pour lutter contre la sécheresseAu Moyen Âge, le cancer faisait aussi des ravagesLa marine royale britannique prend d'assaut les navires en jetpack !Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Ce week-end une pluie de débris est attendue sur Terre. Il y a quelques jours, lelanceurLong March 5B faisait la une en mettant enorbiteTianhe, le cœur de lafuture station spatiale chinoise. Alors qu’une série de manœuvres aurait dû être mises en place pour assurer une rentrée sûre dans l’atmosphère, il semble en être allé autrement pour l’appareil. Celui-ci est donc en train de chuter comme une pierre, condamné à entrer en collision avec la Terre à une date et en un lieu qui demeurent encore incertains. L’objet de 30 mètres de long et de 5 mètres de diamètre dégringole actuellement à unevitessede plus de 25.500 km/h et pourrait atteindre le sol entre le 8 et le 12 mai. Quant à la région d’impact, elle serait délimitée par New-York, Madrid et Pékin au nord et par le sud du Chili et Wellington au sud. La majeure partie de l’hémisphère sud et une fraction de l’hémisphère nord sont donc tenues en haleine pour le moment, en attendant un retour des scientifiques qui pourront estimer avec précision le point de contact environ 6 heures avant que les débris du lanceur n’atteignent le sol. Le meilleur espoir reste qu’une grande partie de ce débris de 21 tonnes soit fragmentée dans l’atmosphère, mais les experts estiment tout de même que 20 à 40% de cette masse pourrait atteindre le plancher des vaches intacts. Espérons donc pour le mieux en attendant de plus amples nouvelles.Partons au Kenya maintenant, à la découverte de la plus ancienne sépulture humaine jamais mise au jour sur le continent africain. Baptisé Mtoto, le jeune enfant sorti de terre par les chercheurs n’aurait eu que trois ans à l’âge de sa mort, il y a 78.000 ans. Son corps aurait été placé en position foetale dans une fosse puis recouvert d’un linceul, sa tête reposant sur un support. Ces vestiges sont désormais la marque du plus ancien rituel funéraire jamais étudié en Afrique. Un rituel probablement complexe, selon les scientifiques, sollicitant la participation de plusieurs membres de la communauté et attestant de l’évolution culturelle des sociétés du Pléistocène supérieur. Le corps de Mtoto rejoint seulement deux autresindividus découverts sur le sol africain : un autre enfant, égyptien, daté de 68.000 ans, et un nourrisson d'Afrique du Suddaté entre 58.000 et 74.000 ans.Face à la sécheresse, les chevaux et les ânes ne se laissent pas démonter. Des chercheurs de l’université technologique de Sydney ont en effet analysé leur comportement et révélé qu’à l’état sauvage, ces équidés ont pour habitude de creuser des trous dans le sable à la recherche d’eau. Ils essaiment ainsi des sortes de puits à travers le territoire qui participent à accroître considérablement la disponibilité en eau pour une grande partie de la faune, mais aussi de la flore. Près de 60 espècesdifférentes ont été surprises en train des'abreuver à ces sources : desherbivoresmais aussi des oiseaux et deslions. Une fois abandonnés, ces creusets servent ensuite à la germination des arbres, jouant un rôle, aussi mineur soit-il, dans le verdissement des régions arides.Au Moyen Âge aussi, le cancer faisait des ravages. Une récente étude révèle en effet que 9 à 14% de la population anglaise aurait pu être touchée par ce mal insidieux entre les Vie et XVIe siècles. Des résultats obtenus en déterrant 143 squelettes dans 6 cimetières de la région de Cambridge, et en analysant les signes de malignité visibles dans leurs os, la seule partie pertinente de leur corps qui n’ait pas encore été dévorée par les vers. Grâce à la tomodensitométrie, les chercheurs ont pu constater que 3,5% des individus montrait des signes de métastases. Si l’on prend en compte le fait qu’un tiers à la moitié des personnes atteintes de cancers des tissus mous voient latumeurse propagerà leurs os, on obtient cette statistique de 9 à 14%. Un chiffre quatre à un cinq fois plus grand aujourd’hui du fait des modes de consommation et de la pollution induits par l’industrialisation de nos sociétés.Et enfin, pour finir, partons en mer pour une opération pas comme les autres. La marine royale britannique a récemment testé l’utilisation de jet packs pour prendre d’assaut les navires. À bord d’une barque, le soldat n’a qu’à prendre son envol pour atterrir directement sur le pont ennemi du vaisseau qu’il poursuit. À l’heure actuelle, ces appareils possèdent encore trop de désavantages pour présenter un véritable intérêt militaire. Leur manque de discrétion fait de leur porteur une cible facile. Une cible dont les deux bras sont occupées par la gestion des propulseurs, et portant sur son dos un réservoir empli de carburant inflammable. Pour autant, les images restent impressionnantes à regarder et donnent clairement un nouveau sens à la phrase “À l’abordage”. La vidéo de démonstration et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts.Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées.On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques.Bon week-end à tous.
5/7/2021

Fil de Science #23 : Lanceur en chute libre, cancer médiéval et jetpacks

Pour cette semaine du 3 mai : un lanceur en cavale, une sépulture millénaire, des puits sauvages, des squelettes déterrés pour la science et des attaques en mer en jetpack. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Espace : personne ne sait où va tomber le premier étage de 30 m du lanceur chinois Long March 5Découverte de la plus ancienne sépulture humaine en AfriqueDes « trous du cul » de chevaux pour lutter contre la sécheresseAu Moyen Âge, le cancer faisait aussi des ravagesLa marine royale britannique prend d'assaut les navires en jetpack !Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Ce week-end une pluie de débris est attendue sur Terre. Il y a quelques jours, lelanceurLong March 5B faisait la une en mettant enorbiteTianhe, le cœur de lafuture station spatiale chinoise. Alors qu’une série de manœuvres aurait dû être mises en place pour assurer une rentrée sûre dans l’atmosphère, il semble en être allé autrement pour l’appareil. Celui-ci est donc en train de chuter comme une pierre, condamné à entrer en collision avec la Terre à une date et en un lieu qui demeurent encore incertains. L’objet de 30 mètres de long et de 5 mètres de diamètre dégringole actuellement à unevitessede plus de 25.500 km/h et pourrait atteindre le sol entre le 8 et le 12 mai. Quant à la région d’impact, elle serait délimitée par New-York, Madrid et Pékin au nord et par le sud du Chili et Wellington au sud. La majeure partie de l’hémisphère sud et une fraction de l’hémisphère nord sont donc tenues en haleine pour le moment, en attendant un retour des scientifiques qui pourront estimer avec précision le point de contact environ 6 heures avant que les débris du lanceur n’atteignent le sol. Le meilleur espoir reste qu’une grande partie de ce débris de 21 tonnes soit fragmentée dans l’atmosphère, mais les experts estiment tout de même que 20 à 40% de cette masse pourrait atteindre le plancher des vaches intacts. Espérons donc pour le mieux en attendant de plus amples nouvelles.Partons au Kenya maintenant, à la découverte de la plus ancienne sépulture humaine jamais mise au jour sur le continent africain. Baptisé Mtoto, le jeune enfant sorti de terre par les chercheurs n’aurait eu que trois ans à l’âge de sa mort, il y a 78.000 ans. Son corps aurait été placé en position foetale dans une fosse puis recouvert d’un linceul, sa tête reposant sur un support. Ces vestiges sont désormais la marque du plus ancien rituel funéraire jamais étudié en Afrique. Un rituel probablement complexe, selon les scientifiques, sollicitant la participation de plusieurs membres de la communauté et attestant de l’évolution culturelle des sociétés du Pléistocène supérieur. Le corps de Mtoto rejoint seulement deux autresindividus découverts sur le sol africain : un autre enfant, égyptien, daté de 68.000 ans, et un nourrisson d'Afrique du Suddaté entre 58.000 et 74.000 ans.Face à la sécheresse, les chevaux et les ânes ne se laissent pas démonter. Des chercheurs de l’université technologique de Sydney ont en effet analysé leur comportement et révélé qu’à l’état sauvage, ces équidés ont pour habitude de creuser des trous dans le sable à la recherche d’eau. Ils essaiment ainsi des sortes de puits à travers le territoire qui participent à accroître considérablement la disponibilité en eau pour une grande partie de la faune, mais aussi de la flore. Près de 60 espècesdifférentes ont été surprises en train des'abreuver à ces sources : desherbivoresmais aussi des oiseaux et deslions. Une fois abandonnés, ces creusets servent ensuite à la germination des arbres, jouant un rôle, aussi mineur soit-il, dans le verdissement des régions arides.Au Moyen Âge aussi, le cancer faisait des ravages. Une récente étude révèle en effet que 9 à 14% de la population anglaise aurait pu être touchée par ce mal insidieux entre les Vie et XVIe siècles. Des résultats obtenus en déterrant 143 squelettes dans 6 cimetières de la région de Cambridge, et en analysant les signes de malignité visibles dans leurs os, la seule partie pertinente de leur corps qui n’ait pas encore été dévorée par les vers. Grâce à la tomodensitométrie, les chercheurs ont pu constater que 3,5% des individus montrait des signes de métastases. Si l’on prend en compte le fait qu’un tiers à la moitié des personnes atteintes de cancers des tissus mous voient latumeurse propagerà leurs os, on obtient cette statistique de 9 à 14%. Un chiffre quatre à un cinq fois plus grand aujourd’hui du fait des modes de consommation et de la pollution induits par l’industrialisation de nos sociétés.Et enfin, pour finir, partons en mer pour une opération pas comme les autres. La marine royale britannique a récemment testé l’utilisation de jet packs pour prendre d’assaut les navires. À bord d’une barque, le soldat n’a qu’à prendre son envol pour atterrir directement sur le pont ennemi du vaisseau qu’il poursuit. À l’heure actuelle, ces appareils possèdent encore trop de désavantages pour présenter un véritable intérêt militaire. Leur manque de discrétion fait de leur porteur une cible facile. Une cible dont les deux bras sont occupées par la gestion des propulseurs, et portant sur son dos un réservoir empli de carburant inflammable. Pour autant, les images restent impressionnantes à regarder et donnent clairement un nouveau sens à la phrase “À l’abordage”. La vidéo de démonstration et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts.Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées.On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques.Bon week-end à tous.
5/6/2021

Zoom - L’envers du décor des pannes électriques

Aujourd'hui, nous vous proposons un décryptage sur la manière dont les distributeurs d'énergie gèrent les pannes d'électricité. Découvrez les coulisses d'une organisation aussi complexe que fascinante, en partenariat avec Enedis.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans cette parenthèse audio, réalisée en partenariat avec Enedis. Pour cet épisode, nous allons parler de l’une des conséquences peu évoquées du changement climatique, et des solutions impressionnantes mises en place pour la maîtriser au mieux. Pensez à vous abonner à Fil de Science pour rester au plus près de l’actualité, avec un retour sur les 5 news principales de la semaine tous les vendredis à 18h30, et des décryptages comme la capsule audio Covipod, dédiée à l’actualité du coronavirus, un jeudi sur deux à la même heure.On parle souvent de l’impact du changement climatique sur les systèmes naturels. Hausse des températures et du niveau de la mer, érosion des côtes et fragilisation de la biodiversité sont des sujets qui font de plus en plus l'actualité. Mais les systèmes de fabrication humaine aussi peuvent être impactés par les caprices du climat. En témoigne la coupure de courant qui a récemment plongé le Texas dans le noir et dans le froid en février dernier, suite au déplacement d’un vortex polaire jusqu’à la frontière sud des États-Unis.Le réseau électrique est un système aussi puissant que complexe, et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes introduit de nouveaux paramètres dans les équations avec lesquelles les distributeurs et transporteurs d’énergie doivent composer afin de continuer de garantir l’électricité à tous. Pour s’adapter à ces contraintes inédites et parer aux incidents, ils doivent à la fois faire preuve de vigilance, de réactivité et d’inventivité tout en participant activement à l’avancement de la transition écologique. En somme, on pourrait diviser leur démarche en cinq étapes principales : anticiper les besoins, surveiller le réseau, alerter et mobiliser les équipes dédiées en cas d’incident, gérer la crise rapidement, puis tirer des leçons de l’expérience afin d’améliorer leurs services.Prenons le cas d’Enedis, qui gère plus grand réseau public de distribution d’électricité en Europe. Cette entreprise dessert 95% du territoire métropolitain français, avec un réseau basse et moyenne tension d’1,4 million de kilomètres de long, alimentant de 37 millions de clients. Une exploitation donc conséquente, qui requiert l’emploi permanent de 38.000 salariés en France et une coordination à toute épreuve. Comment une structure d’une telle ampleur peut-elle être suffisamment agile et réactive pour gérer rapidement les situations de crise lorsque le climat s’emballe ? Commençons par le commencement. Tout débute avec notre première étape : l’anticipation.Certaines crises sont plus aisées à prédire que d’autres, et dans le cas du climat, les études scientifiques sont formelles : nous nous dirigeons à un rythme soutenu vers des événements météorologiques plus extrêmes et plus fréquents. Cette donnée en main, la première mission d’Enedis est d’avoir une vision claire des ressources humaines et techniques dont elle dispose. Cela passe notamment par la formation continue des équipes, avec des exercices réguliers au niveau national et régional. Le matériel d’intervention est régulièrement entretenu et inventorié, et l’exploitation ainsi que la modernisation des millions de kilomètres de lignes permettent au réseau électrique de se montrer plus résilient face à des aléas climatiques. Enfin, une veille attentive sur les tendances météorologiques et sur les évolutions des besoins en énergie sur tout le territoire est nécessaire pour se tenir prêt face au changement.Apprendre à gérer une crise, c’est ensuite savoir identifier ses signes avant-coureurs qui permettent de la repérer au plus tôt. La neige, la grêle, les inondations, les orages, le vent et les épisodes caniculaires ou de froid intense constituent autant de menaces à surveiller de près. Pour cela, Enedis s’appuie sur les experts de Météo France, mais aussi sur l’application « Impact Foudre », développé avec la société Météorage, ainsi que sur un outil de prévision capable de d’associer l’intensité des phénomènes météorologiques avec de potentiels impacts sur le réseau électrique. Ce dernier mobilise des experts se relayant 7j/7 pour surveiller le ciel de France et les systèmes dépressionnaires au-dessus de l’Océan Atlantique. En cas de dégradation des conditions météorologiques, un bulletin de vigilance ou d’alerte est envoyé aux directions régionales concernées, afin que celles-ci puissent pré-mobiliser leurs équipes.Différents scénarios vont alors se jouer en fonction de la gravité de l’événement attendu ou de l’incident qui se produit. Le lancement de l’alerte met en marche tout un dispositif bien rôdé, permettant d’agir au plus vite sans mobiliser des ressources superflues. Des systèmes de détection des pannes moyenne tension localisent la coupure de courant et transmettent l’information aux Agences de conduite régionales (ACR) des secteurs concernés, et l'on entre dans le stade de l’intervention.Ces agences régionales sont les tours de contrôle du réseau de distribution électriques. Dès réception de l’alerte, elles peuvent établir un diagnostic et immédiatement réaliser des gestes techniques à distance pour tenter de rétablir l’alimentation moyenne tension sans déplacer une équipe technique sur le terrain. C’est pourquoi vous ne verrez pas toujours un camion bleu Enedis intervenir sur le site d’une panne : souvent, le problème peut être résolu grâce à des solutions à distance. Si néanmoins la situation nécessite une intervention sur place, les techniciens de la région concernée prennent alors le relai. Et dans le cas d’événements météorologiques graves, dépassant les ressources de la direction régionale, Enedis possède une dernière parade, grâce à des équipes spéciales dédiées aux interventions rapides. Après les tempêtes de 1999, dont ceux qui les ont vécues se souviendront bien, l’entreprise a en effet créé la FIRE : la Force d’Intervention Rapide de l’Electricité rassemblant plus de 2.600 techniciens, déployables partout en France. Bien qu’elle n’intervienne que dans des cas extrêmes, la FIRE s’est déjà révélée essentielle dans près d’une quarantaine de situations depuis sa création. On peut par exemple citer son rôle dans le soutien aux équipes et le rétablissement du courant lors des tempêtes Irma et Maria en 2017 ou encore lors des inondations provoquées par la tempête Alex dans le sud-est de la France, en octobre 2020. Une fois le diagnostic établi par la cellule de crise Enedis nationale, cette force d’intervention est envoyée vers les régions sinistrées, où des points de ralliement ont déjà été mis en place par les équipes locales. Des bases logistiques, dispersées stratégiquement sur tout le territoire, tiennent à disposition du matériel conditionné sous forme de kits, livrables en quelques heures. Des milliers de groupes électrogènes sont également disponibles pour rétablir le courant durant le temps des réparations. Agences régionales, chargés d’affaires, techniciens, centres d’appel dépannage, équipes territoriales, logisticiens et équipes de communication ont tous un rôle à jouer pour assurer le bon fonctionnement de cette mécanique complexe, et, reconnaissons-le, assez impressionnante. Et les résultats sont là, avec des interventions et un rétablissement du courant toujours plus rapides !Une fois l’intervention terminée, vient le temps du bilan, l’occasion de pointer du doigt ce qui peut être amélioré et de développer de nouvelles solutions pour répondre et anticiper sur les besoins. Chaque année, 4 milliards d’euros sont investis par Enedis pour développer le réseau public de distribution d’électricité, dont 1 milliard est destiné à le renforcer, l’améliorer et le moderniser pour le rendre plus adaptable et plus robuste. Côté innovation, la FIRE n’est qu’un exemple des efforts mis en place pour accroître la qualité des services. Le réseau électrique est sans cesse perfectionné pour évoluer vers les réseaux intelligents, ou smart grids, qui s’appuient sur de nombreux outils. Des capteurs connectés baptisés DINO sont par exemple capables de signaler une inondation dans un poste de distribution avant que celle-ci ne cause des dommages. Les compteurs communicants Linky sont quant à eux des alliés hors pairs pour les équipes techniques d’Enedis, permettant de repérer d’éventuels dysfonctionnements sur le réseau basse tension. Les drones ont également récemment fait leur entrée et sont utilisés pour survoler les sites sinistrés difficiles d’accès et repérer plus rapidement les endroits où intervenir en priorité. Enfin, le développement de solutions plus respectueuses de l’environnement reste crucial pour l’entreprise, car au final, la meilleure façon de ne pas avoir à subir les conséquences du changement climatique, c’est encore de lutter contre le changement climatique lui-même.Merci d’avoir suivi cette pastille audio. Nous espérons que vous y aurez découvert quelque chose. Pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts, rendez-vous sur Spotify, Deezer, Apple Podcast et bien d’autres plateformes de diffusion. N’hésitez pas à partager vos réactions avec le hashtag #FuturaPod, et à nous laisse un commentaire sur vos apps audio préférées. Merci à Enedis, avec qui cet épisode a été réalisé, pour ses explications. Retrouvez toutes leurs informations sur le site www.enedis.fr.Musiques : Corona et Buzzkiller par Alexander NakaradaLovetheLie par Lilo SoundLicense: https://filmmusic.io/standard-license
4/30/2021

Fil de Science #22 : Vie sur Mars, crise sanitaire et logiciel espion

Pour cette semaine du 26avril : un logiciel espion, une crise sanitaire sans précédent en Inde, de la vie sur Mars, l'accélération de l'axe de rotation terrestre et la conquête de l'espace par la Chine. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Un malware voleur de mots de passe se répand sur AndroidComment expliquer la fulgurante reprise de l’épidémie de Covid-19 en Inde ?La vie pourrait exister sur Mars aujourd’huiLe réchauffement climatique modifie l’axe de rotation de la TerreUne nouvelle station spatiale s'installe autour de la Terre jeudiTranscription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Pour commencer, plongeons dans notre fabuleux mais parfois dangereux monde connecté. Des groupes cybercriminels sont actuellement à l’origine de plusieurs campagnes de piratage de mots de passe ou d’informations bancaires.Leur méthode ? Un texto vous informant que vous venez de manquer la livraison d’un colis. Le destinataire semble être un service de transport classique et le lien vous emmène sur une copie frauduleuse du site de l’entreprise en question. On vous incite alors à télécharger une application contenant le malware. Si cette dernière ne fonctionne que sur Android, les utilisateurs d’IOS pourraient être redirigés vers une page de phishing.Si vous avez déjà cliqué sur le lien et installé l’application, une seule chose à faire : réinitialiser votre smartphone aux paramètres d’usine et surtout ne restaurez pas la sauvegarde. Actuellement, le logiciel espion sévit dans plusieurs pays d’Europe et au Japon. Il est suggéré de signaler tous les messages suspects au service spam, soit le 33 700 en France.Sortons de notre bulle virtuelle pour constater la situation actuellement dramatique en Inde. L’épidémie de coronavirus flambe à nouveau et sature les services sanitaires et funéraires. En cause, des mesures barrières négligées, des événements super propagateurs maintenus et la diffusion du variant britannique.Le taux de létalité, initialement biaisé par des estimations hasardeuses, atteint entre 3,4 et 5 % selon les régions. La campagne de vaccination va malheureusement trop lentement compte tenu de la très forte densité de population comparé aux nombres de doses disponibles. En effet, seulement 1 % des Indiens ont reçu les deux doses de vaccins nécessaires à la protection contre les formes graves de la maladie. Enfin, si les mesures de confinements reprennent progressivement, elles sont appliquées de façon disparates sur le territoire indien, compte tenu de la balance bénéfice / risque pour certaines populations pauvres qui ne peuvent pas s’arrêter de travailler faute de mourir de faim.Revenons à la vie avec des nouvelles de Mars. Le rover Persévérance continue son exploration martienne à la recherche de traces de vie anciennes ou actuelles. Ces hypothèses n’ont rien de loufoque et sont soutenues par des données récoltées par d’autres rovers comme Curiosity et par des analyses de météorites martiennes échouées sur la Terre.Les chercheurs à l’origine de ces hypothèses suggèrent que, si la vie a existé sous la surface de Mars, elle pourrait bien être encore présente aujourd’hui. En effet, dans le sous-sol de la planète rouge, il y aurait tous les ingrédients pour entretenir la vie de micro-organismes. Affaire à suivre.De retour sur Terre, le réchauffement climatique n’aurait pas que des impacts sur la hausse des températures moyennes, l’incidence des catastrophes naturelles et le déclin de la biodiversité. Il modifierait également l’axe de rotation de notre planète.Ce dernier n’est pas fixe mais des chercheurs suggèrent que le réchauffement climatique l’aurait considérablement accéléré. En cause : le fait que la distribution de l’eau au sein de la planète bleue serait l’un des éléments causaux importants de l’inclinaison des pôles.Selon les calculs des scientifiques, la perte totale d’eau stockée sur les terres dans les années 90 aurait entraîné une dérive des pôles à une vitesse 17 fois supérieure entre 1995 et 2020 qu’entre 1981 et 1995.Pour finir, demandons-nous si le 21 ème siècle sera le siècle de la conquête spatiale ? Cela semble en tout cas bien parti. La chine veut s’affirmer comme puissance spatiale aux côtés des États-Unis, de la Russie, de l’Europe, du Japon et du Canada. Quoi de mieux pour remplir cet objectif que de construire sa propre station spatiale ?Cette dernière pèsera en tout 66 tonnes. Son premier module nommé Tianhe, d’une masse de vingt tonnes, mesurant 16,6 mètres de long et 4,2 mètres de diamètre a été lancé ce jeudi 29 avril 2021. Un télescope spatial comparable à Hubble devrait également rejoindre les trois modules de la station spatiale en 2024.Les images du module Tianhe sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts.Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées.On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques.Bon week-end à tous.
4/29/2021

Covipod #6 : Réouverture des écoles, quels sont les risques ?

Aujourd'hui, dans Covipod, nous faisons le point sur la réouverture des écoles et les risques d'infection des enfants à la Covid-19. Puis nous ferons un bref état des lieux des dernières découvertes et recommandations sur le sujet.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de ScienceLes dernières news #CoronavirusCovid-19 : que savons-nous de la maladie chez les enfants, un an après le début de la pandémie ?Transcription du podcast :Bienvenue dans ce nouvel épisode du Covipod. Je suis Julie, diplômée d’infectiologie et rédactrice santé à Futura. Si vous voulez soutenir ce podcast, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser une note et un commentaire sur vos plateformes plateforme d'écoute préférées.Depuis lundi, les écoles maternelles et primaires ont rouvert leurs portes aux élèves après deux semaines de vacances.Quel est le rôle des enfants dans la pandémie de Covid-19 ? C’est une question épineuse, sans réponse simple, ni définitive. Des scientifiques allemands ont passé en revue la littérature scientifique, qui est dense et parfois contradictoire, sur le sujet. Ils se sont focalisés sur deux points : la susceptibilité des enfants à l’infection et leur contagiosité. Les enfants peuvent avoir un rôle important dans la propagation de certaines maladies infectieuses. C’est le cas pour la grippe ou la gastro, par exemple. Dans le cas du Covid-19 les choses sont plus … complexes. Les enfants de moins de dix ans semblent plus résistants à l’infection. Plusieurs études se sont penchées sur la séroprévalence, c’est-à-dire la présence d’anticorps contre le SARS-CoV-2 dans leur sang, et le nombre de tests de dépistage positifs chez les moins de dix ans. Elles sont toutes parvenues à la même conclusion : les élèves de maternelle et primaire sont relativement épargnés par la maladie. En revanche, après dix ans, les enfants présentent le même risque d’être infectés que les adultes. Le moment précis où ce changement s’opère reste mystérieux. Cela signifie-t-il que les enfants sont aussi moins contagieux ? Eh bien, non. Selon les scientifiques allemands, aucune donnée ne permet d’affirmer que les enfants sont moins contagieux que les adultes. Et c’est là que ça devient coton… La Covid-19 pédiatrique est assez différente de la Covid-19 classique. La plupart des enfants en bonne santé sont asymptomatiques ou déclarent des formes légères avec de la fièvre et de la toux. Une des complications les plus sévères de la maladie chez les enfants est un syndrome inflammatoire généralisé pouvant être mortel. En clair, chez beaucoup d'enfants, la Covid-19 peut passer inaperçue. Dans ce cas-là, comment savoir avec certitude si un enfant est à l’origine d’un cluster dans une école ou au sein de son foyer ?De plus, la différence de sensibilité à l’infection en fonction de l’âge ajoute un degré de complexité à un problème déjà obscur, dirons-nous. Les écoles élémentaires et les crèches sont à l’origine de quelques foyers de contamination en Europe, mais le nombre de cas positifs était beaucoup plus important chez les adultes que chez les enfants. Vous l’avez compris, le rôle des enfants dans la pandémie est plus que nébuleux et difficile à appréhender. Au regard des connaissances actuelles, ils ne semblent pas être un moteur essentiel de l’épidémie. Mais, je n’en mettrai pas ma main au feu ! Je vous conseille la lecture de l’article : « Covid-19 : que savons-nous de la maladie chez les enfants, un an après le début de la pandémie ? » en ligne sur Futura.Ailleurs de l’actualité scientifique autour du coronavirus. Les règles de distanciation sociale en intérieur ne valent rien. C’est l’avis de deux scientifiques du MIT. Respecter la règle des deux mètres ne protège que l’espace de quelques minutes un groupe de personnes sans masques. L’aération des pièces et le port du masque restent les gestes les plus efficaces pour limiter la contamination.Être vacciné ne signifie pas qu’on ne peut plus être infecté, mais ce risque est largement diminué. Le Haut conseil de la santé publique indique que les personnes vaccinées peuvent faire tomber le masque lors de rassemblements privés et en intérieur. Dans les lieux collectifs, il reste obligatoire.Merci d’avoir écouté ce nouvel épisode du Covipod. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez, et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !
4/23/2021

Fil de Science #21 : Thomas Pesquet, révolution CRISPR et mini trou noir

Pour cette semaine du 19avril : nouvel équipage pour l'ISS, des T. rex qui chassent en meute, un trou noir miniature, une nouvelle révolution pour CRISPRet un deuxième vol d'essai pour Ingenuity.Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Thomas Pesquet en route pour la Station spatiale internationaleLes T-Rex auraient chassé en meute comme les loups !Le plus petit trou noir connu vient d'être découvert et il est proche de nousCRISPR : une seconde révolution est en cours !Ingenuity : son deuxième vol, plus long et plus haut, est un nouveau succès !Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.La nouvelle du jour, c’est bien entendu le départ de Thomas Pesquet pour la station spatiale internationale. L’astronaute français a quitté ce matin le sol du Kennedy Space Center aux côtés de ses collègues Shane Kimbrough, Megan MacArthur et Akihiko Hoshide. Après le report du lancement en raison d'unemétéodéfavorable hier, l'équipage attendait à bord de la capsule depuis déjà 2 h 30 lorsque lafusées'est enfin arrachée du sol. Les astronautes y resteront pendant 23 heures de plus avant que le Crew Dragon s'arrime à l’ISS, demain, samedi, à 11 h 10. Presque cinq ans après avoir fait ses débuts en tant qu'astronaute à bord de lastation, Thomas Pesquet repart pour la mission Alpha, d’une durée de 6 mois. À bord, il réalisera une centaine d’expériences couvrant de nombreux domaines. Pince acoustique, réalité virtuelle, étuis de transport consommables, neurosciences, vieillissement cérébral, mesure des radiations, le programme est vaste et chargé. À cette occasion, Thomas Pesquet deviendra également le premier Françaiscommandant de la station, après avoir été le premier européen à voler à bord d’une capsule Crew Dragon. On lui souhaite bonne chance ainsi qu’à l’ensemble de l’équipage !Une nouvelle découverte pour les paléontologues. Le T. Rex, souvent représenté comme un géant esseulé dans nos manuels de biologie aurait en fait chassé en meute. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus deschercheurs de l’université de l’Arkansas en étudiant un site defossilesdu côté du monument national de Grand Staircase-Escalante, aux États-Unis. Leurs analyses physico-chimiques et géochimiques racontent en effet la mort de quatre ou cinq tyrannosaures en un même lieu, vraisemblablement au cours d'une inondation. Ces éléments renforcent la théorie, déjà avancée il y a 20 ans, selon laquelle ce saurien serait plus social qu’il n’y paraît.« La licorne ». C'est le surnom que lesastronomesont choisi d'attribuer à untrou noir tout juste découvert aux abords de notre Système solaire. Celui-ci se trouve à seulement 1.500années-lumièrede notre Terre, dans la constellation de la Licorne, ce qui en fait l’un des plus proches de nous jamais découverts. Mais ce n’est pas sa seule spécificité, car ce nouveau membre de notre famille céleste serait également l'un des plus petits trous noirs jamais détectés. Avec ses maigres trois masses solaires, il marque un jalon important dans la détection des trous noirs miniatures et amène les astronomes à se demander combien de ses pairs attendent encore d’être découverts dans le ciel au-dessus de nos têtes.CRISPR est en train de traverser une seconde révolution. Jusqu'à présent, le système CRISPR-Cas9, agissant comme une paire de ciseaux moléculaires, permettait de modifier le génome, ou mieux encore, l’épigénome, afin de réguler l’expression de traits ciblés. En visant les marques épigénétiques plutôt que le génome en lui-même, les chercheurs ont la certitude de ne pas risquer d’endommager l’ADN de manière irréversible, mais cette manipulation possédait jusqu’alors le désavantage de ne pas perdurer dans le temps. Désormais, grâce à l’introduction de deux nouveaux outils baptisés CRISPRoff et CRISPRon, les biologistes peuvent allumer et éteindre la lecture d’un gène à la manière d’un interrupteur sans plus courir le risque de l’altérer. Outre les potentialités thérapeutiques de cette découverte, les scientifiques espèrent également que celle-ci leur ouvrira les portes de la compréhension du génome animal.Nouveau coup d’éclat pour Ingenuity. Ce jeudi 22 avril, le petit hélicoptère martien a réalisé son second vol d’essai à 11h30, heure de Paris. Cette fois-ci l’appareil s’est maintenu en l’air durant 50 secondes dans l’atmosphère raréfiée de planète rouge, soit 11 secondes de plus que lors de son premier vol réalisé en début de semaine. Il s’est également élevé plus haut, à 5 mètres de la surface, avant de faire un tour sur lui-même, de se déplacer sur le côté, et de se poser à deux mètres de son point de décollage. Les images étonnantes d’Ingenuity en vol et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Scienceet à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. Ne manquez pas notre nouvel épisode de Chasseurs de Science, samedi à 10h30, à la recherche d’un véritable trésor pirate. Rendez-vous également mercredi à 17h, pour un nouvel épisode de Bêtes de Science sur nos meilleurs amis à quatre pattes. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous
4/16/2021

Fil de Science #20 : Vaccin contre le cancer, T. rex et trou noir

Pour cette semaine du 12avril : un vaccin contre le cancer, une invasion de T. rex, des fractures dans des barrières de glaces, des tunnels remplis deTeslaet des images spectaculaires de trou noir.Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :On sait (presque) combien de tyrannosaures ont foulé la TerreDes médecins américains testent un vaccin personnalisé contre le cancerL’Antarctique pourrait libérer une quantité d'eau colossaleThe Boring Company: la déception au bout du tunnel d’Elon Musk?Trou noir : de nouvelles images spectaculaires de M87*Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Du côté de la paléontologie, des chercheurs de l’université de Californie commencent à quantifier ce que nous ne savons pas à propos du Tyrannosaurus rex plus connu sous le nom de T. rex. En effet, seulement 32 fossiles de cette espèce sont exposés dans les musées de nos jours. Pourtant, selon une récente étude de modélisation sur le sujet, ils auraient été au minimum 140 millions et au maximum 42 milliards à arpenter la Terre durant toute la durée de leur règne. Charles Marshall, directeur du Musée de Paléontologie de l'Université de Californie et coauteur de l’étude espère que ces estimations seront un premier pas pour dénombrer les espèces manquantes dans les archives fossiles.Parler vaccin sans parler Covid, c’est possible ! Des médecins de la clinique du Mont Sinaïà New York ont testé, dans un essai clinique de phase 1, un vaccin personnalisé contre les cancers de la peau et de la moelle osseuse. Cet essai a pour but d’évaluer la tolérance au vaccin. À l’aide des bases théoriques de l’immunothérapie, ils ont conçu un vaccin à base de peptides contenus dans les tumeurs des patients. Grâce à des méthodes de laboratoires et à des algorithmes sophistiqués, ils sont parvenus à récolter les peptides les plus à même d’engendrer une réponse immunitaire contre la tumeur, ce qui pourrait éviter la rechute. Les premiers résultats sont encourageants, mais il faudra attendre des essais sur d’autres types de cancer et sur de plus grand échantillons pour conclure.De nouvelles simulations concernant la fonte des glaces en Antarctique inquiètent des climatologues britanniques. Selon une récente modélisation, un réchauffement de 4 degré par rapport aux températures pré-industrielle exposerait des barrières de glace – de gros amas de glace d’une dizaine à une centaine de mètres d’épaisseur – au risque d’effondrement provoquant une élévation du niveau de la mer. Comment ? Par hydrofracturation ! Un phénomène qui a déjà été à l’origine de l’effondrement de deux barrières de glace en 1995 et 2002, où un excès d’eau gelée au sein de ces barrières a provoqué des fractures. Toutefois, d’autres paramètres pris en compte dans un modèle de chercheurs suédois rendent les prévisions moins pessimistes, prévoyant une élévation du niveau de la mer 25 % en deçà de ce qu’avance le modèle britannique.Les ambitions d’Elon Musk ont-elles les yeux plus que le ventre ?Le test à Las Vegas de la première installation de sa compagnie de construction de tunnel, The Boring compagny, a déçu. Initialement prévu pour être révolutionnaire, le système de transport combinant vitesse et réservation par application mobile dans l’objectif de désengorger les grands centres-villes, ne ferait pas mieux qu’une ligne de bus classique notamment à cause de la réglementation d’incendie. Pour autant, le service pourra sûrement être amélioré d’ici son lancement officiel en juin et nous pourrons juger de sa pertinence à ce moment-là.Et pour finir, payons-nous le luxe de plonger dans un trou noir et de pouvoir en sortir. De nouvelles images spectaculaires du trou noir M87 viennent d’être rendues publiques dans un célèbre journal d’astrophysique. Les observations faites par les scientifiques vont des photons radio aux photons gamma et ont nécessité la collaboration de 760 scientifiques et ingénieurs venant de près de 200 institutions réparties dans 32 régions du globe. Les images obtenues vont servir de laboratoire expérimental pour les physiciens afin de percer des mystères comme les processus d’accrétion et d’accélération des trous noirs mais aussi des énigmes comme celle de l’origine des rayons cosmiques. Les images spectaculaires de M87 sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous
4/15/2021

Covipod #5 : Où en est le variant brésilien ?

Aujourd'hui, dans Covipod, nous faisons le point sur le variant brésilien du coronavirus et la menace sanitaire qu’il pourrait représenter. Puis nous ferons un bref état des lieux sur les vaccins et la progression de la pandémie en France , ainsi que sur les mesures à respecter.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de ScienceAprès une érection interminable, un homme est testé positif à la Covid-19Les dernières news #CoronavirusTranscription du podcast :Bienvenue dans cet épisode du Covipod dans lequel nous faisons le point sur le variant brésilien du coronavirus et la menace sanitaire qu’il pourrait représenter.Je suis Julie, rédactrice santé à Futura et diplômée d’un master d’infectiologie. Si vous voulez soutenir ce podcast, n’hésitez pas à vous abonner, à laisser une note et un commentaire sur vos plateformes plateforme d’écoute préférées.Comme son nom l’indique, le variant brésilien a émergé au Brésil, dans la ville de Manaus, située aux portes de la forêt amazonienne. Mais c’est à l’autre bout du monde qu’il a révélé son existence. Le variant brésilien a été isolé lors d’un prélèvement effectué sur un voyageur en provenance de Manaus mis en quarantaine dans un aéroport au Japon.Qu’est-ce qui se cache sous l’enveloppe de ce variant ? Il appartient à la lignée P1 qui est caractérisée par trois mutations significatives dans la protéine S. La première est N501Y. Elle est aussi présente dans les variants anglais et sud-africains. Des études ont démontré qu’elle permet aux variants de se propager plus facilement. La deuxième est la mutation E484K, également portée par le variant sud-africain. Selon les scientifiques, cette dernière permettrait au virus d’échapper facilement aux défenses mises en place par le système immunitaire. En d’autres termes, il pourrait être moins bien neutralisé par les vaccins, notamment ceux de Moderna et Pfizer. Enfin, la dernière est K417N, et son rôle n’est pas connu. Grâce à sa mutation N501Y, le variant brésilien est particulièrement contagieux, mais est-il plus mortel ? Il n’y a pas encore de réponse à cette question. Les scientifiques n’ont pas effectué d’expériences pour le démontrer. Au Brésil, l’épidémie de Covid-19 est particulièrement mortelle, avec environ 4.000 morts chaque jour. Plus de 50 % des personnes en réanimation ont moins de 40 ans. Là-bas, le variant brésilien est responsable de la majorité des cas de Covid-19, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il est plus mortel. Depuis quelques jours, le variant brésilien inquiète le gouvernement français. Pourtant il est très minoritaire sur notre territoire. Il présente actuellement moins de 5 % des contaminations. Ce que redoutent les politiques, ce sont les cas d'importation. C’est-à-dire des personnes contaminées – dont des « super-propagateurs » potentiels – en provenance du Brésil, qui pourraient propager l’épidémie en France. C’est pour limiter le risque d’apparition de nouveaux cas de variant brésilien que Jean Castex a annoncé la suspension des liaisons aériennes entre le Brésil et la France jusqu’à nouvel ordre. Pour en savoir plus sur les inquiétudes autour du variant brésilien, vous pouvez consulter l’article « Coronavirus : faut-il s’inquiéter du variant brésilien ? » déjà en ligne sur Futura.Ailleurs dans l’actualité scientifique du coronavirus. Comme le vaccin d’AstraZeneca, le vaccin Johnson & Johnson est suspendu aux États-Unis à cause de cas de thrombose. Si ces événements sont en effet liés à la vaccination, l’élément déclencheur pourrait être l’adénovirus utilisé comme vecteur viral par les deux fabricants.L’épidémie progresse encore en France, la barre des 100.000 victimes devrait être bientôt dépassée. Le dernier bilan du 12 avril fait état de 99.508 morts dans les hôpitaux.Merci d’avoir écouté ce nouvel épisode du Covipod. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez, et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !