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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2020-1-22

CHINE : LE VIRUS QUI INQUIÈTE LE MONDE 22-01-2020

CHINE : LE VIRUS QUI INQUIÈTE LE MONDE  22-01-2020


Invités

 

Antoine BONDAZ

Chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la Chine


Dr Daniel LEVY- BRUHL

Epidémiologiste à Santé Publique France

 

Pascal BONIFACE

Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques.


Pr Sophie MATHERON

Médecin-clinicienne, spécialiste des Maladies infectieuses à l’hôpital Bichat.


Pr Anne GOFFARD

Chercheuse et médecin, CHU de Lille


Un bilan qui s’alourdit, et un virus qui se propage. Apparue pour la toute première fois en décembre dans la ville chinoise de Wuhan, une mystérieuse pneumonie a fait pour l’heure plus de 440 malades, provoqué la mort de 9 personnes, et a dépassé les frontières de la Chine et de l'Asie, faisant planer le spectre d’une contagion mondiale, avec un premier cas recensé à Seattle, aux Etats-Unis.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunira aujourd'hui en fin d’après-midi pour déterminer s’il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale". Et ce alors que les nouvelles venant de Chine ne sont pas bonnes : le vice-ministre de la commission nationale de la Santé a affirmé ce mercredi que ce virus qui se transmet par les voies respiratoires "pourrait muter et se propager plus facilement. Il faut être hautement vigilant". Les autorités chinoises redoutent que le virus, déjà présent dans plusieurs mégapoles comme Shanghai et Pékin, puisse se propager à la faveur des longs congés du Nouvel An chinois, qui commencent ce vendredi, et donnent lieu chaque année à des centaines de millions de voyages en car, en train ou en avion dans l'ensemble du pays. Des mesures de prévention ont été prises telles que la ventilation et la désinfection dans les aéroports, les gares et les centres commerciaux.

Les contrôles ont également été renforcé en Australie, en Russie, au Népal, à Singapour, en Malaisie, au Vietnam, au Bangladesh, en Inde et aux Etats-Unis. En France, le risque est "faible mais ne peut pas être exclu", a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Des messages sont diffusés dans les avions en provenance de Chine indiquant qu’en cas de doute il ne faut absolument pas se rendre chez un médecin ou aux urgences pour éviter toute contamination mais appeler le 15. La personne sera alors mise à l’isolement pour procéder à différents examens.

Nommé 2019-nCoV par l’OMS, ce mystérieux virus fait partie de l’immense famille des coronavirus. Certains provoquent de simples rhumes et syndromes grippaux bénins mais d’autres peuvent être à l’origine de complications respiratoires graves comme le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). C’est l’ombre de ce dernier qui inquiète, car les similarités sont nombreuses entre les deux. Or, en 2003 l’épidémie de Sras avait affecté, en six mois, une trentaine de pays, infecté près de 10.000 personnes et fait 774 morts dans le monde.

Alors que sait-on réellement de ce virus et de sa gravité ? Comment les autorités sanitaires s'organisent-elles pour surveiller et gérer les épidémies ? Enfin le virus H5N8 de la grippe aviaire qui sévit déjà dans plusieurs pays d’Europe risque-t-il de faire son retour sur le territoire français ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-22

CHINE : LE VIRUS QUI INQUIÈTE LE MONDE 22-01-2020

CHINE : LE VIRUS QUI INQUIÈTE LE MONDE  22-01-2020


Invités

 

Antoine BONDAZ

Chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la Chine


Dr Daniel LEVY- BRUHL

Epidémiologiste à Santé Publique France

 

Pascal BONIFACE

Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques.


Pr Sophie MATHERON

Médecin-clinicienne, spécialiste des Maladies infectieuses à l’hôpital Bichat.


Pr Anne GOFFARD

Chercheuse et médecin, CHU de Lille


Un bilan qui s’alourdit, et un virus qui se propage. Apparue pour la toute première fois en décembre dans la ville chinoise de Wuhan, une mystérieuse pneumonie a fait pour l’heure plus de 440 malades, provoqué la mort de 9 personnes, et a dépassé les frontières de la Chine et de l'Asie, faisant planer le spectre d’une contagion mondiale, avec un premier cas recensé à Seattle, aux Etats-Unis.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunira aujourd'hui en fin d’après-midi pour déterminer s’il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale". Et ce alors que les nouvelles venant de Chine ne sont pas bonnes : le vice-ministre de la commission nationale de la Santé a affirmé ce mercredi que ce virus qui se transmet par les voies respiratoires "pourrait muter et se propager plus facilement. Il faut être hautement vigilant". Les autorités chinoises redoutent que le virus, déjà présent dans plusieurs mégapoles comme Shanghai et Pékin, puisse se propager à la faveur des longs congés du Nouvel An chinois, qui commencent ce vendredi, et donnent lieu chaque année à des centaines de millions de voyages en car, en train ou en avion dans l'ensemble du pays. Des mesures de prévention ont été prises telles que la ventilation et la désinfection dans les aéroports, les gares et les centres commerciaux.

Les contrôles ont également été renforcé en Australie, en Russie, au Népal, à Singapour, en Malaisie, au Vietnam, au Bangladesh, en Inde et aux Etats-Unis. En France, le risque est "faible mais ne peut pas être exclu", a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Des messages sont diffusés dans les avions en provenance de Chine indiquant qu’en cas de doute il ne faut absolument pas se rendre chez un médecin ou aux urgences pour éviter toute contamination mais appeler le 15. La personne sera alors mise à l’isolement pour procéder à différents examens.

Nommé 2019-nCoV par l’OMS, ce mystérieux virus fait partie de l’immense famille des coronavirus. Certains provoquent de simples rhumes et syndromes grippaux bénins mais d’autres peuvent être à l’origine de complications respiratoires graves comme le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). C’est l’ombre de ce dernier qui inquiète, car les similarités sont nombreuses entre les deux. Or, en 2003 l’épidémie de Sras avait affecté, en six mois, une trentaine de pays, infecté près de 10.000 personnes et fait 774 morts dans le monde.

Alors que sait-on réellement de ce virus et de sa gravité ? Comment les autorités sanitaires s'organisent-elles pour surveiller et gérer les épidémies ? Enfin le virus H5N8 de la grippe aviaire qui sévit déjà dans plusieurs pays d’Europe risque-t-il de faire son retour sur le territoire français ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-21

L’ACCUSÉ TRUMP FANFARONNE À DAVOS ! 21-01-2020

L’ACCUSÉ TRUMP FANFARONNE À DAVOS !  21-01-2020


Invités


François CLEMENCEAU

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »


Laure MANDEVILLE

Grand reporter au « Figaro »

Auteur de « Qui est vraiment Donald Trump ? »


Laurence NARDON

Responsable du programme « Amérique du Nord » de l’Institut Français des Relations Internationales

 

Jérémie GALLON

Enseignant à Sciences Po et auteur de « Journal d'un jeune diplomate dans l'Amérique de Trump »


Le procès historique de Donald Trump entre ce mardi 21 janvier 2020 dans le vif du sujet au Sénat américain. Quatre mois après le début de l’affaire ukrainienne, et à moins de dix mois de l’élection présidentielle, les cent sénateurs chargés de juger le président des Etats-Unis vont se retrouver à 13 h (19 h en France) sous la présidence du chef de la Cour suprême John Roberts. Ils vont devoir au cours des prochaines semaines déterminer si Donald Trump est coupable d’"abus de pouvoir" et d’ "entrave au travail du Congrès", les deux articles de mise en accusation adoptés le 18 décembre par la Chambre des représentants.

Visé par une procédure d'impeachment, le milliardaire est accusé d’avoir "trahi" son serment de président et la Constitution en "sollicitant l’interférence d’un gouvernement étranger, l’Ukraine, (…) pour son gain politique personnel dans l’élection de 2020". Selon les démocrates, le président américain a "fait pression" sur le président ukrainien Zelensky "pour qu’il annonce l’ouverture d’une enquête sur Joe Biden", dont le fils a travaillé pour la compagnie gazière Burisma, en échange d’une aide militaire cruciale. Donald Trump aurait ensuite cherché à "couvrir ses traces" en bloquant l’enquête du Congrès, en refusant de transmettre des documents et en bloquant le témoignage de témoins-clés.

Le rendez-vous s’annonce d’autant plus grave et solennel qu’il s’agit seulement du troisième procès en destitution d’un président américain. Mais sauf énorme surprise, Donald Trump, comme Bill Clinton en 1999, devrait échapper à une destitution. Les républicains qui disposent de la majorité au Sénat, font bloc autour de lui. Et ils pourraient donner ce mardi une première satisfaction au locataire de la Maison-Blanche en adoptant le calendrier dévoilé hier par Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine, qui prévoit une procédure menée au pas de charge.

Au programme, selon les règles proposées, deux journées de 12 h pour l’accusation et autant pour la défense afin qu’elles exposent leurs arguments, puis 16 h de questions des sénateurs. Beaucoup trop court selon les démocrates qui dénoncent une "farce", une "honte nationale", un "simulacre de procès". De son côté Donald Trump sera physiquement absent des audiences au Sénat mais il y sera représenté par une équipe d’avocats, dont Kenneth Starr et Alan Dershowitz, qui appellent à l'acquitter "immédiatement". Ces derniers pourraient ne pas utiliser tout le temps dont ils disposent afin d'accélérer le procès et faire en sorte que le président soit ainsi acquitté au plus vite. Sans doute, avant le discours solennel de Donald Trump sur l’État de l’Union qui aura lieu le 4 février prochain.

Autre question cruciale, celle des témoins. Les démocrates réclament que quatre acteurs clés de l’affaire ukrainienne soient convoqués à la barre, dont le chef de cabinet de la Maison-Blanche Mick Mulvaney et l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton. Mais la Maison-Blanche et son allié Mitch McConnell n’y sont pas favorables.

Alors comment va se dérouler ce procès historique ? Qui en sont les protagonistes ? Quel camp sortira vainqueur auprès de l'opinion publique ? En campagne pour sa réélection, et à quelques heures des premières joutes de ce procès, qu’il a qualifié de "farce", Donald Trump a prononcé un premier discours au Forum économique mondial de Davos. Le président américain y a fustigé les "prophètes de malheur" du climat et a réaffirmé sa politique de l’"America First", tandis que la militante Greta Thunberg a répété qu’il était temps de "paniquer".


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-20

ÉCONOMIE : POURQUOI ILS CHOISISSENT ENCORE LA FRANCE ? 20-01-2020

ÉCONOMIE : POURQUOI ILS CHOISISSENT ENCORE LA FRANCE ?  20-01-2020


Invités

 

Philippe DESSERTINE

Directeur de l’Institut de Haute Finance


Françoise FRESSOZ

Editorialiste au Monde


Sylvie MATELLY

Economiste-Directrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques


Mathieu PLANE

Economiste à l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) 


Ce lundi 20 janvier, le président de la République Emmanuel Macron reçoit près de 200 chefs d’entreprises français et étrangers, à Versailles, dans le cadre de l’événement « Choose France », une opération qui vise à vanter l’attractivité de la France auprès des investisseurs. Cette rencontre intervient alors que plusieurs investissements étrangers viennent d’être conclus, plaçant ainsi la France en bonne position vis-à-vis de ses voisins européens.

Le premier concerne l’achat de deux paquebots, livrables en 2025 et 2027 et propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL), par l’armateur MSC aux chantiers de Saint-Nazaire. Cette commande, qui s’élève à 2 milliards d’euros, devrait générer « 14 millions d'heures de travail, correspondant à 2 400 emplois pendant trois ans et demi », a annoncé l’Elysée. Parmi les autres investissements majeurs des derniers jours, il y a aussi la décision de Coca-Cola d’investir 1 milliard d’euros sur 5 ans et celle du groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca qui compte débourser 207 millions d’euros pour le développement de son usine de Dunkerque, où le président s’est d’ailleurs rendu ce lundi.

De bonnes nouvelles qui ne doivent pas faire oublier les difficultés que traverse actuellement l’économie française. La dette publique a atteint un nouveau sommet historique de 2.415,1 milliards d’euros au troisième trimestre 2019, soit 100.4% du PIB. Une augmentation due en partie aux dépenses concédées par le gouvernement français pour calmer la grogne sociale (mesures post-Gilets Jaunes, dans les hôpitaux…etc.).

Et le contexte international ne vient pas arranger les choses. Le président américain Donald Trump a récemment imposé des tarifs douaniers sur les vins européens et vient de signer un accord avec le vice-Premier ministre chinois, Liu He, en vue de mettre fin au différend commercial entre les deux pays. Cet accord engage la Chine à acheter 200 milliards de dollars de produits et services américains supplémentaires en 2020 et 2021. La France et certains pays européens s’en inquiètent.

Pourquoi la France attire-t-elle davantage les investisseurs étrangers que beaucoup de ses voisins européens ? Le contexte international peut-il, à moyen terme, pénaliser l’économie française ? Doit-on réellement s’inquiéter du niveau de la dette française ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-18

LA FIN DES "HYPERS", LA REVANCHE DES CENTRES-VILLES ? 18-01-2020

LA FIN DES "HYPERS", LA REVANCHE DES CENTRES-VILLES ? 18-01-2020



Invités


Jean VIARD

Sociologue, directeur de recherche CNRS


Pascale HEBEL

Directrice du pôle consommation et entreprises au Credoc


Christine KERDELLANT

Directrice de la rédaction de « L’Usine nouvelle » et « L’Usine digitale »


Nicolas BOUZOU

Economiste – cabinet de conseil Asterès 


Le tout premier hypermarché français ouvre dans l’Essonne le 15 juin 1963. Mais aujourd’hui, le modèle semble à bout de souffle. Le groupe de distribution Auchan a annoncé la suppression nette de 517 emplois. C’est le troisième plan de réduction de postes depuis 2017, ce qui affecte, au total, près d’un millier d’emplois. L’inquiétude a conduit une cinquantaine de personnes à se rassembler devant l’entrée du centre commercial de Balma, en banlieue de Toulouse, afin de protester. Mais face à la colère des salariés, il y a l’impératif du retour à l’équilibre financier. Un défi de taille puisque l’enseigne de la famille Mulliez évalue ses pertes à quasiment 1 milliards d’euros sur l’année 2018.

Les évolutions des modes de consommation, entre la demande pour des produits locaux, biologiques, et la place occupée par l’e-commerce ou les enseignes spécialisées menacent la grande distribution. Carrefour, Castorama et Conforama aussi se sont séparés de nombreux salariés depuis 2018. Quelles solutions pour pallier au déclin ? Des rayons alimentaires disparaissent au profit de stands gérés par d’autres enseignes comme Cultura chez Auchan, Darty chez Carrefour. On mise sur le drive : parcourir les immenses allées des "hypers" n’attire plus les consommateurs.

Pourtant, chaque année, les commissions départementales autorisent la construction de nouvelles surfaces commerciales en périphérie des villes. Présentées comme créatrices d’activité et d’emploi, ces zones commerciales qui ne répondent pas nécessairement à un besoin mettent les centres-villes en péril. Les maires des communes montent au créneau, comme à Valbonne, où un projet de 100 000 m2 appelé Open Sky crée la polémique. Le maire de Cannes, David Lisnard, dénonce "une folie dangereuse".

Une étude du Conseil d’analyse économique (CAE) montre que la disparition des commerces et des services publics participe du mouvement des "gilets jaunes". En effet, 30 % des communes ayant perdu leur supérette dans les dernières années ont connu un événement "gilets jaunes", contre 8 % pour les autres.

Les champions du discount comme les Allemands Lidl ou Aldi sortent, eux, leur épingle du jeu. En alliant prix bas, peu de références et une exigence en termes de qualité, ils bousculent le secteur. Carrefour s’en inspire et lance sa marque Supeco près de Valenciennes.

Jusqu’où les changements dans les habitudes de consommation vont bousculer le secteur de la grande distribution ? Quelles innovations pourraient sauver le secteur ? Ce déclin va-t-il profiter aux centres-villes ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-17

PROCÈS EN DESTITUTION : TRUMP INTOUCHABLE ? 17-01-2020

PROCÈS EN DESTITUTION : TRUMP INTOUCHABLE ? 17-01-2020


Invités


Philippe DESSERTINE

Directeur de l’Institut de haute finance


Thomas SNEGAROFF

Historien des Etats-Unis


Anne DEYSINE

Juriste et politologue spécialiste des Etats-Unis


Lucie ROBEQUAIN

Rédactrice en chef aux « Échos » – Ancienne correspondante à New York


Il y a eu Andrew Johnson et Bill Clinton. Il y aura désormais Donald Trump. Visé par une procédure d'impeachment, le milliardaire américain va être le troisième président des États-Unis à connaître un procès en destitution. Après la lecture jeudi au Sénat de l’acte d'accusation contre le président des Etats-Unis, les 100 sénateurs chargés de le juger ont prêté serment collectivement devant le chef de la Cour suprême, donnant ainsi le coup d’envoi de ce procès historique.

Le locataire de la Maison-Blanche, qui ne devrait pas comparaître en personne, a été mis en accusation pour "abus de pouvoir " et "entrave au travail du Congrès". Il est accusé d’avoir "trahi" son serment de président et la Constitution en "sollicitant l’interférence d’un gouvernement étranger, l’Ukraine, (…) pour son gain politique personnel dans l’élection de 2020". Selon les démocrates, le président américain a "fait pression" sur le président ukrainien Zelensky "pour qu’il annonce l’ouverture d’une enquête sur Joe Biden", dont le fils a travaillé pour la compagnie gazière Burisma. Donald Trump aurait ensuite cherché à "couvrir ses traces" en bloquant l’enquête du Congrès, en refusant de transmettre des documents et en bloquant le témoignage de témoins-clés.

Les débats de ce procès débuteront véritablement mardi 21 janvier prochain et devraient durer deux semaines. Mais sauf énorme surprise, Donald Trump, comme Bill Clinton en 1999, devrait échapper à une destitution. Les républicains font en effet bloc autour de lui et disposent de la majorité au Sénat. Or, les mathématiques sont implacables : avec 47 voix sur 100, les démocrates ont besoin de 20 républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaires à condamner – et destituer – un président. Un scénario qui semble aujourd’hui plus qu’improbable en pleine campagne présidentielle.

Alors intouchable, Trump ? Le milliardaire qui dénonce depuis le début "une chasse aux sorcières" se montre confiant et pense plutôt à la 50ème édition du Forum économique mondial de Davos. Attendu lundi comme la grande vedette de ce rendez-vous international, le président des Etats-Unis entend y vanter sa politique et la bonne santé économique des Etats-Unis. Donald Trump pourrait aussi mettre en avant la signature de la phase 1 d’un accord commercial avec la Chine, mercredi dernier, qu’il a déjà qualifié de "pas de géant".

Cet accord constitue une trêve dans la guerre commerciale que les deux puissances se mènent depuis 2018. Pékin s'est notamment engagé à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains en plus sur deux ans, par rapport au niveau de 2017. Mais cette disposition inquiète Bruxelles qui redoute de voir les entreprises européennes pénalisées sur le marché chinois face à leurs concurrentes américaines. L’Union Européenne a d’ailleurs annoncé aujourd’hui qu’elle saisirait l’OMC, si l'accord entraîne des "distorsions commerciales".

Quels sont les enjeux de l’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine ? Comment va se dérouler le procès en destitution de Donald Trump ? Quelles sont les prochaines étapes ? Quel camp sortira vainqueur auprès de l'opinion publique, à moins de dix mois de l'élection de novembre 2020 ? Enfin où en est la primaire démocrate ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-16

POUTINE : SON DERNIER COUP DE FORCE 16-01-2020

POUTINE : SON DERNIER COUP DE FORCE 16-01-2020


Invités


Pierre SERVENT

Expert en stratégie militaire - Auteur de « Les Présidents et la guerre »


Tatiana KASTOUEVA-JEAN

Chercheure, Directrice du Centre Russie à l’Institut Français des Relations Internationales


Frédéric ENCEL

Docteur en géopolitique, Maître de conférence à sciences Po Paris


Jean-Dominique MERCHET

Journaliste à « L’Opinion » spécialiste des questions de diplomatie et de défense


L’heure des grandes manœuvres a sonné pour Vladimir Poutine. En annonçant hier une série de réformes constitutionnelles et en nommant un nouveau Premier ministre en remplacement de Dimitri Medvedev, le chef du Kremlin a montré qu’il ne comptait pas attendre 2024, année qui marque la fin de son quatrième mandat - et théoriquement dernier mandat de président-, pour organiser la suite de son pouvoir.

Les grandes lignes ? Donner plus de pouvoir au Parlement, au Premier ministre et au Conseil d’Etat tout en gardant un président fort. Il est prévu également de limiter la fonction présidentielle à deux mandats, et non plus à deux mandats "successifs". Une clause qui empêcherait un éventuel successeur d'agir comme Vladimir Poutine en signant quatre mandats entrecoupés d'un intermède au poste de Premier ministre. D’autre part, il serait interdit aux juges et aux membres du gouvernement de posséder des permis de séjour à l'étranger et tout candidat à l'élection présidentielle devrait avoir résidé en Russie au cours des vingt-cinq dernières années.

Dans une telle configuration, quelle serait la place de Vladimir Poutine en 2024 ? Il pourrait être élu Premier ministre par un Parlement largement acquis à sa cause ou prendre la tête d'un Conseil d'État musclé et doté de pouvoirs étendus sur les organes de sécurité et des gouverneurs aux pouvoirs renforcés. L'homme qui aura régné près d'un quart de siècle sur le pays incarnerait alors la figure du "leader national" à la tête de cette structure qui jouerait un rôle de gouvernement parallèle.

Avec cette réforme de la constitution, Vladimir Poutine semble en tout cas vouloir s’offrir tous les scénarios pour rester au pouvoir, et écarter toute accusation d’autoritarisme. D’où la promesse, hier, d’organiser un référendum sur ce sujet.

Parallèlement, le chef du Kremlin vient de remporter un nouveau succès diplomatique. Avec l'aide de son allié de circonstance, la Turquie, la Russie est en effet parvenue à imposer, depuis le dimanche 12 janvier, un cessez-le-feu en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011 et aujourd'hui déchiré par une guerre civile entre le gouvernement de Tripoli (GNA), reconnu par l'ONU et incarné par Fayez al-Sarraj, et les forces du maréchal Haftar, homme fort de l'est libyen. Mieux, la Turquie et la Russie ont réussi à réunir les deux hommes pour des pourparlers à Moscou qui visaient à entériner cette trêve.

Après s’être imposé comme un acteur incontournable de la guerre en Syrie, la Russie tente de rejouer le scénario en Libye mais aussi en Afrique. Une manière de défendre ses intérêts dans la région et de se poser comme une alternative aux Occidentaux dans le concert des nations.


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2020-1-15

VIOLENCES POLICIÈRES : LA FIN D'UN TABOU 15-01-2020

VIOLENCES POLICIÈRES : LA FIN D'UN TABOU 15-01-2020


Invités

 

Alain BAUER

Professeur de criminologie


Nicolas CHAPUIS

Journaliste Reporter au « Monde », spécialiste police-justice.


Ivanne TRIPPENBACH

Journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions régaliennes.

 

Brice TEINTURIER

Directeur Général délégué de l’institut de sondages Ipsos


L’exécutif change de ton. Face à l’accumulation, ces dernières semaines, des accusations de violences policières, Emmanuel Macron a appelé "nos policiers et nos gendarmes à la plus grande déontologie". "Il y a eu très clairement des images, il y a aujourd'hui des affaires dans lesquelles des comportements qui ne sont pas acceptables ont été vus ou pointés", a déclaré le chef de l’Etat, mardi en marge d'un déplacement à Pau, avant de demander au ministère de l’Intérieur "des propositions claires pour améliorer la déontologie" des forces de l’ordre.

Ces déclarations suivent celles du locataire de la place Beauvau qui a consacré lundi une bonne partie de ses vœux au "devoir d’exemplarité". "L’usage juste et proportionné de la force est ce qui sépare la démocratie de l’arbitraire, ce qui distingue l’ordre et la brutalité, c’est le fondement, aussi, de notre confiance avec les Français" a affirmé Christophe Castaner, avant d’ajouter : "C’est l’honneur de la police qui est en jeu, on ne fait pas de croche-pied à l’éthique, sauf à s’abaisser, à abaisser la police".

Des propos motivés par la diffusion de plusieurs vidéos ces derniers jours, sur les réseaux sociaux, où l’on voit des forces de l’ordre s’en prendre à des manifestants contre la réforme des retraites. Celle d’un policier semblant tirer à bout portant au LBD sur un manifestant à Paris ou une autre montrant un policier faisant un croc-en-jambe à une manifestante à Toulouse ont notamment suscité un vif émoi. Ces événements – qui s’ajoutent à la mort de Cédric Chouviat, dans la nuit du 4 au 5 janvier à Paris d’une asphyxie avec fracture du larynx, à la suite d’un contrôle routier – viennent renforcer l’argumentaire de manifestants et de défenseurs des libertés publiques, qui dénoncent des "violences policières" depuis le mouvement des gilets jaunes et la stratégie du maintien de l’ordre mise en œuvre depuis décembre 2018. Deux armes en particulier sont pointées du doigt : le LBD et les grenades lacrymogènes à effet de souffle Gli-F4 (qui sont classifiées armes de guerre). Le Défenseur des droits Jacques Toubon en a demandé à plusieurs reprises leur suspension, en raison de leur "dangerosité".

Le débat monte également sur la technique du plaquage ventral. Cette technique d’immobilisation qui permet en théorie de maîtriser un individu agité ou dangereux avant de le menotter. Mais la manœuvre n’est pas sans risque. Avec les bras en arrière et le poids de plusieurs policiers sur le corps une personne interpellée risque d’étouffer. Mal réalisée, elle peut être mortelle. Le père de Cédric Chouviat et plusieurs associations de défense des droits de l'Homme réclament son interdiction.


Mais policiers et gendarmes peuvent-ils s’en passer ? Faut-il revoir la stratégie du maintien de l’ordre en France ? Après les déclarations du ministre de l’Intérieur, plusieurs syndicats de policiers ont fustigé un "lâchage" et rappelé le gouvernement à ses responsabilités. "On aurait aimé, lors de ses vœux, que le ministre pense aux policiers qui ont assuré la pérennité de ce gouvernement. Mais il préfère s’offrir un répit médiatique avant la campagne des municipales" a réagi Linda Kebbab déléguée nationale d’Unité SGP Police-Fo, syndicat majoritaire. "Le maintien de l’ordre n’est pas une science exacte" admet de son côté Philippe Capon, le secrétaire général de l’Unsa police. Mais il faut reconnaitre, dit-il, que "les policiers sont suremployés depuis un an de mobilisations". "Cela fait depuis mai qu’on nous promet un nouveau schéma national du maintien de l’ordre, et on est en janvier". Enfin si le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale juge le ministre "dans son rôle quand il rappelle les règles", il s’interroge : "si certains gestes posent problèmes, pourquoi le ministre ne prendrait-il pas des mesures administratives contre les agents en cause ?"


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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